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Couverture Santé Universelle phase1 : Plus de 3,9 millions d’enrôlés, bilan salué par le Minsanté à Douala

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Près de deux ans après son lancement, la première phase de la Couverture Santé Universelle atteint 91,67% de ses objectifs d’enrôlement.

Entre consultations gratuites, traitements du VIH et de la tuberculose, dialyses subventionnées et accouchements à coût réduit, la réforme marque une avancée majeure dans l’accès aux soins.

Au cours d’une visite de travail organisée au sein de l’hôpital général de Douala, le vendredi 2 mai 2025, le ministre Manaouda Malachie a dévoilé des chiffres prometteurs et des perspectives pour l’élargissement de la réforme.

Le Ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie s’est rendu dans la capitale économique du Cameroun la semaine dernière, pour dresser le bilan de la mise en œuvre de la première phase de la couverture santé universelle (CSU) au Cameroun. L’hôpital général de Douala a servi de cadre pour cet exercice qui vise à augmenter l’accès et l’utilisation des services couverts à travers la levée des barrières financières et l’amélioration de la qualité des soins et services de santé. Elle a pour cibles les femmes enceintes, les enfants de 0 à 5 ans, les PVVIH, les personnes souffrant de la tuberculose et les patients nécessitant des séances de dialyse.

La délégation qui accompagnait le Ministre de la Santé Publique vendredi dernier à Douala s’est imprégnée de ce bilan. Il ressort de cette conférence de presse que depuis le lancement de la CSU phase 1, le 12 avril 2023 dans la localité de Mandjou, région de l’Est Cameroun, 4 681 523 personnes ont été pré-enrôlées, 3 953 191 personnes ont été enrôlées, soit 91,67% de l’atteinte de l’objectif fixé à l’échéance décembre 2025.  Au détail, le ministère de la santé Publique indique avoir enregistré dans la plateforme CSU un taux de présence de 76% d’enfants de 0 à 5 ans, 100% des femmes enceintes dans les districts de santé des régions chèque santé CSU, 90% des personnes vivant avec le VIH enregistrés ainsi que 100% des personnes sous dialyse.

Comptant sur les sept prochains mois de l’année 2025, Dr Manaouda Malachie espère pouvoir atteindre les prévisions initiales et dépasser l’objectif cible de départ fixé à 6 millions de personnes d’ici décembre 2026.  « L’adhésion populaire a été massive, comme le témoigne l’engouement des ménages qui participent activement à cette réforme. Au terme des deux premières années de sa mise en œuvre, la phase 1 de la couverture santé universelle a pu obtenir des résultats forts éloquents malgré le contexte lié à la désinformation à la rareté des ressources, souvent aux hésitations de certains acteurs dont l’engagement s’est fait progressivement au fil des performances obtenues », a déclaré Dr Manaouda Malachie.

Volet préventif et curatif

Rappelons que, concernant l’offre de service, les statistiques disponibles montrent que sur le volet préventif plus de 1,5 million d’enfants de 0 à 11 mois ont reçu la vitamine A, et en ce qui concerne la tranche d’enfants de 12 à 59 mois, c’est plus de 1,4 million qui ont reçu cette même vitamine, 250 560 enfants de cette même tranche d’âge ont également reçu une dose de Mebendazole.  Tandis que plus de 1,8 million d’enfants ont reçu le vaccin BCG et 3 652 608 enfants ont reçu le vaccin Rougeole et Rubéole.

Toujours dans le cadre de cette réforme, plus de 1,3 million de femmes enceintes ont reçu la supplémentation en fer et 647 541 ont reçu le traitement préventif intermittent du paludisme.

Pour ce qui est du volet curatif, l’on apprend du Minsanté que 1 169 268 enfants ont été consultés gratuitement, 995 024 enfants de 0 à 5 ans ont également reçu le traitement gratuit du paludisme simple et 355 618 ont reçu le traitement du paludisme grave. Concernant les consultations prénatales réalisées au cours de cette période jusqu’à l’accouchement chez les femmes, elles sont comptées à 1 025 188. Et le coût de cette prestation est de 6000 FCFA.  Toujours dans le cadre de la CSU, les accouchements réalisés sont chiffrés à 281 771 et les césariennes réalisées chez les femmes ayant payé uniquement 6000 FCFA sont à 11 059.

Etant donné que le panier de soins couvre les patients atteints du VIH, de la tuberculose et de l’insuffisance rénale chronique, le bilan de ces deux dernières années de la CSU montre que 1200 personnes sous dialyse font leur séance de dialyse par semaine en déboursant uniquement la somme de 15 000 FCFA l’année au lieu de 520 000 FCFA avant la CSU. C’est au total, 110 107 séances de dialyse depuis 2023.  

Concernant le VIH, l’on dénombre 481 147 personnes atteintes de cette maladie qui ont reçu gratuitement leur traitement et déjà 632 585 examens de charge virale réalisés. Pour ce qui est de la tuberculose, le Minsanté indique que 25 705 personnes souffrant de la tuberculose reçoivent gratuitement leur traitement et 208 405 prélèvements et examens ont été réalisés dans les centres de diagnostic et de traitement (CDT) de la tuberculose.

A lire aussi: Adamaoua : 35% des consultations dans les hôpitaux dus au paludisme

Ces résultats concrets témoignent du succès de la réforme, lors de la présentation de ce bilan, le Ministre a salué « l’adhésion massive des populations » malgré le contexte lié à « la désinformation » et  à « la rareté des ressources ». Il a souligné la dimension profondément humaine de la réforme, qui, selon lui, « rend enfin effectif le droit à la santé pour tous les Camerounais ».

Difficultés et perspectives

Lors du déroulement de la phase 1 de la CSU, le ministère de la santé publique admet avoir rencontré quelques difficultés. Notamment dans le paiement des arriérés des prestations, la mobilisation des ressources, la coordination avec l’implication des directions techniques, le financement de la mise en œuvre du plan de communication, l’accréditation de l’ensemble des Formations sanitaires (FOSA) des zones ciblées, le paiement des prestations dans les délais et la disponibilité des intrants au niveau des FOSA.

Dans l’optique d’améliorer leurs performances et de remédier à ces difficultés, le Ministère de la Santé publique envisage la poursuite du plaidoyer pour la promulgation de la loi sur la CSU, la poursuite des travaux en vue de l’extension du chèque santé CSU dans les régions du Centre, Littoral et Ouest pour une complétude de 100% comme pour les autres interventions du panier des soins de la CSU phase 1, le remboursement des prestations médicales et non médicales, le renforcement des capacités des élus locaux sur la CSU et les mécanismes de gouvernance des FOSA, ainsi que l’étude de faisabilité de l’extension du panier de soins avec l’intégration des hépatites virales et le diabète de l’enfant.

Pour le Minsanté, la CSU n’est pas seulement un dispositif technique, mais une véritable réforme de société, intégrée à la Stratégie Nationale de Santé 2020–2030. Elle bénéficie d’un engagement transversal de l’État, des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers, et de la société civile. Lors de la présentation du bilan de la Phase 1 de la CSU, le Ministre a réaffirmé la détermination du Gouvernement à lever les freins juridiques, financiers et sociaux afin d’élargir progressivement la couverture à d’autres pathologies.

Ghislaine DEUDJUI

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