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Enregistrement des naissances en milieu scolaire : Un rapport national pour renforcer l’initiative

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Le Cameroun renforce sa lutte contre l’« invisibilité juridique » des élèves. Le MINEDUB et ses partenaires dont l’UNICEF, ont lancé un rapport national sur le rattrapage des enregistrements de naissance en milieu scolaire, une initiative qui a déjà permis à des dizaines de milliers d’enfants d’obtenir enfin un acte de naissance et de sécuriser leur parcours éducatif.

Le Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB), aux côtés du MINDDEVEL, du Ministère de la Justice, de l’UNICEF Cameroun, de la Banque mondiale et de plusieurs partenaires, a officiellement lancé le rapport de recherche consacré au rattrapage des enregistrements de naissance dans les écoles. Cette étude s’inscrit dans l’Opération Spéciale du Programme d’Appui à la Réforme de l’Éducation au Cameroun (PAREC), mise en place pour permettre aux élèves sans acte de naissance de passer leurs examens officiels.

Selon les chiffres présentés, près de 1,6 million d’enfants risquaient de perdre leur année faute d’acte de naissance. Grâce au PAREC, 48 232 élèves de CM2 et Class 6 ont pu être régularisés en quelques mois. La recherche, menée dans six régions et fondée sur plus de 100 entretiens, met en lumière les réussites mais aussi les défis persistants, notamment la négligence ou l’ignorance de certains parents sur l’importance de ce document.

Pour Casimira Benge, Chef de section Protection à UNICEF Cameroun, l’enjeu est crucial : « L’enregistrement de naissance est un droit fondamental. Sans acte, l’enfant devient juridiquement invisible. L’opération spéciale a permis d’enregistrer environ 2,46 millions d’enfants, mais il nous faut désormais un système pérenne pour empêcher que des élèves demeurent à l’école sans existence légale. »

Mme Assira Ayukegba Evelyne, du MINEDUB, rappelle que cette initiative a été motivée par un constat alarmant : « Beaucoup d’enfants n’ont pas d’acte de naissance par ignorance des parents. Nous avons travaillé avec les communautés pour leur offrir une existence légale. Près de 40 000 actes ont été établis grâce à l’opération. »

Le rapport recommande la mise en place d’un mécanisme durable d’interopérabilité entre l’Éducation et l’État civil, afin d’identifier rapidement les élèves non enregistrés et d’éviter les pertes scolaires. Les autorités plaident également pour un cadre juridique permettant l’enregistrement via l’école dans des cas exceptionnels, une approche susceptible d’inspirer d’autres pays de la région.

Mireille Siapje

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