Alors que les enfants reprennent le chemin de l’école, les salles de classe surpeuplées et le manque d’hygiène favorisent la propagation de maladies infectieuses et parasitaires. Ce phénomène, loin d’être anodin, a des répercussions directes sur l’assiduité et la concentration des élèves, entrainant retards et difficultés scolaires.
Pour Nathalie, l’inquiétude est palpable. Elle se présente au centre médical d’arrondissement de Nkomo avec sa fille de 5 ans, Anne. « Elle se plaint des maux de tête depuis deux jours, ce matin c’était les narines bouchées et elle a fait un peu de fièvre la nuit. J’ai préféré l’amener d’abord à l’hôpital », explique-t-elle. L’histoire d’Anne n’est pas un cas isolé. Selon le Dr Nguele Nicaise Laurie, six enfants sur dix consultés en cette période souffrent de pathologies liées à la promiscuité scolaire.
« De façon chronologique, nous enregistrons les infections pulmonaires comme la bronchite, ensuite l’amibiase intestinale et le paludisme qui ne peut pas manquer », précise le Dr Nguele. À ces maux s’ajoutent les maladies infantiles contagieuses comme la varicelle, la rougeole, les oreillons et la coqueluche. Ces infections se propagent facilement par le nez, la bouche, les mains ou les yeux, des zones d’autant plus vulnérables que le système immunitaire des jeunes enfants, entre 0 et 6 ans, est encore immature.
Une contamination fulgurante
Certaines écoles sont des lieux propices à la contamination. Les enfants, souvent insouciants, partagent tout : jouets, stylos, gommes, et même les espaces de jeu. Ce contact direct facilite la transmission des microbes d’un élève à l’autre. Une fois à la maison, ces mêmes enfants peuvent, à leur tour, contaminer les autres membres de leur famille. Les absences répétées en classe qui en découlent ont un impact direct sur la scolarité de l’enfant.
Au-delà des comportements des élèves, la responsabilité incombe aussi parfois aux établissements scolaires. Le Dr Nguele Nicaise souligne que certaines salles de classe sont mal aérées et surpeuplées, créant un environnement idéal pour la prolifération des bactéries.
L’hygiène, une barrière essentielle
Pourtant, la prévention est à la portée de tous. Le Dr Nguele Nicaise Laurie insiste sur l’importance de mesures simples mais efficaces. Le lavage des mains reste l’une des armes les plus puissantes contre la propagation des maladies. Elle recommande également de garder les enfants à la maison en cas de maladie et de consulter un médecin sans attendre.
Au-delà de l’importance du lavage des mains, il est crucial d’adopter d’autres habitudes saines au quotidien afin de protéger les enfants. Tout d’abord, il est essentiel de les habiller en fonction du climat, car cela permet d’éviter les refroidissements. De plus, une bonne hydratation est primordiale, tout comme une alimentation riche en vitamines et minéraux, qui contribue à renforcer leur système immunitaire.
Par ailleurs, le respect du calendrier des vaccinations annuelles, en particulier contre la grippe, est une mesure de prévention indispensable. Enfin, apprendre aux enfants à se couvrir la bouche lorsqu’ils toussent est un geste simple mais efficace pour limiter la propagation des germes. Ainsi, l’adoption de ces mesures assure un environnement plus sain et une meilleure santé pour tous. Ensemble, ces gestes peuvent faire la différence et garantir à nos enfants une année scolaire saine et réussie, leur permettant de se concentrer sur l’essentiel : leur éducation.
Audray NDENGUE Stg














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