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Filières cosmétique et agroalimentaire : LANACOME déploie sa nouvelle arme fatale contre la non-conformité

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À travers des audits flash, des examens d’étiquetage et un plan d’action contraignant à 90 jours, le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise (LANACOME), choisit la pédagogie de la norme plutôt que la sanction pour protéger le consommateur et doper nos entreprises.

Fidèle aux prérogatives du décret présidentiel de 2018, la directrice générale du LANACOME, le Professeur Rose Ngono Mballa, vient de déployer une méthode d’accompagnement révolutionnaire pour les transformateurs des filières cosmétique et agroalimentaire.

La qualité ne se décrète pas, elle se construit au milligramme près, à la lisière d’une éprouvette et d’une ligne de production irréprochable. Alors que le gouvernement camerounais accélère la mise en œuvre de sa politique d’import-substitution, le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise (LANACOME) vient de siffler la fin de l’amateurisme pour les transformateurs locaux. En lançant, ce 16 juin 2026 à son siège de Yaoundé, la Campagne Nationale de renforcement des capacités des Très Petites Entreprises (TPE), des PME et des artisans, l’institution publique brise un plafond de verre. En partenariat avec PIPRA Cameroun S.A., bras séculier de la traçabilité locale, le LANACOME déploie une véritable thérapie de choc industrielle pour arracher le label « Made in

Cameroon » aux approximations techniques et le propulser vers les standards des marchés régionaux et internationaux.

Pour la directrice générale du LANACOME, le Professeur Rose Ngono Mballa, l’enjeu dépasse de loin l’enceinte des laboratoires. « La santé publique ne commence pas à la pharmacie. Elle commence dans votre atelier de transformation, dans votre ligne de conditionnement, dans votre étiquette », a-t-elle martelé avec une force de conviction qui a d’emblée glacé les sceptiques. Devant un parterre de représentants des ministères du Commerce, des PME, de l’Agriculture et plus d’une centaine d’entrepreneurs, la patronne du laboratoire a rappelé la cohérence absolue de cette démarche. Cette offensive scientifique s’ancre en ligne droite des prérogatives du Décret présidentiel du 11 décembre 2018, qui confie au LANACOME la mission régalienne de former les cadres et techniciens à l’évaluation et au contrôle qualité. En ouvrant grand ses plateaux techniques aux secteurs cosmétique et agroalimentaire, l’institution apporte une réponse structurelle à un paradoxe camerounais intenable : une richesse extraordinaire en matières premières, du cacao au karité, trop souvent pénalisée par des non-conformités chroniques mais évitables.

Le diagnostic posé par les équipes de contrôle est chirurgical. Les rejets aux frontières de la CEMAC et de la CEDEAO s’expliquent par trois défaillances majeures : le non-contrôle des paramètres physico-chimiques comme l’humidité ou le pH, des étiquetages non conformes et l’absence radicale d’un plan d’analyse des risques de type HACCP. Face à ces lacunes, le LANACOME refuse la théorie stérile. L’atelier a été structuré autour d’un principe de rentabilité technique immédiate : « Vous ne repartirez pas avec des diapositives. Vous repartirez avec des outils », a prévenu le Professeur Rose Ngono Mballa. Répartis en blocs intensifs, les entrepreneurs ont été soumis à un audit flash de leurs procédés, un examen critique de leurs emballages au crible de la Loi de 2011, et à la formulation obligatoire d’un plan d’action à 90 jours avec suivi rigoureux.

Cette démarche, bien que d’une rigueur scientifique inflexible, se veut avant tout partenariale, incitative et pédagogique. « Le LANACOME n’est pas ici pour vous sanctionner. La meilleure manière de protéger le consommateur camerounais, c’est de rendre le producteur camerounais capable de respecter les normes », a rassuré la directrice générale, désarmant ainsi la méfiance naturelle des entrepreneurs face au gendarme de la santé publique. En délivrant des certificats de participation nominatifs et en engageant un suivi post-formation à J+45 et un re-audit à J+90, le laboratoire national s’érige en tuteur de la croissance économique camerounaise. La bataille pour la compétitivité et la souveraineté économique est désormais engagée sur le terrain de la science, avec la ferme certitude que la confiance du consommateur se gagne à la lisière d’une éprouvette et d’une ligne de production irréprochable.

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Elvis Serge NSAA DJOUFFO TALLA est un journaliste camerounais spécialisé en santé et enquêtes de terrain, actuellement rédacteur en chef adjoint au groupe Echos-Santé. Lauréat de plusieurs prix nationaux pour ses reportages sur la tuberculose et le VIH, il allie rigueur factuelle et engagement pour les droits humains, notamment à travers des enquêtes sur l’accaparement des terres, la mortalité minière ou l’accès aux soins. Sa démarche s’appuie sur une expertise vérifiée, renforcée par une formation en vérification des faits et un engagement continu pour un journalisme porteur de changement social.

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