Ce chiffre a été dévoilé le 23 mai dernier à Meiganga, par Terre et Développement Durable. C’était au cours d’un atelier de validation de l’analyse « Famine et destruction de l’environnement dans les régions septentrionales ».
La région château du Cameroun, une des plus enclavée a une carte sanitaire qui connait une croissance rapide. Cette croissance se traduit par l’érection des centres de santé de niveaux inférieurs au niveau supérieur et même la construction de nouveaux. C’est le cas par exemple de la construction du Centre Hospitalier Régional de Ngaoundéré qui se dresse fièrement au quartier Beka Hosséré. Inauguré en 2024 par les bons soins du Premier Ministre chef du gouvernement, ce dernier vient relever le niveau de la carte sanitaire de la région avec en prime, une meilleure qualité des soins.
Sauf que cette embellie cache une réalité qui laisse sans voix. La région malgré des besoins énormes, reçoit très peu d’allocations du Budget d’Investissement Public (Bip). En 2024 par exemple, selon Pierre Hervé Madougou, président de l’organisation de la société civile, Terre et Développement Durable, sur les 255 milliards 281 millions alloués au ministère de la santé, la région n’a reçu que 660 millions. Un montant que cet acteur de la société civile considère comme insuffisant pour répondre aux besoins des formations sanitaires. « Les écarts entre régions sont particulièrement frappants. Le seul département du Mfoundi (2,67 milliards FCFA) reçoit plus que les régions de l’Adamaoua et du Nord combinées. De même, le Nyong et So’o (2,43 milliards) et le Mayo Tsanaga (2,21 milliards) bénéficient chacun d’allocations supérieures à ces deux régions réunies », précise le rapport de l’organisation.
La région de l’Adamaoua compte à ce jour 11 districts de santé. En dehors des districts situés en zones urbaines, ceux des zones rurales sont difficiles d’accès et les acteurs de la santé sur le terrain peinent à atteindre leurs objectifs. En cause, la faiblesse des allocations destinées à la région, le manque des moyens de locomotions des districts pour accéder dans les aires de santé les plus éloignés. Une situation qui porte un coup à la volonté des « soldats » de la santé de servir les populations de l’arrière-région dans le besoin. A en croire le rapport de Terre et Développement Durable, les besoins des formations sanitaires de la région s’évaluent surtout en termes de plateau technique et de moyens de déplacements qui dans bien des cas, nécessite une amélioration subséquente pour répondre aux attentes des populations. Ce qui contribuera à rapprocher les structures de santé des populations, pour des soins de qualité.
Jean BESANE MANGAM















Comments are closed