Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
A LA UNE

Adamaoua: Les produits bio ont le vent en poupe

Email : 285

De plus en plus de familles préfèrent les légumes qu’elles ont elles-mêmes cultivés non loin de leurs maisons. Elles justifient cette manière de faire suite aux informations répandues de l’utilisation du formol et des pesticides dans les denrées alimentaires.

Dans la région de l’Adamaoua comme ailleurs sur l’ensemble du territoire national, les horticulteurs et les maraîchers font de plus en plus recours aux pesticides pour la production des légumes et d’autres denrées alimentaires. Si cette technique a l’avantage de permettre une croissance rapide des plantes à l’abri des insectes, elle n’est pas sans conséquence sur la santé des producteurs des consommateurs. Pour éviter de s’exposer aux maladies issues de la consommation des légumes provenant de cette technique, plusieurs familles optent pour des petits champs à proximité des maisons. Dans ces exploitations, les fientes des poules et autres déchets ménagers biodégradables font office d’engrais. ”Nous nous sommes rendus compte que nous dépensions énormément pour l’achat des légumes alors qu’on a un petit espace dans la cour qu’on pouvait exploiter pour produire nos denrées alimentaires plus facilement. Nous n’avons pas besoin d’acheter des engrais pour fertiliser le sol. Nous utilisons les fientes des poules, les feuilles mortes d’avocatiers comme compost. C’est plus économique ” justifie Benjamin, père de famille. Au-delà des raisons économiques, certains le font plus pour des besoins sanitaires. ”Nous tombons malades sans savoir d’où vient ce problème, mais à l’évidence, ces pathologies proviennent parfois de ce que nous mangeons au quotidien. Parfois vous achetez des poivrons, des tomates au marché et sur les fruits, vous avez encore des pesticides. Imaginez la suite, on peut mieux se porter si on mange bio” explique Jonas, quincailler. Dans la cour de ce dernier, diverses spéculations sont visibles, tomates, piments, oseille, gombo et même le kelinkelin. Selon lui, le recours à l’achat des denrées au marché est de plus en plus limité, car dit-il,  mieux investir dans la prévention des maladies que dans les soins qui sont généralement dix fois plus chers.

 Dans certaines familles ”aisées” l’achat des légumes est sélectif. Seuls les légumes dont les feuilles sont perforées par les insectes sont privilégiées, car selon elles, ces petits trous sur les feuilles prouvent que les insectes ont touché ces légumes et qu’il y a eu moins de recours aux insecticides. ”Lorsque je fais le marché, les feuilles qui ont l’apparence fraîche et sans traces des activités d’insectes, je ne les prends pas. Ça montre que les producteurs ont beaucoup utilisé les produits chimiques ” explique madame Ghoma, mère de famille.

Avis des techniciens

De nombreux spécialistes de la production végétale recommandent l’agriculture biologique. Pour eux, cette agriculture bien que coûteuse, présente de nombreux avantages sur le plan de la santé. ”Nous conseillons plus l’agriculture biologique, surtout pour les familles qui ne font pas de production à grande échelle. Elles peuvent elles-mêmes fabriquer le compost. Sur le plan de la santé, les risques de contracter les maladies sont très réduits” conseille Hassan, technicien en production végétale. Comme lui, docteur Yannick, en service à l’hôpital régional de Ngaoundéré prescrit la vigilance quant aux produits alimentaires d’origine végétale achetés sur les marchés. ”Nous pouvons faire le choix de produire nous même nos aliments. Pour les familles modestes, elles peuvent produire des légumes dans leur cour et ce qui va permettre de contracter certaines maladies comme le cancer, car la consommation des aliments ayant été en contact avec les pesticides conduit à ces problèmes de santé ”.

 L’usage des produits chimiques dans la conservation ou même la production des aliments reste très répandu malgré les mesures prises par le gouvernement. L’une des voies de contournement de ces produits qui rendent malade est le recours à l’agriculture biologique, connue pour être sûre et saine.

Jean Besane Mangam

Related Tags:

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1393 du vendredi 24 avril 2026

×