Dans une synergie parfaite entre écologie et bien-être humain, le projet Adaptation climatique basée sur l’approche transformative du genre, porté par The Lutheran World Federation Cameroun, s’engage à mettre en terre 240 000 plants sur l’ensemble de ses sites.
240 000 plants à mettre en terre sur l’ensemble de ses sites pour cette troisième année de mise en œuvre.Il est une vérité que les scientifiques martèlent sans relâche et que les populations des zones arides ressentent chaque jour dans leur chair : la santé de la planète et celle des humains ne font qu’un. Lorsque les arbres disparaissent, les sols s’appauvrissent, l’eau se raréfie, l’air s’alourdit et les récoltes déclinent, emportant avec elles la sécurité alimentaire, la stabilité économique et la dignité des familles. C’est précisément pour inverser cette spirale délétère que The Lutheran World Federation Cameroun, à travers son projet Adaptation climatique basée sur l’approche transformative du genre, a hissé l’ambition à un niveau rarement atteint dans la région : 240 000 plants à mettre en terre sur l’ensemble de ses sites pour cette troisième année de mise en œuvre. Un chiffre qui n’est pas un simple objectif statistique, mais une promesse de vie.La santé humaine ne se décrète pas dans les hôpitaux uniquement ; elle se cultive aussi dans les pépinières, sous les serres, au contact de la terre nourricière. C’est avec cette conviction chevillée au corps que les équipes du projet ont entrepris une visite de terrain auprès des groupements de pépiniéristes de Makary. Là, dans cette localité du Grand Nord camerounais où les températures élevées et les caprices du climat rendent chaque goutte d’eau et chaque ombre portée par un arbre précieux, les échanges ont porté sur les capacités de production, les variétés de plants disponibles et les besoins logistiques pour atteindre les objectifs fixés. Très mobilisés, les membres des groupements ont exprimé avec une ferveur communicative leur volonté d’aller bien au-delà de la cible initiale, redoublant d’efforts pour produire davantage de plants. Loin d’être de simples exécutants, ces femmes et ces hommes se sont positionnés en véritables acteurs de la résilience climatique, conscients que chaque racine enfoncée dans le sol est un rempart contre l’érosion, un filtre pour l’eau, un refuge pour la biodiversité et un bouclier contre les vents violents. Leur engagement dépasse la seule logique de projet : il incarne une philosophie de vie où la santé des écosystèmes et celle des communautés sont indissociables.La mission s’est poursuivie au village Kabela, sur un site communautaire de cinq hectares où les habitants se sont engagés avec une détermination exemplaire à reverdir leur localité. Sur cette étendue de terre aride promise à la renaissance, la communauté ne s’est pas contentée d’accueillir les plants ; elle a proposé bien plus. Les villageois se sont déclarés prêts à mettre à disposition davantage d’espaces pour accueillir les jeunes pousses, transformant ainsi leur environnement en un véritable poumon vert nourricier. Dans une région où les conflits entre agriculteurs et éleveurs, la pression démographique et le recul des forêts génèrent des tensions et des fragilités sanitaires, ce geste communautaire est d’une portée inestimable. Il témoigne d’une appropriation totale du projet, gage de durabilité et de succès. En choisissant de replanter, ces populations investissent dans leur avenir sanitaire, social et économique, faisant de la reconquête verte un levier de paix et de cohésion. Mais ce qui donne à cette initiative toute sa singularité, c’est son approche transformative du genre. Car si la dégradation environnementale frappe indistinctement, elle n’affecte pas également les hommes et les femmes. Dans les sociétés sahéliennes, ce sont souvent les femmes qui assurent la corvée d’eau, la collecte de bois de chauffe et une part majeure des travaux agricoles. Lorsque la forêt régresse, ce sont elles qui marchent plus longtemps, qui peinent davantage à nourrir leurs enfants, qui voient leur temps de repos et de soins amputé. En intégrant résolument cette dimension dans sa stratégie de reboisement, The Lutheran World Federation ne plante pas que des arbres ; elle plante des droits, elle plante l’égalité, elle plante la santé globale. Les pépiniéristes de Makary, nombreux parmi eux à être des femmes, deviennent ainsi les gardiennes d’un avenir plus vert et plus juste.Alors que le changement climatique impose ses lois et que les crises sanitaires globales nous rappellent que notre destin est lié à celui de la biodiversité, l’initiative portée par The Lutheran World Federation Cameroun trace une voie résolument optimiste. 240 000 plants, ce sont 240 000 poumons qui respireront pour nous, 240 000 racines qui retiendront les sols, 240 000 promesses d’ombre et de fruits, 240 000 actes concrets de résilience. Derrière chaque plant, il y a une vie humaine qui retrouve l’espoir, une communauté qui reprend confiance, un écosystème qui renaît. Et c’est bien cela, l’essence de l’approche One Health : comprendre que la santé des hommes, des animaux et de l’environnement est une seule et même chaîne, et que la replanter, c’est nous réparer nous-mêmes.







