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Avortements clandestins : Un fléau qui endeuille le Cameroun

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Le débat sur l’avortement a été au cœur du forum national organisé par Dynamic Femmes à Yaoundé. Les participantes, sous la houlette de Claudine Siewé, présidente de l’association, ont mis en lumière les risques encourus par les femmes qui recourent à des avortements clandestins.

La sénatrice Françoise Puene, marraine de l’événement, a appelé à une évolution des lois et des mentalités pour mieux protéger les femmes. Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a apporté son soutien à cette initiative en plaçant l’événement sous son haut patronage. Le thème retenu : « Ensemble, pour la prévention des avortements clandestins au Cameroun ».

 

Le deuxième forum national organisé par Dynamic Femmes les 26 et 27 septembre 2024 à Yaoundé sous le haut patronage du ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie.

Chaque année, des dizaines de milliers de femmes meurent des suites d’avortements pratiqués dans des conditions sanitaires précaires au Cameroun. C’est le constat alarmant dressé par Claudine Siewé, présidente exécutive de Dynamic Femmes, une organisation qui lutte depuis plus d’une décennie pour les droits des femmes et des filles. Selon Siewé, la question de l’avortement est un sujet hautement sensible au Cameroun, en raison de facteurs culturels, religieux et légaux. « Le cadre légal est très restrictif, ce qui pousse les femmes à recourir à des pratiques dangereuses », explique-t-elle. Les normes sociales, les croyances religieuses et la peur du jugement empêchent souvent les femmes de parler de leurs difficultés et de rechercher une aide médicale.

Dynamic Femmes a mené une enquête approfondie sur les causes des avortements clandestins au Cameroun. Les résultats ont mis en évidence plusieurs facteurs : Le cadre légal restrictif : La loi camerounaise sur l’avortement est l’une des plus restrictives au monde, ne permettant l’interruption de grossesse que dans des cas très limités. Les normes sociales et culturelles : Les pressions sociales, les mariages précoces et les grossesses non désirées poussent de nombreuses femmes à recourir à l’avortement clandestin.  Le manque d’accès à la contraception : L’accès à la contraception moderne reste limité dans certaines régions du pays, ce qui augmente le risque de grossesses non désirées.  Le manque d’information : De nombreuses femmes ne sont pas informées de leurs droits sexuels et reproductifs, ni des risques liés aux avortements clandestins.

Les conséquences dramatiques

Les conséquences des avortements clandestins sont désastreuses pour la santé des femmes. Infections, hémorragies, infertilité, voire décès : les risques sont multiples et graves. De plus, ces pratiques ont un coût social et économique important pour les familles et pour le système de santé. Face à ce constat alarmant, Claudine Siewé appelle à une mobilisation générale pour lutter contre les avortements clandestins. « Nous devons briser le tabou et en parler ouvertement », affirme-t-elle. « Il est urgent de réformer la législation sur l’avortement pour la rendre plus humaine et plus adaptée aux réalités du terrain ».

Le deuxième forum national organisé par Dynamic Femmes a permis de rassembler tous les acteurs concernés par la question : représentants de l’État, organisations de la société civile, chefs religieux, professionnels de santé… Les participants ont formulé de nombreuses recommandations, notamment : Une réforme législative. Élargir les cas dans lesquels l’avortement est autorisé, notamment en cas d’inceste.  Améliorer l’accès à la contraception : Faciliter l’accès à une contraception moderne et sûre pour toutes les femmes. Sensibiliser la population : Mener des campagnes d’information et de sensibilisation sur les risques des avortements clandestins et les droits sexuels et reproductifs. Renforcer les soins post-avortement : Améliorer la prise en charge des femmes ayant subi un avortement clandestin.

Dynamic Femmes, en abrégé DyFe, est une organisation à but non lucratif crée en 2006 et légalisée suivant récépissé No059/RDA/C16/BAPP du 18 août 2010, sous l’appellation Moungo Solidatite, en application de la loi No 90/053 du 19 décembre 1990, portant sur la liberté d’association au Cameroun.

Elvis Serge NSAA

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