Réunis depuis le 1er septembre 2026 au siège des Nations Unies à New York, les membres du Conseil d’administration de l’UNICEF achèvent le 04 septembre 2026 l’examen du nouveau programme de coopération 2027-2031 avec le Cameroun.
Depuis 1975, le Cameroun et l’UNICEF unissent leurs efforts pour garantir les droits et le bien-être des enfants, en agissant notamment sur leur santé, leur nutrition, leur éducation, leur protection ainsi que leur accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Ce partenariat vise en priorité à réduire les inégalités et à atteindre les enfants les plus vulnérables, particulièrement ceux exposés aux crises humanitaires et aux privations de services essentiels. C’est dans cette dynamique que le Conseil d’administration de l’UNICEF a approuvé, le 3 septembre 2026 à New York, le nouveau Programme de coopération avec le Cameroun pour la période 2027-2031, doté d’une enveloppe indicative de 152,565 millions de dollars.
Cinq années pour renforcer les services essentiels
À New York, une nouvelle étape s’ouvre dans la coopération entre le Cameroun et l’UNICEF. Le nouveau programme-pays 2027-2031 a été examiné dans le cadre de la deuxième session ordinaire de 2026 du Conseil d’administration de l’organisation, réunie du 1er au 4 septembre au siège des Nations Unies. Les travaux sont présidés par REIN TAMMSAAR, président du Conseil d’administration de l’UNICEF pour 2026, avec la participation de Catherine M. Russell, Directrice générale de l’organisation. Le Cameroun, qui n’est pas membre du Conseil d’administration en 2026, est néanmoins directement concerné par cette session, son nouveau programme de coopération figurant parmi les documents soumis à l’examen du Conseil. La délégation camerounaise comprend notamment Serge Raoul ZACHARIE NYANID, ministre plénipotentiaire, et Serge Pamphile
MEZANG AKAMBA, premier conseiller, de la Mission permanente du Cameroun auprès des Nations Unies à New York. Approuvé le 3 septembre, le programme couvre la période 2027-2031 et représente une enveloppe indicative de 152,565 millions de dollars. Sur ce montant, 54,105 millions de dollars proviendront des ressources ordinaires de l’UNICEF, tandis que 98,460 millions de dollars devront être mobilisés auprès d’autres partenaires. Ces ressources doivent notamment soutenir les actions en faveur de la survie et du développement de l’enfant : soins de santé primaires, vaccination, santé maternelle et néonatale, nutrition et prévention du VIH. L’amélioration de l’accès aux consultations prénatales, aux accouchements assistés par du personnel qualifié et aux soins postnatals figure également parmi les priorités.
Éducation et protection au cœur des priorités
L’éducation constitue un autre axe majeur de cette nouvelle programmation. L’objectif est de réduire le nombre d’enfants hors de l’école, d’améliorer les apprentissages fondamentaux et de développer les compétences, notamment numériques. L’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement dans les écoles et les communautés fait également partie des priorités. La protection de l’enfant occupe une place tout aussi importante. Le programme entend renforcer la prévention et la prise en charge des violences, abus et exploitations, tout en poursuivant les efforts en matière d’enregistrement des naissances, de lutte contre les mariages précoces et les violences basées sur le genre.
Les enfants des zones en crise, les plus concernés
L’équité constitue l’un des fils conducteurs de cette nouvelle feuille de route. Une attention particulière sera accordée aux enfants vivant dans les zones touchées par les crises humanitaires, notamment dans l’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. L’ambition est de mieux articuler les interventions humanitaires et les actions de développement afin d’éviter que les enfants de ces régions ne soient durablement privés de soins, d’éducation, de nutrition ou de protection. Le programme prévoit également de renforcer les systèmes nationaux de données sur les enfants afin de mieux identifier les besoins, mesurer les progrès et orienter les politiques publiques. Sa mise en œuvre reposera sur une collaboration entre le gouvernement, les ministères concernés, les collectivités, les communautés, la société civile, les jeunes et les partenaires techniques et financiers.
Avec cette nouvelle feuille de route, le Cameroun et l’UNICEF veulent transformer leurs engagements en résultats concrets pour atteindre en priorité les enfants les plus vulnérables.
Marie Chantale FAIDA









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