La Présidente de la Fédération des sages-femmes de l’Afrique Francophone et de l’Association des sages-femmes et assimilés du Cameroun (ASFAC), a longtemps milité pour une telle reconnaissance professionnelle.
Elle salue cette avancée comme une victoire qui pourrait accélérer la création d’un ordre similaire au Cameroun, rejoignant ainsi d’autres nations africaines qui ont déjà franchi ce pas crucial.
La décision majeure, adoptée ce 13 juin 2025 en séance plénière sous la présidence d’Ali Koloutou Tchaïmi et en présence du Dr Abdelmadjid Abderahim, ministre de la Santé publique et de la Prévention, constitue une avancée considérable pour la reconnaissance et la valorisation d’une profession essentielle.
Les sages-femmes sont des piliers incontournables de nos systèmes de santé. Leur profession, unique par son rôle crucial et sa forte prédominance féminine, a longtemps lutté pour sa reconnaissance face à une obstétrique dominée par les hommes. Cependant, le vent tourne aujourd’hui en faveur de ces “sentinelles de la vie”, particulièrement en Afrique subsaharienne, où la mortalité maternelle et infantile demeure un défi de santé publique majeur. Les causes sont multiples, mais le manque de personnel qualifié, tant en nombre qu’en compétences, est un facteur prépondérant. C’est pourquoi la valorisation des sages-femmes est perçue comme une avancée capitale pour réduire ces taux alarmants.
A lire aussi: Journée de l’Enfant Africain : 71% des enfants camerounais victimes d’exploitation
C’est précisément cette vision qui a guidé l’Assemblée nationale tchadienne. Le 13 juin, lors d’une séance plénière présidée par Ali Koloutou Tchaïmi et en présence du ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, les députés ont approuvé à l’unanimité la proposition de loi portant création de l’Ordre national des Sages-femmes et Maïeuticiens du Tchad (ONSMT). Ce vote sans appel de 151 voix pour témoigne d’un engagement ferme à encadrer une profession essentielle.
Cette initiative répond au souhait des plus hautes autorités tchadiennes de promouvoir la santé maternelle, néonatale et infantile. L’encadrement de cette profession au sein d’un ordre autonome est considéré comme la solution idéale pour structurer et valoriser le métier, garantissant ainsi des services de soins de qualité pour toutes les femmes tchadiennes. Bien que des inquiétudes aient été soulevées concernant le nombre insuffisant de sages-femmes, le ministre de la Santé publique, Dr Abdelmadjid Abderahim, a tenu à rassurer en soulignant la présence de 692 sages-femmes dans la fonction publique, plus de 200 dans le privé, et 2 724 en attente d’intégration. Ces chiffres, bien que perfectibles, révèlent un potentiel humain considérable.
Elvis Nsaa














Comments are closed