Lors de sa première session au Parlement africain, la COPEMA, co-présidée par l’honorable Njume Peter, a affirmé sa vision dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Cette importante rencontre a permis de valider le Plan d’action 2026-2030 pour mobiliser des financements domestiques et renforcer la redevabilité politique sur le continent.
Le Parlement africain a abrité vendredi 24 juillet 2026 une session stratégique consacrée à la réponse continentale contre le paludisme. Organisée par la Coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique (COPEMA), en collaboration avec la commission de la santé du Parlement africain, cette toute première réunion conjointe a posé les bases d’une remobilisation politique et financière face à l’endémie. Co-présidée par l’honorable Njume Peter, cette rencontre marque un virage décisif dans la gouvernance de la santé en Afrique. Face à la stagnation des progrès et aux menaces biologiques émergentes, les élus du continent entendent désormais placer la lutte contre le paludisme au cœur des priorités budgétaires et législatives des États membres.
Un leadership politique renouvelé face à l’urgence sanitaire
L’Afrique demeure le continent le plus touché par la maladie, concentrant 95 % des cas et des décès mondiaux, qui frappent en priorité les enfants et les femmes enceintes. Lors des travaux, l’honorable Njume Peter a rappelé que les outils scientifiques pour vaincre le paludisme existent déjà et que l’urgence consiste aujourd’hui à créer les conditions politiques et financières permettant de les rendre accessibles à tous. Cette vision a été soutenue par l’ambassadrice mondiale Yvonne Chaka Chaka, ainsi que par les représentants d’Africa CDC, de l’OMS et du partenariat RBM. Tous ont souligné le coût socio-économique exorbitant de cette
maladie, qui prive chaque année le continent de plus de 12 milliards de dollars de PIB.
Un plan d’action 2026-2030 pour une souveraineté sanitaire
Le cœur des délibérations a porté sur la validation du Plan d’action conjoint PAP-COPEMA 2026-2030, une feuille de route axée sur trois leviers majeurs. Le premier levier vise l’accroissement du financement domestique pour pallier le déclin des aides internationales en incitant les parlementaires à voter des lignes budgétaires dédiées et des taxes innovantes. Le deuxième levier concerne l’harmonisation législative destinée à lutter contre les résistances médicamenteuses et à accélérer le déploiement des nouveaux vaccins. Enfin, le troisième levier instaure un mécanisme de redevabilité grâce à un tableau de bord continental permettant un suivi rigoureux des engagements gouvernementaux.
Une alliance institutionnelle décisive pour l’Afrique
En réunissant experts scientifiques, décideurs politiques et partenaires du secteur privé, cette session tenue à Gallagher Estate scelle une alliance institutionnelle inédite. La signature prochaine d’un protocole d’accord (MOU) entre le Parlement africain et la COPEMA réaffirme la volonté des législateurs de transformer les engagements politiques en actes budgétaires concrets pour éliminer le paludisme.










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