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Fluorose dentaire : une pathologie évitable par une meilleure surveillance

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La fluorose dentaire, maladie caractérisée par des taches sur l’émail des dents, résulte d’une consommation excessive de fluor. Si ses conséquences esthétiques et psychologiques sont importantes, cette pathologie reste largement évitable par des mesures de prévention adaptées.

La fluorose dentaire est une maladie qui fragilise l’émail et entache le sourire de taches blanches ou jaunâtres. Si elle a un impact psychologique profond, cette pathologie est pourtant en grande partie évitable. La fluorose dentaire est une pathologie qui touche l’émail des dents. Causée par une consommation excessive de fluor, un élément naturellement présent dans les sols, les eaux souterraines et de nombreux produits dentaires. Le Dr Endale Laurel, médecin bucco-dentaire au Centre médical d’arrondissement de Nkomo, explique. « Le fluor est essentiel pour renforcer l’émail et prévenir les caries. Cependant, au-delà d’un certain seuil, il devient néfaste. Il perturbe la minéralisation de la dent, la rendant poreuse, friable et plus sujette à la sensibilité. » Cet excès de fluor est souvent insidieux. Il peut provenir de l’eau de consommation, en particulier dans les régions où sa concentration est élevée. Mais il est également lié à une mauvaise utilisation des produits d’hygiène bucco-dentaire, comme les dentifrices, particulièrement chez les plus jeunes enfants qui, pendant le brossage, ont tendance à les avaler.

Un sourire qui se cache

Les conséquences de la fluorose ne sont pas seulement physiques. Mariama en témoigne : « Quand je suis au milieu des gens, je m’abstiens de montrer mes dents ouvertement. Si je souris, je suis obligée de poser ma main sur ma bouche. Et le pire, c’est de surprendre les autres en train de médire de vous à ce sujet. » De plus, la fluorose a un impact esthétique et, par conséquent, psychologique fort. Les jeunes filles et les femmes en sont particulièrement touchées et stigmatisées, car la pathologie peut altérer leur estime de soi et influencer leur vie sociale.

Des mesures pour un sourire préservé

La bonne nouvelle est que la fluorose est, dans la plupart des cas, une pathologie évitable. Un dosage rigoureux de l’apport en fluor est la clé pour éviter son apparition. Le Dr Endale Laurel détaille les recommandations selon l’âge : « Chez les enfants de moins de 2 ans : une quantité de dentifrice équivalente à un grain de riz, avec une concentration de fluor inférieure à 1000 ppm (parties par million). Chez les enfants de 2 à 7 ans : une quantité de la taille d’un petit pois, avec 1000 ppm. Chez les enfants plus âgés et les adultes : un dentifrice contenant généralement 1500 ppm. »

L’OMS préconise de faire des maladies bucco-dentaires une priorité de santé mondiale lors de la toute première réunion mondiale sur la santé bucco-dentaire à Bangkok en 2024 et recommande chez les adultes de ne pas dépasser 0,05 mg/kg de fluor par jour. Au-delà de ces chiffres, des gestes simples peuvent faire la différence. Le médecin bucco-dentaire insiste sur l’importance de surveiller la teneur en fluor de l’eau et des produits consommés. Il préconise également un brossage des dents après chaque repas, en insistant sur celui du soir. L’utilisation du fil dentaire, l’accompagnement des enfants pendant le brossage, et un contrôle du taux de fluor chez les femmes enceintes sont autant de mesures cruciales pour prévenir l’apparition de la maladie.

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Des solutions existent, mais la prévention reste la meilleure option

Lorsque la fluorose est déjà installée, des solutions comme la pose de facettes dentaires ou le polissage peuvent améliorer l’aspect esthétique du sourire. Cependant, ces traitements sont souvent coûteux et ne s’attaquent pas à la fragilité des dents. En définitive, la prévention reste la meilleure approche. En adoptant les bons gestes et en étant vigilants sur leur consommation de fluor, les familles peuvent offrir à leurs enfants un avenir où ils pourront sourire fièrement à la vie.

Audray NDENGUE Stg

 

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