Cette mesure, qui fait suite aux promesses du Président Paul Biya, devrait améliorer les conditions de travail et de vie des personnels concernés, et renforcer le système de santé camerounais.
Cette décision, formalisée par un communiqué signé le 4 avril 2025 par le Secrétaire Général des Services du Premier Ministre, le Pr. Magloire Séraphin Fouda, est accueillie avec enthousiasme par les organisations professionnelles et les personnels de santé.
Toutefois, ceux-ci attendent avec impatience la mise en œuvre concrète de cette promesse, qui devrait renforcer le système de santé camerounais dans son ensemble.
C’est une nouvelle qui a résonné comme un baume au cœur des milliers d’agents de santé camerounais. Il s’agit de la contractualisation de 4144 personnels de santé en situation de précarité dans la fonction publique. L’annonce, officialisée par un communiqué signé le 4 avril 2025 par le Secrétaire Général des Services du Premier Ministre, le Pr. Magloire Séraphin Fouda, a instantanément enflammé les réseaux sociaux et les plateformes digitales, suscitant une vague d’espoir et de soulagement au sein de la communauté sanitaire. Cette décision gouvernementale fait suite aux promesses faites par le Président de la République, Paul Biya, lors de ses allocutions du 31 décembre 2024 et du 10 février 2025. Elle est perçue comme une reconnaissance tardive mais ô combien attendue de l’engagement et du dévouement de ces professionnels qui œuvrent souvent dans des conditions difficiles pour assurer la santé des populations.
Les réactions ne se sont pas fait attendre du côté des organisations professionnelles du secteur. Le président du syndicat des personnels et établissement de santé CAP/Santé, Sylvain Nga Onana, a réagi à l’annonce du recrutement de 4144 personnels précaires par le gouvernement. Dans un entretien, il a exprimé les attentes et les inquiétudes du syndicat concernant cette décision. « En ce qui concerne le recrutement de 4144 personnels précaires annoncé par le gouvernement, nous attendons la proposition du comité interministériel », a déclaré Sylvain Nga Onana. « Les personnels précaires travaillent déjà depuis plus de 10 ans et nous estimons donc qu’ils devraient être privilégiés, car la plupart d’entre eux ont été recensés et continuent à exercer dans les formations sanitaires publiques du Cameroun ». Sylvain Nga Onana a également évoqué la nécessité de nouveaux recrutements, car les 4144 postes prévus ne suffisent pas à répondre aux besoins du secteur de la santé. « Nous pensons que le gouvernement va probablement effectuer d’autres recrutements, car même les 4144 postes sur les 9944 prévus ne peuvent pas répondre aux besoins », a-t-il expliqué.
Leur contractualisation devrait non seulement améliorer leur situation personnelle et professionnelle, mais également apporter une plus grande stabilité au sein des structures de santé. « C’est une victoire pour l’ensemble du système de santé. La précarité de nos collègues était une gangrène qui minait notre capacité à offrir des soins de qualité. Cette contractualisation est un signal fort de l’engagement de l’État envers la santé et envers ceux qui la servent au quotidien », écrit le Dr Audrey Pokam, psychologue clinicienne.
Du côté de l’Association des Sages-femmes du Cameroun et assimilés, Mengue Flavie, présidente de l’ASFAC dans la région de l’Est, a exprimé son soulagement. « Nos sages-femmes, souvent en première ligne dans des zones reculées, ont enduré des années d’incertitude. Cette annonce apporte une stabilité essentielle qui leur permettra de se concentrer pleinement sur leur mission : assurer la santé de la mère et de l’enfant. C’est une avancée significative pour la qualité des soins obstétricaux dans notre pays. » Au-delà de ces instances représentatives, les groupes de discussion en ligne des professionnels de santé bruissent de témoignages de joie et d’espoir. De nombreux personnels de santé partagent leur soulagement de voir enfin leur statut se pérenniser, leur offrant ainsi une sécurité d’emploi et des perspectives d’évolution de carrière.
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Cette contractualisation massive est perçue comme une étape cruciale pour renforcer le système de santé camerounais. En offrant des conditions de travail plus stables et attractives, le gouvernement espère non seulement retenir les professionnels de santé qualifiés, mais aussi attirer de nouveaux talents pour répondre aux besoins croissants de la population. Reste désormais à suivre les modalités pratiques de cette intégration à la fonction publique. Les personnels concernés attendent avec impatience les prochaines étapes pour que cette promesse se traduise concrètement par une amélioration significative de leurs conditions de vie et de travail, et par ricochet, de la qualité des soins offerts à l’ensemble des Camerounais.
Elvis Serge NSAA















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