Hôpital régional de Ngaoundéré – Le centre d’imagerie médicale essoufflé

De plus en plus fréquenté, le centre fait face à un manque criard de personnel. Ce qui crée une surcharge de travail pour le personnel en service dans ce centre.

Le Cameroun de concert avec la communauté internationale a célébré dimanche 08 novembre dernier,  la journée mondiale de la radiologie. Une journée qui permet de passer en revue les retombées de cette technique de diagnostic des malades.

La région de l’Adamaoua est depuis quelques années dotée de cette technologie de pointe qui concoure à la détection des maladies  en vue d’assurer une prise en charge optimale. Le centre régional d’imagerie médicale basée à l’hôpital régional de Ngaoundéré a été inauguré le 02 juin 2015. Depuis son entrée en fonction, il accueille de nombreux patients issus de toute la région et même des pays voisins.

Doté des appareils adéquats pour le diagnostic, ce centre met à la disposition des usagers le nécessaire pour leur prise en charge.  “C’est un service qui a une chaine complète. Nous avons la salle de la chirurgie conventionnelle qui comporte un appareil de radiographie mobile et un appareil de radio os-poumons fixe, la salle du scanner, nous avons également l’appareil de mammographie, ensuite la salle d’échographie de haut de gamme qui fonctionne très bien’’, explique Pr.  Mathurin Néossi, chef de service de l’imagerie médicale.

Le centre en fonction depuis 2015 connait une forte fréquentation.Malheureusement, l’augmentation de la sollicitation de ce centre par les patients contraste avec le nombre du personnel affecté. Ce qui crée une surcharge des heures de travail pour le personnel, ‘’en terme d’échographie, nous avons une moyenne de 25 à 30 patients par jour. Nous avons grandement besoin d’au moins 2 médecins en radiologie pour que le service fonctionne de manière optimale et les techniciens, nous n’avons que 4. Il est impossible pour nous de couvrir le service 24h/24 et nous avons encore besoin d’au moins 5 autres techniciens en imagerie médicale ‘’, Ajoute-t-il.

L’abondance des patients qui impose un rythme de travail accéléré  et parfois insupportable au personnel pourrait être à l’origine du mauvais rendement des spécialistes de cette branche de la médecine. Le cri du responsable de ce service vient remettre sur la table des débats l’épineuse question de la répartition optimale du personnel dans les formations sanitaires du pays. Le renforcement de l’effectif du personnel dans ce service permettra à coup sûr une meilleure satisfaction des patients.

Jean BESANE MANGAM

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