Les populations des quartiers touchés par les dernières inondations dans la ville de Ngaoundéré tentent de se relever. Pendant ce temps, le service régional de la météorologie de la délégation régionale des transports de l’Adamaoua continue de diffuser le bulletin journalier des prévisions météorologiques afin d’éviter les dégâts.
Près de 48 heures après les fortes pluies qui se sont abattues sur la ville de Ngaoundéré, la vie reprend progressivement son cours dans les quartiers touchés par les inondations. Habitations envahies par les eaux, biens endommagés, cultures vivrières touchées, routes impraticables, les stigmates de la crue sont encore visibles, mais les habitants s’organisent peu à peu pour nettoyer leurs concessions et évacuer les eaux stagnantes.
Dans plusieurs quartiers sinistrés, des familles ont passé la nuit à écoper l’eau de leurs maisons, tandis que d’autres ont dû se réfugier chez des proches en attendant que la situation se stabilise. Meubles détrempés, matelas hors d’usage, denrées alimentaires perdues, les pertes matérielles sont nombreuses, même si aucun bilan officiel n’a encore été communiqué à ce stade.
Une météo qui n’inspire pas confiance
La situation reste préoccupante, les services météorologiques annonçant la possibilité de nouvelles précipitations dans les prochains jours. Cette perspective inquiète des populations déjà fragilisées, qui craignent une nouvelle montée des eaux avant même d’avoir pu achever les travaux de nettoyage et de réhabilitation de leurs habitations. Le service régional de la météorologie, dans son bulletin adapté à la région du 19 août annonce des pluies orageuses modérées à fortes avec des risques d’inondations, de crues subites et de glissements de terrain. L’équipe de Essomba Cédric, chef de service régional de la météorologie veille au grain et conseille les bas-fonds et les zones inondables, de débrancher les appareils électroniques en cas d’orages et de suivre les bulletins météo diffusés dans les radios locales en français et même dans les langues nationales de la localité.
La Croix-Rouge et les autorités appellent à la prudence
Face à cette situation, la Croix-Rouge camerounaise, présente sur le terrain, multiplie les messages de sensibilisation auprès des populations sinistrées. L’organisation humanitaire insiste sur l’importance des mesures d’hygiène élémentaires afin de prévenir l’apparition de maladies hydriques, fréquentes après ce type d’événement climatique, notamment la consommation d’eau potable, le lavage régulier des mains et la désinfection des espaces ayant été submergés et consultation rapide des centres de santé en cas de symptômes suspects.
De leur côté, les autorités administratives locales ont également rappelé aux habitants la nécessité d’observer la prudence, en évitant de traverser les zones encore inondées ou fragilisées, et en signalant tout cas suspect de maladie aux
services de santé. Elles invitent par ailleurs les populations vivant dans des zones à risque à rester attentives aux consignes de sécurité en cas de nouvelles alertes météorologiques.
Les services de santé de leur côté, ont activé le dispositif d’alerte avec la surveillance communauté des cas de maladies hydriques et du péri fécale. Un dispositif suivi de près par Guillaume Tchedele, délégué régional de la santé publique.
Ces dispositifs visent tous à éviter les dégâts d’après inondations et de protéger les populations.
S’il est vrai que le phénomène climatique peut être pointé du doigt dans ces inondations qui surviennent à Ngaoundéré, il n’en demeure pas moins que l’homme est aussi responsable de ce qui arrive aujourd’hui. Certains lits de cours d’eau sont envahis par les habitations au mépris de la santé et la vie des propriétaires de ces espaces.















