Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • « Je vous rappelle que la poche de sang dans notre pays est cédée à 18 000 francs, alors que dans un pays comme le Benin, elle est à 2 000 francs. »
A LA UNE

« Je vous rappelle que la poche de sang dans notre pays est cédée à 18 000 francs, alors que dans un pays comme le Benin, elle est à 2 000 francs. »

Email : 559

Pr Tetanye Ekoe, Président du Comité de Gestion du Centre National de Transfusion Sanguine

Vous savez que le Centre National de Transfusion Sanguine n’est pas une ONG. C’est une organisation créée par le chef de l’État et organisée par un décret du chef de l’État de 2019 et qui donne pouvoir au CNTS de mener toutes les activités qui permettent de fournir à toute la population un sang absolument vérifié, complètement normé, et à un coût absolument abordable, accessible par les populations. Malheureusement pour le CNTS, nous trouvons en face , un budget dont nous disons depuis des années, à toutes nos tutelles financières et techniques, qu’il est véritablement insuffisant. Nous ne pouvons pas mener toutes les activités qui permettent au CNTS de contrôler ce qui se fait dans des banques de sang, les 479 banques de ce pays avec le budget véritablement insuffisant qui nous est octroyé.

Par conséquent, nous ne pouvons-nous satisfaire de voir que le budget de l’année dernière a été gardé, mais les membres du comité de gestion sont absolument unanimes pour dire que ce budget ne permet pas aux CNTS de mener les activités qui lui permettent de véritablement mener sa mission confiée par le chef de l’État. De ce fait, au sortir de cet ordre du jour, nous sommes fondés d’interpeller courtoisement, très courtoisement, nos autorités de tutelles techniques et financières pour que quelque chose soit fait pour permettre au CNTS de jouer pleinement son rôle, non seulement dans la promotion du don de sang auprès des populations, auprès des communautés, mais aussi de pouvoir assurer ce qu’on appelle les activités d’hémovigilance qui permettent de sécuriser le sang qui est distribué dans toutes les banques de sang de ce pays, parce que, nous souhaitons que ces banques de sang distribuent du sang absolument contrôlé, absolument répondant aux normes internationales pour que, effectivement, nous puissions dire au chef de l’État que, la mission que vous nous avez confiée est en train de se faire.

 Les chiffres de l’année dernière étaient de 900 millions de francs. 900 millions de francs, la Direction Générale pourrait vous le dire dans ses propres termes, puisque c’est elle qui est responsable, je dirais, du caractère exécutif de ce budget. Mais 900 millions de francs, je vous assure que ça ne permet pas à la Direction Générale de faire les activités, comme je vous disais tout à l’heure, d’hémovigilance, de surveiller les activités des banques de sang qui distribuent et collectent du sang, et de faire ce qu’on appelle les activités d’hémovigilance, n’est-ce pas, et de mener les activités de promotion du don du sang. Ça veut dire que, nous avons véritablement besoin d’un budget à la mesure des ambitions que le chef de l’État nous a confiées.

A lire aussi: Centre National de Transfusion Sanguine : Plaidoyer pour un financement adéquat

Je pourrais vous donner l’exemple d’un pays comme le Bénin, qui a 13 millions d’habitants, alors que nous en avons près de 35 millions d’habitants. Au Bénin, le CNTS dispose d’un budget de fonctionnement de plus de 5 milliards de francs. La Côte d’Ivoire dispose d’un budget de 15 milliards de francs, et le Sénégal dispose d’un budget de 10 milliards de francs. Ça veut dire que, comparé aux autres pays de la sous-région africaine, le pays qui nous a vu naître et qui nous a confié cette lourde mission ne peut pas se vanter d’être parmi les lions indomptables du continent.

Nous souhaitons que cette haute mission que le chef de l’État nous a confiée, qu’on nous aide à la mener de façon active et efficace. Il n’y a qu’un seul moyen de le faire. Comme le disait la directrice générale, il nous faut le nerf de la guerre. Il nous faut des fonds pour pouvoir financer toutes ces activités, payer le personnel, payer le loyer, assurer le carburant, faire tourner, assurer la maintenance des véhicules qui permettent de nous déplacer dans toutes les régions.

Toutes les activités de la population demandent de l’argent, et la Directrice Générale n’en a pas. Il faut absolument que le budget de l’État permette de fournir à la population un sang sûr, disponible, accessible à toutes et tous. Je vous rappelle que la poche de sang dans notre pays est cédée à 18 000 francs, alors que dans un pays comme le Benin, elle est à 2 000 francs. Ce n’est pas comparable. Et nous devons absolument, fort de l’appui que le chef de l’État nous a donné par la loi et par le décret qu’il nous organise, faire en sorte que les Camerounais disposent d’un sang sûr, fiable et à portée de la bourse de tout le monde.

Propos recueillis par Mireille Siapje et retranscrits par Charone Dongmo

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1396 du jeudi 7 mai 2026

×