Dites-nous quel est votre rôle quotidien dans la mise en œuvre des objectifs du projet SLL?
Nous assurerons la coordination du projet auprès du Ministère de la Sante Publique, représentant l’autorité de réglementation pharmaceutique.
Briefing : quelle était la situation avant l’arrivée du projet SLL ?
Il convient de rappeler que la régulation pharmaceutique s’organise autour de 08 fonctions dont les vigilances pharmaceutiques.
Avant l’arrivée du projet, la fonction des vigilances était au niveau de maturité 1. Une récente évaluation de cette fonction suivant l’outil GBT de l’OMS a placé le niveau de maturité de ladite fonction au niveau 2. Il n’est pas superflu de constater que ce projet a contribué à l’évolution de la maturité des vigilances pharmaceutiques. D’ailleurs, l’évaluation programmatique, nous permettra de mesurer davantage l’apport de ce projet aux côtés des actions internes impulsées par le Ministre de la Santé Publique. Nous ambitionnons atteindre le niveau de maturité.
Décrivez brièvement l’impact et les résultats du programme SLL.
Il est difficile pour nous à heure actuelle de conclure sur l’impact ou les résultats de ce projet, mais nous constatons que l’évaluation à mi-parcours, positionne nos performances à 55%. Ce projet a un apport important avec des résultats visibles dans le cadre de la révision des outils nécessaires aux activités de vigilances, notamment la communication et la sensibilisation qui ont été renforcées.
Parlez-nous brièvement de la performance globale du programme SLL
Comme nous l’avons indiqué à la précédente question, parlez d’une performance globale du projet SLL en ce moment serait très réducteur. Il faut retenir que plusieurs activités nécessaires retenues dans le cadre de ce projet, améliorent la notification des cas d’événements indésirables liés à l’usage des produits pharmaceutiques, ainsi que la prise en compte des événements graves éventuels. L’évaluation à mi-parcours, confirme une performance autour de 55%.
En tant que partenaire, comment décririez-vous votre engagement avec les autres partenaires, les parties prenantes du gouvernement, et comment cela a-t-il influencé les activités du projet ?
La mise en œuvre des activités est fluide, active et structurée entre les différents acteurs et les partenaires. La bonne communication et collaboration renforce tout simplement notre engagement dans ce projet et celui de toutes les parties prenantes.
La coordination entre les partenaires et les parties prenantes d’un programme continental comme le SLL n’est évidemment pas une tâche facile, quels sont les principaux défis auxquels vous avez été confrontés et comment les avez-vous surmontés ?
Ce type de projet continental représente une opportunité où plusieurs États comme le Cameroun, se positionne pour attirer et mettre en œuvre ce programme. La multiplicité des besoins face aux ressources limitées, entraînent des défis importants. Pour notre cas, nous avons fait face à un budget limité, couplé à son arrivée tardive et fragmenté entre autres. Cette situation ne nous a pas permis de mener les activités de manière continue. En témoigne, le mois de juin où aucune activité n’a été menée, excepté les réunions de staff.
Quels sont les principaux enseignements et les leçons tirés de la phase I qui peuvent être utilisés pour mener à bien la phase II ?
Il convient de préciser que le Cameroun n’avait pas été enrôlé à la phase I du projet SLL. Donc, Il serait difficile pour nous d’apporter les éléments d’appréciation entre les deux phases. Néanmoins, l’évaluation à mi-parcours de la phase II, nous conseille d’accélérer la mise en œuvre des activités planifiées sans confondre vitesse et précipitation.
Quelles sont vos deux principales recommandations pour l’avenir ?
Prioriser le costing et la mise en œuvre des activités adossées aux attentes issues de l’évaluation de l’outil GBT de l’OMS, outil recommandé pour évaluer les fonctions de réglementation pharmaceutique. Ensuite, faire le plaidoyer pour augmenter la cagnotte liée à la mise en œuvre de des activités de ce projet et assurer sa disponibilité continue.
Interview réalisée par Mireille SIAPJE















Comments are closed