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Lutte contre la mortalité maternelle : La SOGOC et l’ODAS s’engagent pour la santé des femmes

L'atelier a mis en lumière la réalité des avortements à risque, un problème que les participants ont été amenés à confronter directement.
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Face aux conséquences dramatiques des avortements clandestins, la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun (SOGOC) et l’organisation Open Dialogue for Safe Abortion (ODAS) se sont unies pour organiser, le 31 juillet 2025, un atelier de renforcement des compétences des professionnels de la santé en matière de soins d’avortement complets, en insistant sur l’importance de se conformer à l’encadrement juridique afin d’éviter les avortements à risque, principale cause de la mortalité maternelle au Cameroun.

Face à un taux de mortalité maternelle alarmant, avec 406 décès pour 100 000 naissances vivantes, le Cameroun est confronté à un défi majeur de santé publique. Les complications liées aux avortements clandestins, qui représentent 13 % de ces décès, se classent comme la troisième cause de mortalité maternelle. C’est dans ce contexte critique que la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun (SOGOC) et l’organisation Open Dialogue for Safe Abortion (ODAS) ont uni leurs forces.

Le 31 juillet 2025, les deux organisations ont tenu un atelier de renforcement des capacités à Yaoundé, réunissant 18 professionnels de santé et 12 membres du personnel de la SOGOC et de ses partenaires. L’objectif était clair : fournir aux soignants les compétences nécessaires pour offrir des soins d’avortement complets et conformes à la loi, afin de réduire la mortalité maternelle et d’améliorer la santé reproductive des femmes.

L’atelier a mis en lumière la réalité des avortements à risque, un problème que les participants ont été amenés à confronter directement. À travers un exercice intitulé “Crossing the Line”, ils ont pris conscience de leur lien personnel ou professionnel avec cette problématique, les incitant à reconsidérer leurs propres convictions et à adopter une approche plus empathique.

La Dre Anny Tagne Ngassam, Secrétaire Générale Adjointe de la SOGOC, a insisté sur l’importance du plaidoyer en faveur de réformes juridiques et administratives. Ces changements visent à simplifier les lois sur l’avortement, un élément clé pour garantir l’accès à des soins sûrs et légaux. Les témoignages des participants ont renforcé ce message, illustrant les obstacles auxquels les femmes font face, tels que l’accès limité aux soins, le manque d’information sur la loi et la peur de la stigmatisation.

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L’atelier a également abouti à la présentation d’un document essentiel sur le processus d’orientation, un guide pour la prise en charge des survivantes de viol. Ce document, élaboré en collaboration avec les ministères concernés, vise à harmoniser les pratiques et à créer une réponse multisectorielle face aux violences sexuelles.

Ensemble, la SOGOC et l’ODAS ont rappelé que la compassion et le respect du cadre légal sont les pierres angulaires de soins de santé reproductive de qualité. Cette collaboration marque un pas de géant dans la lutte contre la mortalité maternelle, en garantissant que chaque femme au Cameroun ait accès à des soins sûrs et respectueux.

E.S.N

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