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Couverture Santé Universelle phase 1 : La mortalité maternelle et infantile passe de 5,14‰ à 1,39‰ de 2015 au premier semestre 2025

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 Ces chiffres ont été dévoilés au cours du café scientifique organisé le 10 décembre dernier à la délégation régionale de la santé publique de l’Adamaoua. Cette rencontre entre les hommes de médias et les membres de l’Unité Technique Régionale (UTR) se tenait en marge de la commémoration de la journée internationale de la CSU.

À l’occasion de la Journée internationale de la Couverture Santé Universelle (CSU), la délégation régionale de la Santé publique pour l’Adamaoua a réuni, ce 10 décembre 2025, les hommes de médias et le partenaire technique et financier autour d’un café scientifique. L’objectif est de partager les avancées, clarifier les mécanismes d’accès aux services subventionnés et renforcer la mobilisation autour de la CSU, du Chèque Santé et des dispositifs connexes mis en place depuis 2023.

Lancée en avril 2023 sur instruction du Chef de l’État, Paul Biya, la CSU vise à offrir des soins de qualité et à moindres coûts aux populations, avec un accent particulier sur les groupes vulnérables. Dans la région de l’Adamaoua, la première phase opérationnelle a démarré le 18 avril 2023, ciblant notamment les femmes enceintes, les enfants de 0 à 5 ans, les personnes sous dialyse, les personnes vivant avec le VIH/sida ou la tuberculose, ainsi que les patients atteints d’onchocercose.

Selon Francis Mandeng, membre de l’UTR et facilitateur technique, la région affiche des performances remarquables. « L’Adamaoua a enrôlé 89 % de sa cible prioritaire, se positionnant au deuxième rang national avec un taux de performance de 101,9 % derrière la région du Nord », a-t-il précisé. Un bilan confirmé par la Déléguée régionale de la Santé publique, le Dr Djamilatou Leïla épouse Adamou Ali. « À ce jour, 365 613 personnes ont été enrôlées, soit 101,4 % de la cible. Le paquet de soins offerts comprend le Chèque Santé pour les femmes enceintes jusqu’à 42 jours après l’accouchement, la prise en charge du paludisme simple et grave chez les enfants de 0 à 5 ans, les soins pour les personnes vivant avec le VIH, la tuberculose, l’onchocercose, ainsi que le paquet dialyse subventionné à hauteur de 15 000 francs CFA par an et par patient. Nous intégrons aussi les activités préventives comme la vaccination, distribution de moustiquaires, supplémentation en vitamine A, la lutte contre la malnutrition », a-t-elle expliqué.

L’appui de la coopération allemande.

Dans la mise en œuvre de cette initiative gouvernementale, le pays bénéficie de l’appui des partenaires comme la Giz. Selon Samuel Sodea du projet ProPassar II, la CSU et surtout le Chèque Santé demeure très attractif au sein de la communauté. Depuis le lancement du Chèque Santé dans cette partie du pays en 2015, le taux de mortalité maternelle et infantile a considérablement baissé, passant de 5,14‰ à 1,39‰ au premier semestre 2025.

Vers la résolution du retard de paiement.

Pour limiter les rumeurs et la désinformation liées au paiement tardif des prestations, le Fonds régional pour la promotion de la santé invite les responsables des formations sanitaires à remonter très vite les factures afin d’être payé à temps. Selon l’administrateur du Fonds, docteur Miwaïna, depuis 2023, plus d’un milliard a été payé aux Fosa. D’après lui, les fonds sont disponibles, sauf que les Fosa trainent à remplir les factures dans l’application OpenIMIS. Ce qui est parfois à l’origine de la grogne des populations lorsque les produits manquent. « En tant qu’administrateur du Fonds, nous jouons le rôle de tiers payant dans la mise en œuvre de la CSU, en assurant le financement, la compensation et la traçabilité des prestations offertes aux bénéficiaires », a-t-il indiqué.

Les échanges ont également porté sur les obstacles persistants qui freinent la demande de soins, la méconnaissance des mécanismes, les rumeurs, l’hésitation au retrait de la carte CSU ou les difficultés rencontrées dans certains centres de santé. Le dispositif de recours, en particulier le numéro vert gratuit (8506), a été présenté comme un outil essentiel permettant aux populations de signaler tout problème lié à l’accès aux services.

Parce que la communication constitue un pilier majeur du succès de la CSU, les médias ont été au cœur de cette rencontre. Les recommandations formulées à leur endroit soulignent la nécessité de vulgariser davantage les connaissances sur la CSU, d’inciter les populations à retirer leurs cartes, de relayer régulièrement les feedbacks du terrain et de contribuer à la gestion des rumeurs autour du Chèque Santé et des prestations gratuites.

En mettant un terme au café scientifique, les responsables ont insisté sur la nécessité d’une synergie continue entre autorités sanitaires, communautés et acteurs médiatiques, afin de garantir une meilleure adhésion à cette politique nationale qui place la santé et l’équité au cœur de l’action publique.

Dans la suite des activités, une marche sportive est annoncée demain 13 décembre 2023 par le Fonds régional dans les artères de la ville, sous la supervision du gouverneur de la région. Ce qui permettra à l’équipe de la santé, de passer l’information à la communauté pour une adhésion accrue au dispositif et de bénéficier des soins.

Par Jean Besane Mangam

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