L’analyse des données du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), révèle une accélération de l’épidémie de mpox. Depuis début 2025, le continent enregistre en moyenne 3000 nouveaux cas suspects hebdomadaires, portant le total à près de 40 000 cas cette année, avec la RDC, l’Ouganda et le Burundi comme principaux foyers.
L’Afrique est confrontée à une recrudescence des cas de mpox (anciennement appelé variole du singe), marquant une progression rapide et préoccupante de l’épidémie. Lors d’un point de presse en ligne tenu jeudi dernier, le Centre africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a tiré la sonnette d’alarme, évoquant une moyenne hebdomadaire de 3 000 cas suspects signalés depuis le début de l’année 2025.
Selon les données actualisées du CDC Afrique, 117 678 cas ont été recensés dans 22 pays africains entre janvier 2024 et aujourd’hui, dont 26 927 confirmés en laboratoire et plus de 1 700 décès. Pour la seule année 2025, le continent enregistre déjà 39 840 cas, dont 9 020 confirmés. La semaine écoulée a vu s’ajouter 2 768 nouveaux cas suspects, parmi lesquels 508 ont été confirmés, et 13 décès.
« Malheureusement, nous constatons que le nombre de cas continue d’augmenter, tant en termes de cas suspects que confirmés. Nous avons enregistré en moyenne 3 000 cas suspects par semaine depuis le début de l’année 2025 », a déploré le Pr Yap Boum, responsable adjoint des incidents pour la mpox au CDC Afrique.
L’épicentre de l’épidémie reste la République démocratique du Congo (RDC), qui totalise à elle seule 90 406 cas depuis janvier 2024, dont 2 099 enregistrés au cours de la dernière semaine. L’Ouganda et le Burundi, aux côtés de la RDC, concentrent ensemble 94 % des cas confirmés depuis janvier 2025.
Face à cette aggravation, le CDC Afrique avait déjà déclaré, en août 2024, le mpox comme une urgence de santé publique de sécurité continentale, une décision suivie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait élevé le niveau d’alerte et requalifié le mpox en urgence de santé publique de portée internationale et ce, pour la deuxième fois en deux ans.
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Le CDC Afrique appelle à renforcer les efforts de surveillance, de prévention et de prise en charge, alors que la propagation du virus semble loin de ralentir. Les autorités sanitaires africaines et leurs partenaires internationaux poursuivent la mobilisation pour tenter d’endiguer cette épidémie qui continue de peser lourdement sur les systèmes de santé du continent.
Mireille Siapje















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