Le maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé IV s’est éteint brusquement à 72 ans dans la nuit du 12 au 13 août 2026 à Douala suite à un malaise post-opératoire.
La communauté urbaine de la capitale administrative est sous le choc. L’administrateur municipal et figure politique de la commune d’arrondissement de Yaoundé IV, Gabriel Bihina Effila, a tiré sa révérence dans la nuit du 12 au 13 août 2026. L’édile, âgé de 72 ans, s’est éteint brusquement à Douala, où il subissait des soins médicaux.
Un malaise post-opératoire fulgurant
Si les rumeurs sur l’altération de son état de santé alimentaient les conversations ces dernières semaines dans les couloirs du conseil municipal, la brutalité de la nouvelle a pris ses proches et ses collaborateurs au dépourvu. Selon des sources concordantes et proches de la famille, le maire subissait une intervention chirurgicale programmée dans un établissement hospitalier de la capitale économique.
Alors que la phase d’observation semblait initialement sous contrôle, un malaise post-opératoire d’une extrême violence est survenu au cours de la nuit. Malgré la mobilisation d’urgence du corps médical pour le réanimer et stabiliser ses fonctions vitales, le cœur du magistrat municipal a cessé de battre aux premières heures du jour. La dépouille a immédiatement été mise sous scellés professionnels avant son rapatriement vers la morgue d’un grand centre hospitalier de Yaoundé.
Une onde de choc au sein du RDPC et des services municipaux
Au siège de la mairie à Kondengui, l’atmosphère est lourde. Dès l’annonce officielle du décès, les agents communaux et les usagers se sont rassemblés par groupes, hésitant entre stupeur et recueillement. Membre éminent du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Gabriel Bihina
Effila s’était imposé comme un cadre rigoureux depuis son accession à la tête de la municipalité lors des élections municipales de février 2020. Il avait alors succédé à une autre figure marquante de la localité, feu Régine Amougou Noma.
Un profil de technocrate au service du développement local
Expert-comptable diplômé des universités de Strasbourg et de Lille, le défunt maire n’était pas un politicien au parcours conventionnel. Avant d’embrasser la gestion de la cité, il avait accumulé une riche expérience dans le secteur privé international, occupant notamment le poste de directeur financier au sein de British American Tobacco, tout en dispensant des enseignements universitaires en gestion. Cette double culture du secteur privé et du monde académique avait irrigué son style de gouvernance locale : contrôle de gestion strict, rationalisation des dépenses d’investissement et assainissement des finances communales.
Sa disparition brutale ouvre désormais une période de transition délicate pour la mairie de Yaoundé IV. Le premier adjoint assurera l’intérim, conformément aux textes régissant les collectivités territoriales décentralisées, en attendant la convocation du conseil municipal par l’autorité préfectorale pour l’élection d’un successeur. Les détails du programme de ses obsèques administratives et traditionnelles seront communiqués dans les prochains jours par la famille du défunt en concertation avec le gouvernement. Couverture Sanitaire Universelle.













