L’Institut de Recherche médicales et d’études des plantes médicinales (IMPM) organise, les 24 et 25 août 2026, un atelier consacré à la certification des médicaments à base de plantes. Une opportunité pour les acteurs de la chaîne de valeur de crédibiliser les traitements locaux.
La médecine traditionnelle s’appuie largement sur les ressources végétales. Mais entre la plante utilisée traditionnellement et le médicament à base de plantes destiné à être commercialisé, plusieurs exigences doivent être respectées. C’est donc fort de ce contexte de modernisation des systèmes de santé africains, de valorisation des ressources locales que le Directeur Général de l’Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales (IMPM), le Pr Jean Louis Essame Oyono vient de lancer un appel officiel à tous les maillons de la filière de la médecine traditionnelle. Prévue les 24 et 25 août 2026, la salle de conférences de l’institution à Yaoundé, abritera un atelier de formation stratégique sur : « la certification des médicaments à base des plantes ». Elle s’adresse aux acteurs du domaine.
Sécuriser la chaîne de valeur thérapeutique
Pour les tradithérapeutes, herboristes et transformateurs, le passage du mortier artisanal aux standards de commercialisation modernes reste un défi majeur. La certification est aujourd’hui le chaînon manquant pour bâtir une confiance durable entre les praticiens de la médecine alternative, le grand public et le corps médical conventionnel. Une étape importante dans un secteur où les produits utilisés à des fins thérapeutiques nécessitent un encadrement.
Cet atelier de deux jours aura donc pour but de doter les acteurs du secteur des outils techniques indispensables pour garantir la qualité, l’innocuité et l’efficacité de leurs produits. En encadrant ainsi la formulation des remèdes, l’IMPM entend structurer une économie verte compétitive et sécuriser le parcours de soins des patients qui dépendent de la phytothérapie.
La question de certification apparaît ainsi comme un maillon essentiel dans la valorisation des plantes médicinales. Elle peut contribuer à renforcer la confiance autour des médicaments à base de plantes et à favoriser une meilleure structuration de la médecine traditionnelle. Pour les professionnels concernés, l‘atelier constitue donc une occasion de mieux comprendre les exigences liées à la certification et de s’informer sur les démarches à suivre pour leurs produits
Dernière ligne droite pour les inscriptions
Le temps est désormais compté pour les professionnels qui souhaitent valoriser leur savoir-faire. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au mardi 18 août 2026. Les frais de participation, essentiels pour accéder à cette expertise scientifique, s’élèvent à 20 000 FCFA par personne.
Pour réserver leur place ou obtenir des détails logistiques, les intéressés sont invités à se rapprocher directement des services de l’IMPM. L’institut a également mis à disposition deux lignes téléphoniques dédiées pour centraliser les requêtes notamment le : 699 777 158/653 540 927.











