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Santé de la reproduction : Un atelier de formation pour les prestataires des districts de santé de la région du Nord

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La région du Nord accueille du 19 au 22 mai 2025, un atelier de formation pour renforcer les capacités des prestataires de soins en matière de santé de la reproduction.  Cette session de formation, organisée à l’initiative de la société des gynécologues obstétriciens du Cameroun (SOGOC) avec l’appui financier de l’UNFPA (Organisation des nations unies pour la population), vise à réduire la mortalité maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi qu’à prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME).

L’atelier, qui a réuni des mentors des prestations de service sur la santé de reproduction maternelle, néonatale, infantile et adolescente, a concerné huit des quinze districts de santé de la région.  Pour une meilleure organisation, les participants ont été regroupés selon leur proximité géographique. Ainsi, les districts de santé de Tcholliré, Touboro, Garoua 1 et Garoua 2 ont suivi la formation à Garoua, tandis que ceux de Guider et Pitoa étaient réunis à Guider, et enfin, les districts de Ngong et Lagdo à Ngong. Cette stratégie a permis d’optimiser les ressources et de faciliter la participation des acteurs de terrain.

Le lancement officiel de l’atelier, qui s’est déroulé ce 21 mai, a été marqué par la présence du Délégué régional de la santé publique, le Dr Yaou Zachari, et du Pr Mboudou Emile, président de la SOGOC et porteur de l’initiative.  Leur présence a témoigné du soutien des autorités sanitaires à cette formation importante.  Le Pr Mboudou Emile a souligné l’importance de cet atelier face aux défis persistants de la santé de la reproduction dans la région du Nord, une région qui, comme beaucoup d’autres au Cameroun, doit faire face à des taux élevés de mortalité maternelle et néonatale.  « Cette formation arrive à point nommé, » a précisé le Dr Yaou Zachari et il ajoute « Elle permettra de renforcer les compétences de nos prestataires de soins et d’améliorer significativement la prise en charge des femmes et des enfants dans nos districts de santé.  L’objectif est clair, celui de réduire la mortalité maternelle et néonatale et assurer une meilleure prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. »

Le programme de formation, riche et complet, a abordé plusieurs aspects essentiels de la santé de la reproduction.  Les participants ont bénéficié d’un enseignement approfondi sur l’introduction au mentoring, les techniques de mentoring, les outils du mentoring, le développement des compétences cliniques, et la prise en charge de la femme vivant avec le VIH et la PTME.  Des séances pratiques ont permis aux participants de mettre en application les connaissances acquises, favorisant ainsi une meilleure assimilation des techniques et une meilleure préparation à la pratique quotidienne.  L’approche pratique et interactive de la formation a été un plus dans l’assimilation des connaissances reçues. Les thématiques abordées étaient variées et pertinentes, reflétant les besoins spécifiques de la région.  L’accent a été mis sur la prise en charge des complications obstétricales, la planification familiale, la santé néonatale, la nutrition infantile, la prévention et la gestion des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH/SIDA.  La formation a également intégré des modules sur l’approche communautaire, l’importance de la sensibilisation et la collaboration intersectorielle pour une intervention plus efficace.

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L’atelier, qui prend fin ce 22 mai, a été aussi l’occasion pour les participants d’échanger leurs expériences, de partager leurs bonnes pratiques et d’identifier les obstacles à la mise en œuvre des programmes de santé de la reproduction dans leurs districts respectifs.  Les résultats positifs attendus de cet atelier sont multiples.  Il est attendu une amélioration de la qualité des services de santé de la reproduction offerts aux populations vulnérables, une réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, et une meilleure prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.  L’impact à long terme de cette formation sur la santé publique de la région du Nord devrait être considérable.  La SOGOC, avec le soutien de l’UNFPA, s’engage à assurer un suivi régulier des participants et à fournir un appui technique continu pour la mise en œuvre des connaissances acquises sous l’encadrement du  Médecin Colonel Dr Eyong Isaac.  La réussite de cet atelier démontre enfin l’importance des investissements dans la formation du personnel de santé pour l’amélioration des indicateurs sanitaires dans la région du Nord.

Marcus DARE

 

 

Réaction

« L’intérêt de cette formation, c’est d’augmenter la meilleure capacité de nos prestataires en leur apportant des connaissances nouvelles sur leurs pratiques »

Pr. MBOUDOU Émile, Président de la société des gynécologues obstétriciens du Cameroun.

En tout début, j’aimerais dire que les indicateurs de santé tiennent compte de la formation des prestataires. Lorsque nous avons des prestataires qui ne sont pas très bien formés, on ne va pas avoir les résultats escomptés en termes d’indicateurs, surtout d’amélioration. Le but de la formation, c’est de permettre à ces prestataires d’être au niveau, d’avoir des connaissances scientifiques du moment. L’intérêt de cette formation, c’est d’augmenter la meilleure capacité de nos prestataires en leur apportant des connaissances nouvelles sur leurs pratiques. Notamment, la façon d’encadrer les uns et les autres des apprenants qui viendront à l’institut chez eux. Les techniques, si je peux parler du contenu de la formation, nous allons les former en technique de mentoring. C’est une technique qui consiste à encadrer quelqu’un pour mieux apprendre. L’emmener à faire une démonstration pour bien comprendre ce qu’il est en train de faire pour que lui-même puisse mieux apprendre et être un meilleur prestataire avec le temps, lui-même, par lui-même et par l’accompagnement du formateur. Les gens que nous sommes en train de former vont être les gens qui vont permettre à tous les prestataires de bien se former, d’apprendre, de bien se former et d’entretenir leur formation. Et en plus, on va leur ajouter des connaissances nouvelles sur la prise en charge du VIH. Comme vous le savez, le ministre de la Santé a signé des documents importants sur les nouvelles pratiques du dépistage et de la prise en charge du VIH dans notre population. Et nous savons que ces connaissances ne sont pas encore arrivées à leur niveau. Nous avons des pathologies graves comme le VIH, comme l’hépatite B, comme la syphilis. Au cours de cette formation, nous allons leur donner des connaissances pour permettre qu’ils soient en phase avec la politique nationale de prise en charge du VIH qui a déjà été validée au niveau central et que nous sommes en train de mettre en place pour le meilleur bénéfice de nos populations. Et c’est l’intérêt de la société des gynécologues obstétriciens du Cameroun qui ont l’expertise de s’impliquer dans cette formation avec, bien entendu, l’appui financier d’un l’UNFPA que nous remercions d’avoir permis que cette formation se tienne.

Propos recueillis par Marcus Dare

 

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