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Suivi sanitaire du porc au Cameroun : Une nécessité pour la sécurité alimentaire

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Au Cameroun, le secteur porcin joue un rôle important dans l’économie, avec une production estimée à 48 560 tonnes de viande de porc. Le marché du porc est évalué à 231 milliards de FCFA en 2024, avec une projection de croissance annuelle de 9 %. Toutefois, les questions liées aux mesures sanitaires prises avant la consommation de cette viande restent préoccupantes.

Le porc est l’une des viandes les plus consommées au Cameroun. On retrouve cette viande dans tous les marchés du pays, au grand bonheur des consommateurs. Toutefois, la principale question qui demeure est la problématique autour du suivi sanitaire de cet animal mis en vente dès sa naissance jusqu’à sa commercialisation.

Dans ce sens, le Dr Lafortune Ngo Pem, cadre à la Direction des Services vétérinaires du Cameroun, déclare : « Pour un bon suivi médical du porc, la période de lactation se fait généralement de 0 à 2 mois après la naissance. Ainsi, il subit des injections de fer à trois jours, sept jours et 21 jours, question de prévenir l’anémie. Une surveillance minutieuse de son poids et de sa tétée est assurée par le vétérinaire. Son sevrage intervient généralement vers le deuxième mois.  Il subit un déparasitage interne et externe permanent. Puis, il est vacciné contre le rouget. Sa croissance hebdomadaire doit être surveillée.  Le tout accompagné d’un contrôle mensuel du vétérinaire qui assure la vaccination de rappel ».

A la question de savoir : comment le porc est malade, le Dr Lafortune Ngo Pem répond : « les signes de maladie se manifestent par la perte d’appétit, l’isolement, la respiration rapide, la toux, la diarrhée, les vomissements, la boiterie ou encore la fièvre ». Pour y remédier, elle propose :  d’isoler immédiatement l’animal, désinfecter l’environnement, veiller à ce qu’un vétérinaire fasse le diagnostic et prescrive un traitement immédiatement et surtout de ne pas abattre le porc pour la consommation ».

La croissance, une phase primordiale dans l’élevage du porc

Pour une bonne croissance, le porc a besoin d’une bonne alimentation. « Chez le porcelet, il s’alimente généralement au maternel + pré- starter riche en protéines. Durant la phase post-sevrage, il doit lui être donné des aliments concentrés contenant entre 18 et 20 % de protéines, des vitamines et des minéraux. Pendant sa phase d’engraissement qui se situe généralement lorsqu’il a 3 à 6 mois, il doit consommer 14 à 16 % de protéines ainsi que des fibres digestibles et surtout beaucoup d’eau propre. Il faut éviter de lui donner les déchets fermentés ou mal stockés », précise Dr Lafortune Ngo Mpem.

Parlant des maladies les plus fréquemment rencontrées chez les cochons, on peut citer : La peste porcine africaine qui entraîne une mort rapide si l’animal n’est pas vite mis sous traitement ; Il y a également le Rouget du porc particulièrement au Cameroun. Son vaccin permet de mettre une emphase sur l’hygiène et la désinfection ; il y existe également la Brucellose, leptospiros. Une fois dépisté, il faut éviter tout contact du rongeur avec les eaux stagnantes.

La conservation du porc demeure une préoccupation

Durant les périodes festives, les porcs sont abattus en masse. Mais, la question de la conservation demeure. A ce niveau, le Dr Lafortune Ngo Pem recommande : « l’abattage dans des conditions hygiéniques, refroidir immédiatement à 4 °C., Conserver la viande au réfrigérateur pendant maximum 4 jours ou congélation à -18 °C, faire des paquets sous vide pour une meilleure durée et surtout, ne jamais laisser la viande à une température ambiante.

Dr Lafortune Ngo Pem, vétérinaire.

S’adressant aux personnes qui aimeraient se lancer dans l’élevage porcin, la vétérinaire conseille : « de démarrer petit avec des animaux sains bénéficiant d’un certificat vétérinaire. Amener des bâtiments bien ventilés, secs et propres ; respecter le plan de vaccination et de déparasitage établi avec le vétérinaire ; Donner un repas équilibré et une eau propre à l’animal ; s’équiper de protections (gants, bottes, lavage des mains) ; Limiter les visiteurs et éviter les mélanges d’animaux non connus. Enfin suivre une formation si possible avant de se lancer ».

En rappel, au Cameroun, les régions du Nord et de l’Ouest sont des bassins de production important, avec des porcs acheminés vers Yaoundé et Douala, notamment pour la consommation locale.

Junior NTEPPE KASSI

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