Des animaux malades abattus et consommés sans contrôle vétérinaire, cette habitude est une porte d’entrée pour plusieurs maladies.
Dans de nombreux ménages de la région du Nord comme c’est le cas partout, la viande figure régulièrement au menu. Bœuf, mouton, chèvre ou encore volaille constituent des sources importantes de protéines et occupent une place de choix dans les habitudes alimentaires. Cette forte consommation fait de la surveillance sanitaire des animaux destinés à l’alimentation humaine un enjeu important de santé publique. Pour garantir la qualité de la viande mise sur le marché, les services compétents effectuent régulièrement des contrôles dans les abattoirs et sur les marchés. Ces opérations visent notamment à s’assurer de l’état sanitaire des animaux avant leur abattage et à prévenir la commercialisation de viandes impropres à la consommation. Dans certaines familles, il arrive qu’un animal soit abattu directement à domicile, notamment lorsqu’il est destiné à la consommation familiale et non à la vente. Dans ces conditions, aucune inspection vétérinaire ne permet parfois de vérifier son état avant son abattage. C’est là que réside une partie du problème. Un animal qui paraît normal extérieurement peut être porteur d’une maladie transmissible à l’être humain. L’absence de contrôle peut donc exposer les personnes qui manipulent la carcasse, préparent la viande ou la consomment à différents risques sanitaires. Parmi ces risques figurent les zoonoses, c’est-à-dire les maladies pouvant être transmises naturellement de l’animal à l’homme. Certaines peuvent être transmises directement lors de la manipulation d’un animal infecté ou de ses tissus, tandis que d’autres peuvent être associées à la consommation de produits animaux contaminés. L’anthrax, également appelé charbon bactéridien, fait partie des maladies qui doivent retenir l’attention. Dans les zones où l’élevage occupe une place importante dans les activités économiques et sociales, la vigilance reste donc nécessaire.
Dans le septentrion par exemple où l’élevage et la consommation de viande occupent une place importante dans la vie quotidienne, la sensibilisation apparaît particulièrement nécessaire. Les contrôles effectués dans les abattoirs et sur les marchés ne peuvent être pleinement efficaces que si les populations comprennent leur importance et évitent les abattages clandestins.
Réaction : « Dans la région du Nord, nous avons majoritairement l’anthrax, les zoonoses et la tuberculose »

Les personnes qui consomment des animaux de viande ou des denrées d’origine halieutique animale malade s’exposent à des maladies. Nous avons des zoonoses. Et parmi ces maladies, nous avons la tuberculose, nous avons le charbon bactéridien, l’anthrax. Et nous avons plusieurs autres maladies qui sont des zoonoses suivies au Cameroun et qui sont en déclaration obligatoire. Dans la région du Nord, nous avons majoritairement l’anthrax, les zoonoses et la tuberculose. Les signes qui doivent alerter les consommateurs sur l’état sanitaire d’un animal et d’une viande avant de consommation, il faut savoir que lorsqu’un animal est malade , il a un comportement différent des autres animaux. Il est isolé, il a une forte chèvre. Concernant la viande, la viande est souvent très de mauvaise qualité. Et comme précaution, les consommateurs doivent se rassurer que la viande qui est achetée au marché est estampillée d’un cachet qui valide la consommation de cette viande. Pour les bouchers, acheter des animaux avec un certificat sanitaire qui dit que cet animal est en bon état de santé. Et pour les éleveurs, s’assurer de vacciner leurs animaux.









