Le contingent 2026 de Vacance Sans Sida est sur le terrain depuis le 25 juillet dernier. Ils ont reçu pour mission de contribuer à la prise de conscience sur l’existence sur le Vih/Sida.
Pour cette 24ème édition des Vacances Sans Sida, 50 pairs éducateurs issus des lycées et collèges, universités et instituts privés d’enseignements supérieur seront déployés dans les quartiers de la ville de Ngaoundéré. Ils ont pour mission de sensibiliser leurs pairs sur les ravages que le Vih/ Sida continue de faire.
Avant leur déploiement, la journée du vendredi 24 juillet consacrée à la formation des pairs éducateurs retenus pour cette édition dans les locaux de l’Ecole des Infirmiers Diplômés d’Etat de Ngaoundéré. Les cinquante jeunes pairs éducateurs ont bénéficié d’une formation axée sur le dépistage, le counseling, la prévention combinée (utilisation du préservatif, réduction des risques) et les voies d’orientation vers les services de santé. Les modules ont aussi mis l’accent sur la lutte contre la stigmatisation et la confidentialité, afin d’encourager leurs pairs à se faire dépister en toute confiance.
La journée du samedi quant à elle était réservée au lancement officiel. Présidée par Guillaume Tchedele, délégué régional de la santé publique de l’Adamaoua qu’accompagnait le docteur Moubarack Djibril, coordonnateur régional du Groupe Technique de lutte contre le Vih/Sida dans cette partie du pays. Ce dernier a indiqué que l’édition 2026 intègre la sensibilisation sur la tuberculose, le paludisme et l’hépatite virale B. Ce qui explique la présence des coordonnateurs régionaux des programmes paludisme et tuberculose à ce lancement.
Durant les vingt prochains jours, ces cinquante acteurs de proximité iront à la rencontre de leurs camarades dans les quartiers, lieux de loisirs et points de rassemblement, pour organiser des séances d’information, des dépistages mobiles
et orienter les personnes positives vers la prise en charge. L’objectif est double, augmenter le taux de connaissance du statut sérologique chez les jeunes et limiter la transmission par des comportements préventifs.
Le délégué régional a rappelé l’importance d’une mobilisation collective. Un suivi régulier et une évaluation à la fin de la campagne pour mesurer l’impact sur le dépistage et les changements de comportement.
Avec cette démarche ciblée et participative, Ngaoundéré espère faire reculer les indicateurs de prévalence dans l’Adamaoua et rapprocher les jeunes des services de prévention et de soins.
En rappel, Vacances sans Sida est une grande campagne nationale de prévention et de sensibilisation destinée aux jeunes pendant les vacances scolaires et universitaires. Lancée en 2003 par Synergies Africaines, elle vise à lutter contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles et d’autres maladies comme le paludisme, la tuberculose et l’hépatite B. Dans l’Adamaoua, selon l’enquête Camphia, le taux de prévalence du Vih/Sida est de 4,2% en 2025. La campagne Vacance sans Sida vise donc à contribuer à la réduction de l’incidence de cette maladie. C’est pour réduire la co-infection que la tuberculose et l’hépatite virale B ont été intégrées à la campagne cette année. Une occasion de faire d’une pierre plusieurs coups dans cette lutte engagée contre ces pathologies qui font des victimes chaque année.















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