Par arrêté ministériel signé le 10 septembre, la région de l’Adamaoua voit sa carte sanitaire renforcée avec la création de trois nouveaux centres de santé intégrés. Cette décision vise à améliorer l’accès aux soins pour les populations des zones reculées et à décongestionner les formations sanitaires urbaines.
Les nouveaux centres, répartis dans des localités de Kognoli, Manwi et Ouro Soua situées le long de la route nationale N°1 offriront des consultations des services de maternité, des soins de première ligne, la vaccination, la planification familiale et des activités de prévention et promotion de la santé. Ces structures longtemps attendues arrivent répondre à des besoins identifiés par les autorités locales. C’est le cas par exemple des CSI de Manwi et de Ouro Soua. En 2025, lors de la cérémonie de remise de prix aux élèves, éleveurs, agriculteurs et certaines formations sanitaires, Mohamadou Bassirou, maire de céans laissait entendre des démarches dans ce sens. « Nous avons fait des plaidoyers auprès du Ministère de la Santé publique pour la création de nouveaux centres de santé pour soutenir l’Hôpital de district », avait-il déclaré. Depuis le 10 septembre, la création actée de ces centres
vient confirmer ce qui se tramait dans les bureaux.
Selon les services de district où sont localisés ces centres de santé, l’implantation de ces centres répond à des critères précis. Il s’agit selon eux, de la densité de population insuffisamment couverte, de l’éloignement par rapport aux hôpitaux de district.
La mise en service progressive des centres sera accompagnée d’un recrutement ciblé de personnel soignant pour appuyer le personnel qui sera envoyé par le Ministère de tutelle. La loi sur la décentralisation qui confère des pouvoirs de recrutement du personnel de santé dans les centres de santé intégré et autres formations sanitaires relevant des compétences des communes sera utilisée afin de doter ces structures du personnel.
Les leaders communautaires saluent l’initiative, qui devrait stimuler la confiance des populations envers le système de santé public. C’est le cas de Ishaga Daouda, élite du coin, le travail mené avec les autres composantes de la région porte des fruits. « Nous travaillons pour le bien de notre région et de ses habitants », a-t-il lancé. Ishaga Daouda, ce fils de la région a depuis des années, contribué au renforcement de la carte sanitaire à travers des plaidoyers au plus haut niveau. Il aura également participé à l’amélioration du plateau technique de l’Hôpital de district de Dang. Cette formation sanitaire reste à ce jour, l’un des premiers recours en cas d’accidents de la voie publique au niveau de la falaise de Mbé ou même au niveau de la route Ngaoundéré-Touboro.
Pour les habitants des territoires concernés, l’existence d’un centre de santé à proximité représente une opportunité de réduction du coût et du temps de transport, facteurs souvent déterminants dans l’accès aux soins. En enrichissant son maillage sanitaire, l’Adamaoua franchit un pas concret vers une couverture sanitaire plus équitable. En attendant l’ouverture de ces centres qui viennent répondre à des besoins qui étaient pressants, les populations de Manwi, Ouro Soua et Kognoli peuvent espérer bénéficier d’une prise en charge quasiment à domicile. Ce qui viendra réduire les coûts connexes de soins.















