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Extrême-Nord : L’ONACC appelle à renforcer la prévention contre les inondations

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Dans son 272e bulletin de prévisions, l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) annonce un risque d’inondations du 16 au 18 septembre 2026 dans les localités de Logone-Birni et Guéré, dans le département du Logone-et-Chari. Face à cette alerte, les services techniques appellent à renforcer les mesures préventives dans les zones exposées.

La région de l’Extrême-Nord reste sous surveillance face aux risques liés aux fortes pluies. Selon les prévisions de l’Observatoire national sur les changements climatiques, le risque d’inondations est particulièrement identifié les 16, 17 et 18 septembre 2026 dans les localités de Logone-Birni et Guéré. Une situation qui appelle à la vigilance des populations, mais surtout à une meilleure anticipation des conséquences des précipitations.

Dans cette partie du pays régulièrement confrontée aux inondations, la prévention ne devrait pas attendre les premières montées des eaux. Pour Bambe, Chef service météorologie au sein de la Délégation régionale des Transports pour l’Extrême-Nord, l’une des premières mesures consiste à suivre régulièrement les alertes et à transmettre rapidement les informations aux populations vivant dans les zones à risque.

« L’alerte météorologique doit être considérée comme un outil de prévention. Lorsqu’un risque d’inondation est annoncé, les populations doivent prendre des dispositions avant l’arrivée des fortes pluies. Il faut éviter les déplacements non urgents pendant les épisodes pluvieux importants et surtout rester attentif aux informations diffusées par les services compétents », explique Bambe.

Au-delà de l’information météorologique, la prévention repose également sur l’entretien des ouvrages d’assainissement. Le curage régulier des caniveaux et des drains, l’évacuation des déchets qui obstruent les voies d’écoulement des eaux et l’entretien des ouvrages hydrauliques constituent des actions essentielles pour limiter les ruissellements et les stagnations d’eau.

« Ce qu’il faut surtout éviter, c’est d’attendre que l’eau soit déjà dans les maisons pour commencer à chercher des solutions. Le curage des caniveaux doit se faire avant les fortes pluies. Il faut également libérer les voies naturelles d’écoulement et éviter d’occuper les zones basses ou les espaces connus comme étant exposés aux inondations », insiste le responsable du service météorologie.

Dans les zones exposées, l’occupation anarchique des espaces naturels d’écoulement des eaux constitue également un facteur aggravant. La construction dans les zones inondables, le remblaiement des bas-fonds et l’obstruction des passages naturels de l’eau peuvent transformer de fortes précipitations en véritables catastrophes pour les populations et leurs biens.

Pour Meyong, responsable de l’ONACC dans l’Extrême-Nord, l’anticipation doit désormais occuper une place centrale dans la gestion des risques climatiques.

« Nous devons véritablement développer une culture de prévention dans nos

communautés. Une alerte ne doit pas seulement être perçue comme une information sur la météo, elle doit conduire à des actions immédiates. Il faut notamment nettoyer les caniveaux, libérer les passages d’eau, protéger les biens et éviter les zones susceptibles d’être rapidement envahies par les eaux », souligne-t-il.

La prévention passe aussi par le comportement des populations. En période de fortes pluies, les déplacements non urgents doivent être limités, particulièrement dans les secteurs où les routes sont susceptibles d’être coupées par les eaux. Les habitants des zones basses ou proches des cours d’eau sont appelés à rester attentifs à l’évolution de la situation et à se préparer à rejoindre, si nécessaire, des zones plus sûres.

Les autorités locales ont également un rôle déterminant à jouer. Il s’agit notamment d’identifier les secteurs vulnérables, de maintenir les voies d’évacuation dégagées, de surveiller les cours d’eau et de mettre en place des mécanismes d’alerte permettant d’informer rapidement les communautés en cas d’aggravation de la situation.

« La lutte contre les inondations ne doit pas commencer lorsque les dégâts sont déjà visibles. Les collectivités et les populations doivent travailler en amont. Cela passe par l’aménagement des zones à risque, l’entretien des ouvrages d’assainissement, la surveillance des cours d’eau et surtout le respect des alertes. La prévention permet de réduire considérablement l’exposition des populations », précise Meyong.

Dans le Logone-et-Chari, où Logone-Birni et Guéré sont directement citées dans le bulletin de l’ONACC, cette anticipation apparaît d’autant plus importante. La prévention des inondations ne se limite donc pas à réagir lorsque les eaux ont déjà envahi les habitations. Elle suppose une action en amont, fondée sur l’information, l’entretien des infrastructures d’assainissement, l’aménagement du territoire et la préparation des populations.

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Samuel Adjewa

Journaliste communicateur

Samuel Adjewa est journaliste-communicateur basé à l’Extrême-Nord du Cameroun. Il est correspondant régional du groupe Échos Santé dans cette partie du pays. Il est actuellement en Master 2 en communication des organisations à l’Université de Maroua. Il a collaboré avec plusieurs médias et ONG nationales et internationales, notamment dans la production de contenus radio et documentaires. Son travail s’intéresse particulièrement aux questions de santé, de développement local et de communication institutionnelle.

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