Un petit garçon vigoureux, né d’une mère de 42 ans, est venu concrétiser le 28 octobre 2026 la 700ᵉ réussite par fécondation in vitro au Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH).
L’émotion et la fierté scientifique étaient à leur comble ce 28 octobre 2026 au sein des blocs opératoires du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (Chracerh). Dans une atmosphère empreinte de solennité et d’espérance, les cris d’un nouveau-né sont venus percer le silence clinique pour écrire une nouvelle page glorieuse de l’histoire de la médecine de la reproduction au Cameroun. Un petit garçon vigoureux, né d’une mère âgée de 42 ans, a poussé son premier soupir, portant officiellement à 700 le nombre d’enfants mis au monde par fécondation in vitro (FIV) au sein de cette institution hospitalière de référence basée à Yaoundé.
L’intervention chirurgicale d’une haute précision technique a été conduite de main de maître par le Professeur Jean-Marie Kasia, Administrateur-Directeur Général du CHRACERH et figure de proue de l’obstétrique africaine, entouré pour la circonstance d’une équipe clinique chevronnée comprenant notamment les Docteurs Vanina Ngono et Mbala Peter. Cette réussite médicale retentissante ne représente pas seulement un chiffre symbolique : elle incarne le triomphe de la science et de la ténacité face au drame silencieux de l’infertilité conjugale qui frappe de nombreux couples dans la sous-région.
Une référence sous-régionale en assistance médicale à la procréation
Depuis son inauguration, le Chracerh s’est imposé comme le bastion incontournable de l’assistance médicale à la procréation (AMP) et de la chirurgie endoscopique en Afrique centrale. En franchissant la barre mythique des 700 naissances issues de la procréation médicalement assistée, l’établissement démontre la maturité de son plateau technique, la rigueur de ses protocoles de laboratoire et l’expertise de haut niveau de son personnel médical et paramédical.
Dans un contexte africain où l’infertilité demeure trop souvent vécue comme un stigmate social et une tragédie personnelle, le Chracerh redonne le sourire aux familles désespérées. L’âge de la parturiente 42 ans souligne d’ailleurs la complexité biologique relevée par l’équipe médicale. La prise en charge des grossesses tardives ou associées à des pathologies gynécologiques complexes constitue en effet l’un des domaines d’excellence de la structure, qui réussit le pari de repousser les frontières biologiques grâce aux technologies de pointe
Une réponse concrète aux défis de l’infertilité en Afrique
Chaque naissance enregistrée au Chracerh s’inscrit dans une politique globale de santé publique visant à démocratiser l’accès aux soins de reproduction de haute technicité. Sous la conduite du Pr Jean-Marie Kasia, le centre continue d’affiner ses techniques d’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), de culture embryonnaire et de diagnostic préimplantatoire, rivalisant ainsi avec les meilleurs standards internationaux.Ce 700ᵉ « bébé miracle » témoigne également de la vision des pouvoirs publics camerounais, qui ont doté le pays d’un outil hospitalier de classe mondiale capable d’enrayer l’évacuation sanitaire coûteuse des couples vers l’étranger.
Au-delà des performances chiffrées, c’est toute une dynamique de recherche, de formation et d’innovation clinique qui se consolide au quotidien.Au lendemain de cette naissance historique, la joie de la jeune maman et le soulagement de sa famille font écho à la détermination de la direction du Chracerh.
Plus que jamais déterminé à offrir un espoir renouvelé aux femmes et aux hommes en quête de parentalité, le centre de Yaoundé réaffirme son engagement à faire briller l’excellence médicale camerounaise sur la scène internationale, un berceau à la fois.













