Plusieurs déclarations fortes du chef de la délégation du Cameroun , présente à Genève, en l’occurrence le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, ont permis de faire résonner la voix du pays sur les enjeux cruciaux en phase avec les priorités de la couverture santé universelle.
À quelques heures de la clôture de la 78ᵉ assemblée mondiale de la Santé, les débats s’intensifient à Genève, en Suisse. Hier, au cours des travaux, le Cameroun s’est à nouveau exprimé à travers son ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie. De source digne de foi, il était question de relayer les positions du pays sur des enjeux cruciaux, en phase avec les priorités de la Couverture santé universelle (CSU). Soulignant que 19 des 175 produits médicaux soumis à l’homologation en 2024 ont été rejetés pour défauts de qualité au Cameroun, le Minsanté a mis l’accent au cours de son allocution sur la menace croissante des médicaments de qualité inférieure ou falsifiés. « Le pays appelle à un renforcement urgent des systèmes de régulation, ainsi qu’à une coopération internationale accrue dans la lutte contre ce fléau silencieux », précise la cellule de communication du ministère de la Santé publique.
Pour une santé équitable, pour tous et partout, le Dr Manaouda Malachie a également évoqué la standardisation de la nomenclature des dispositifs médicaux essentiels pour garantir l’accès à des équipements de qualité. Prônant ainsi l’évolution vers un système de soins plus efficace et transparent. « Nous avons adopté la classification de l’IMDRF et travaillons à une base de données partagée en Afrique », a précisé Dr Manaouda.
L’exode des professionnels de santé était également au cœur des préoccupations de la délégation camerounaise présente à Genève. Car le phénomène affaiblit les systèmes déjà fragiles des pays en développement. « Le pays plaide pour la mise en place d’un fonds de soutien international et d’une plateforme de suivi éthique du recrutement, pour assurer que les règles du Code mondial de l’OMS soient respectées », a-t-on appris.
Se basant sur les positions de la région africaine de l’OMS, le Cameroun défend une approche solidaire, où chaque pays contribue au renforcement global de la santé. L’appel est clair : « Il faut mutualiser les efforts, transférer les compétences, innover ensemble. »
Junior NTEPPE KASSI















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