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Protection de la Faune au Cameroun : Un cadre juridique rigoureux pour les aires protégées

Le cadre juridique camerounais démontre une volonté forte de concilier la protection de la faune avec le respect des droits des populations, en mettant en place des processus rigoureux de consultation et d'indemnisation.
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La préservation de la biodiversité et la gestion des espaces naturels sont des enjeux majeurs pour le Cameroun. La législation en vigueur encadre de manière stricte la création, l’extension, le classement ou le déclassement des aires protégées, garantissant un processus transparent et l’implication des populations.

L’un des aspects fondamentaux de cette réglementation est la prise en compte des droits des populations locales. La création ou l’extension d’un parc national, d’une réserve écologique intégrale, d’un game-ranch ou d’une réserve de faune ne peut intervenir qu’après indemnisation des personnes concernées, conformément à la législation en vigueur, lorsque leurs droits sont affectés. Cette mesure vise à éviter les litiges et à assurer une adhésion des communautés aux projets de conservation.

Ce dossier comprend des éléments clés pour une évaluation exhaustive : Un plan de situation visé par l’Administration chargée du cadastre, permettant de délimiter précisément la zone concernée. Une note technique élaborée par le Ministre chargé de la Faune, détaillant les objectifs visés par la mesure préconisée et son impact attendu. Le procès-verbal de la commission ad hoc, dont le rôle est central dans le processus.

Pour gérer les potentielles réclamations et assurer l’équité, une commission est créée dans chaque département. Cette “commission” a deux missions essentielles : Examiner et donner un avis sur les éventuelles réclamations ou oppositions des populations ou de toute personne intéressée lors des opérations de création, d’extension, de classement ou de déclassement d’une aire protégée. Passé le délai de trente jours pour les réclamations, aucune opposition n’est recevable. Évaluer tout bien devant faire l’objet d’expropriation et dresser un état à cet effet, conformément aux textes en vigueur.

Cette commission, présidée par le Préfet ou son représentant, est composée de membres issus de diverses administrations clés : agriculture, mines, domaines, aménagement du territoire, élevage, tourisme, ainsi que le(s) député(s) du département. Le Président peut également faire appel à toute personne jugée compétente. Le responsable du Ministère chargé de la Faune assure le rôle de rapporteur et le secrétariat, garantissant ainsi une expertise technique au cœur des débats. Il est important de noter que les fonctions au sein de cette commission sont bénévoles.

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Enfin, la législation insiste sur la délimitation des aires protégées. Leurs limites doivent être aussi naturelles que possible, en suivant notamment les cours d’eau, les lignes de crête ou les thalwegs, et doivent impérativement être matérialisées conformément à la réglementation. Cette exigence vise à assurer la clarté et la pérennité de ces espaces de conservation.

Le cadre juridique camerounais démontre une volonté forte de concilier la protection de la faune avec le respect des droits des populations, en mettant en place des processus rigoureux de consultation et d’indemnisation. C’est un pas essentiel vers une gestion durable de la biodiversité du pays.

Angélique EKAMAN Stg

 

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