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Zoonoses : Quand la viande de brousse devient une bombe sanitaire à retardement

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Entre braconnage incontrôlé, systèmes de surveillance défaillants et risques épidémiques croissants, le Cameroun fait face à une menace sanitaire silencieuse. Alors que les pays voisins ont déjà subi des épidémies dévastatrices comme Ebola, une étude révèle les failles criantes du dispositif de prévention local. Enquête sur ces maladies animales qui guettent le passage à l’homme.

Les maladies zoonotiques, qui se transmettent de l’animal à l’homme, représentent une menace sérieuse pour la faune, les animaux domestiques et, surtout, pour la sécurité sanitaire de l’humain. En effet, dans un pays où la majorité de la population vit en milieu rural, la faune sauvage est une source de protéines essentielle. Cependant, la manipulation de la viande de brousse par les braconniers et les restaurateurs les expose à une multitude de germes pathogènes. Par ailleurs, les pays voisins du Cameroun ont déjà connu des épidémies dues à des zoonoses émergentes, comme la fièvre Ebola et la fièvre de la vallée du Rift. De plus, les mortalités de primates et d’autres mammifères sauvages enregistrées récemment au Cameroun prouvent que ces agents pathogènes sont déjà en circulation. Ces constats justifient la mise en place d’un programme efficace de détection précoce et de riposte.

Des lacunes à combler pour une meilleure riposte

L’analyse de la situation a mis en lumière plusieurs faiblesses des systèmes de surveillance actuels. D’une part, la présence de zoonoses dans toutes les régions est accentuée par l’existence de comportements à risque, tels que le braconnage et l’agro-pastoralisme dans les aires protégées. D’autre part, les systèmes de surveillance épidémiologique en santé humaine et animale souffrent d’un manque de coordination. De surcroît, le personnel n’est pas toujours suffisamment formé, les laboratoires manquent d’équipements, et la circulation des informations est inadéquate, notamment en raison de l’absence d’un bureau de veille sanitaire intersectoriel.

En outre, la formation professionnelle n’intègre pas encore l’approche « Une seule santé » dans ses programmes, et la recherche sur les zoonoses, bien que soutenue par des partenariats étrangers, reste incoordonnée. Le programme vise à pallier ces manquements en renforçant les systèmes d’épidémiosurveillance et de riposte. À cet égard, il prévoit de renforcer les capacités des acteurs à tous les niveaux, ainsi que de promouvoir la recherche fondamentale et opérationnelle sur les zoonoses, tout en respectant l’approche « Une seule santé ».

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De surcroît, le programme est un fruit du consensus national entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la santé environnementale. Par conséquent, il représente une réponse forte à la menace des risques zoonotiques et il témoigne de la volonté du Cameroun de devenir plus compétitif sur le plan international.

Samuel ADJEWA

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