Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • Cataracte infantile : Quand la cécité frappe les plus jeunes
A LA UNE

Cataracte infantile : Quand la cécité frappe les plus jeunes

Email : 354

Longtemps perçue comme une affection de la vieillesse, la cataracte menace également la vue des enfants. Cette opacification du cristallin, si elle n’est pas traitée à temps, constitue une cause majeure de cécité infantile. Face à l’urgence de la situation, les professionnels de la santé appellent à une vigilance accrue des parents et à un engagement plus fort des pouvoirs publics pour protéger l’avenir des plus jeunes.

La cataracte infantile, bien que moins médiatisée que sa version adulte, peut avoir des origines variées et complexes. Selon le Dr Marie Njoya Josiane, ophtalmologue à l’hôpital général de Douala, elle peut être congénitale, c’est-à-dire présente dès la naissance. Dans ce cas, elle est parfois due à une infection de la mère pendant la grossesse, comme la rubéole, ou elle peut être d’origine génétique ou associée à d’autres malformations.

Par ailleurs, une cause fréquente est le traumatisme. L’expérience de la mère de Bobbie en est un témoignage poignant. Son fils, blessé à l’œil par des ciseaux lors d’un jeu, a vu son cristallin s’opacifier rapidement. “On s’est dit que c’était passager, mais une semaine après, nous avons constaté une blancheur dans l’œil. L’hôpital a été notre premier réflexe. La prise en charge a été un succès, aujourd’hui il porte des lunettes”, confie-t-elle. De plus, certaines pathologies comme le diabète peuvent également être responsables de cette affection.

L’urgence d’une détection précoce                         

La cataracte chez l’enfant se caractérise par une opacité du cristallin qui, si elle n’est pas traitée, entraîne une perte de vision progressive. Les conséquences d’un diagnostic tardif sont particulièrement lourdes pour le développement de l’enfant. “Il peut avoir de l’amblyopie, c’est-à-dire que l’œil malade peut devenir paresseux et ne pas bien voir à l’âge adulte. Plus grave encore, la maladie peut conduire à la cécité”, prévient le Dr. TETMOUN.

C’est pourquoi une vigilance parentale est essentielle. Les signes d’alerte incluent l’apparition d’une tache blanche dans l’œil, un retard visuel (l’enfant a du mal à suivre les mouvements ou les objets), des mouvements involontaires des yeux, ou des difficultés à lire à l’école. En cas de doute, une consultation immédiate chez un ophtalmologue est indispensable.

Le coût des soins et un appel aux pouvoirs publics

Si l’expertise et le matériel pour traiter la cataracte existent au Cameroun, le coût des soins reste un obstacle majeur. Le manque de moyens financiers empêche de nombreuses familles d’accéder à l’opération et aux soins post-opératoires, ce qui freine l’éradication de la maladie.

A lire aussi: Vaccination : Le Cameroun salué par Gavi pour ses progrès

Un appel pressant est donc lancé aux autorités pour qu’elles se penchent sur cette problématique. Le Dr TETMOUN insiste sur la nécessité de mettre en place des campagnes de sensibilisation, notamment autour de la Journée mondiale de la vue le 13 octobre. Elle appelle également à des mesures préventives : un bon suivi des femmes enceintes, la sensibilisation des enfants aux dangers des jeux avec des objets et des consultations ophtalmologiques systématiques à l’âge de 6 mois et à l’entrée à l’école. C’est en agissant ensemble, gouvernement, professionnels de la santé et parents, que nous pourrons protéger la vue et l’avenir des plus jeunes.

Audray NDENGUE Stg

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1393 du vendredi 24 avril 2026

×