Au cours de la marche organisée en prélude à la journée mondiale de lutte contre le Vih/sida, le personnel de cette formation sanitaire a sillonné quelques artères et marchés de la capitale économique pour annoncer les journées de dépistage gratuit prévues du 1er au 2 décembre 2025.
La journée mondiale de lutte contre le Vih/ sida se célèbre chaque 1er décembre. À cette occasion, les acteurs de la société civile, les institutions et autres groupes se mobilisent pour mener des campagnes de sensibilisation et des dépistages gratuits. Cette année, l’hôpital général de Douala ne déroge pas à la règle.
Cette formation sanitaire de première catégorie a lancé les hostilités de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Vih-Sida, samedi 29 novembre 2025, par une marche de sensibilisation. À 7h, une centaine de personnes constituée du personnel de l’hôpital général de Douala se sont réunis à l’esplanade de cet établissement. Ils portaient tous des T-shirt de couleur blanche avec inscrit à l’arrière du vêtement « 1er décembre 2025, journée mondiale de lutte contre le Vih-Sida » et à l’avant l’insigne rouge symbolisant la lutte contre le Vih-Sida.
Pour faire passer le message, les marcheurs ont sillonné quelques carrefours et quartiers populeux du 5è arrondissement de la capitale économique, localité où se trouve l’Hôpital général de Douala. Ils sont passés par le quartier Ndogbong, ensuite Pk8, cité des palmiers et finalement, Malangue via Bedi. Ils ont marqué quelques pauses dans certains endroits, comme le marché de la Cité des palmiers afin de partager les préservatifs et répondre aux questions des usagers sur la marche organisée.
« Il s’agit d’une marche de sensibilisation, venez-vous faire dépister gratuitement à l’hôpital général de Douala pour lutter contre le Vih-Sida », répond avec une voix suave une participante à la marche à un vendeur ambulant. Le message de sensibilisation et d’appel est accompagné de distribution de préservatifs.
Plus de 3000 paquets de préservatifs à distribuer
Pendant cette campagne, environ 3000 paquets de préservatifs seront distribués. Grâce à l’accompagnement du Groupe technique régional (GTR) de lutte contre le Vih-Sida, l’hôpital général envisage réaliser un grand nombre de tests. « Le GTR Sida est là pour nous accompagner. Cette année le GTR nous a soutenu que ce soit en test du Vih et tests de syphilis… il nous a fourni des préservatifs et plus de 3000 seront distribués au cours de cette campagne et c’est pendant les jours de dépistage que nous envisageons partager un grand nombre », détaille Philomène Tido, major du Centre du traitement agréé (CTA) de prise en charge pour le Vih à l’hôpital général de Douala.
Les journées de dépistage du Vih-Sida et autres maladies comme la Syphilis, le diabète, l’hypertension artérielle, sont prévues du 1er au 2 décembre 2025 à l’hôpital général de Douala. Et plus de 500 personnes sont attendues.
« La marche sportive est une activité qui est importante, parce qu’elle nous permet de sensibiliser davantage les populations sur les infections à Vih, les méthodes de prévention surtout, parce qu’il faut savoir qu’une personne qui n’est pas prise en charge va plus tard être dans la phase de complication, qui peut être fatale. Et, une personne non traitée va contaminer d’autres personnes. C’est important pour nous d’encourager le grand public à se faire dépister, chacun doit connaître son statut sérologique afin de limiter la propagation du virus et après se faire prendre en charge précocement, c’est donc l’occasion de sensibiliser encore et encore. Il est recommandé que 95% connaissent leur statut », déclare Dr Marie Thérèse Ngo Nsoga Espe Mbappe, responsable du centre du traitement agréé de prise en charge pour le Vih à l’hôpital général de Douala.
Ghislaine DEUDJUI
Réactions
« On peut être porteur du Vih et ne pas connaître son statut »

« Cette marche marque le début des activités, c’est déjà pour informer la population que l’hôpital général de Douala est là pour les recevoir, les prendre en charge, leur préoccupation sur cette journée et tout autre chose. Nous serons à leur disposition tout le mois de décembre. Il faut marcher pour sensibiliser les gens et leur faire comprendre que la confidentialité dans la prise en charge du Vih est vraiment le mot d’ordre et que vraiment si nous sommes là c’est pour pousser les jeunes à venir. De zéro à 90 ans on peut être porteur du VIH et ne pas connaître son statut, l’objectif de la sensibilisation, c’est vraiment faire dépister un maximum de personnes ou être informé du danger qui mine notre société.”
« Nous permettre de prendre des initiatives plus sincères »

« C’est la première fois que je prends part à une telle initiative. Cela m’a permis de comprendre les enjeux autour de cette sensibilisation. Cette marche a été bénéfique pour nous. Nous avons fait un long trajet pour faire passer un message dont je suis certain a atteint sa cible. Nous avons échangé avec certaines personnes, nous avons distribué des préservatifs pour inviter les gens à se préserver. Pour moi cette marche était vraiment très bénéfique. Oui, pour moi, c’était vraiment un bénéfice. C’était aussi éducatif. Nous avons travaillé en équipe. J’ai trouvé cela symbolique. Et cela va également nous permettre de prendre des initiatives plus sincères ».
« A travers le sport, on retrouve aussi la paix du cœur »

« Je suis très ancrée dans le social et ce qui se passe à l’hôpital général de Douala va dans ce sens. Vous savez, j’aime les personnes démunies, je les approche pour leur apporter de mon secours, de mon savoir. Aujourd’hui, il y a des enfants qui souffrent de multiples problèmes de santé. Et des journées sont dédiées à différentes maladies pour rappeler l’importance de la sensibilisation. Il y a la journée dédiée au diabète, la journée mondiale du cancer qui est passé tout récemment, et aujourd’hui c’est la journée mondiale Vih. Donc, l’intérêt que je trouve, c’est de voir tout le monde égayé, moi qui suis coach sportif je transmets à travers des activités sportives. A travers le sport, on retrouve aussi la paix du cœur. On se retrouve ensemble, parfois, ces malades sont isolés. Ils se sentent isolés. Alors, si on peut les apporter un plus, pour qu’ils se sentent aussi dans le vivre ensemble. C’est cela mon intérêt, particulièrement ».
Propos recueillis par Ghislaine DEUDJUI















Comments are closed