Cette formation sanitaire a lancé depuis lundi 26 mai 2025, une campagne de dépistage gratuit de l’hypertension artérielle. L’objectif de faire un état des lieux de l’hypertension artérielle vis-à-vis dans la population environnante. C’est de sensibiliser les populations sur l’hypertension artérielle et de pouvoir prendre en charge les patients hypertendus qui s’ignorent.
Il est donc question de faire des diagnostiques précoces, d’évaluer ceux qui en souffrent déjà et aboutir une prise en charge efficace. Le programme est porté par le service de la cardiologie qui va consacrer trois jours pour des consultations approfondies. Toute une organisation a donc été mise en place par le Dr Estelle Nguelo, sous la coordination du prof. Emile Mboudou, directeur général de HGOPED.
Rendu sur les lieux ce lundi, une banderole à l’entrée indique l’effectivité du programme. Dans la cour à l’intérieur, un espace est aménagé pour accueillir ceux qui sont venus se faire consulter. Cinquante chaises sont placées sous une bâche. Une table et deux infirmières entretiennent les premières personnes à qui l’on a remis des numéros de passage.
Dans l’espace dédié aux consultations, 5 étapes attendent les patients. D’abord la prise de poids et la taille. Ensuite la prise de tension, la vérification de la glycémie. Après quoi le patient est soumis à une sorte d’évaluation. Un jeu de questions-réponses fait par un médecin. La fiche d’évaluation est remise au patient qui va être conduit chez la cardiologue pour le diagnostic final.
Connaitre comment son corps est
« J’ai eu cette information dans les réseaux sociaux. Je suis venu avec mon épouse pour la consultation. J’estime qu’il ne faut pas seulement attendre qu’on tombe pour courir à l’hôpital. Encore que c’est vraiment gratuit. Nous n’avons rien déboursé comme argent. A part notre transport pour venir ici à l’hôpital gynéco-obstétrique. Il est important de connaitre comment son corps est », a répondu un patient sur place.
Maladie silencieuse
Et il faut vraiment s’y mettre. Dès lors que : « L’hypertension artérielle, une maladie qui est le plus souvent silencieuse, qui ne se manifeste par aucun symptôme dans la plupart du temps. C’est une maladie qualifiée de maladie silencieuse. Parce qu’il n’y a pas de symptômes particuliers », va expliquer Dr. Estelle Nguelo, cardiologue.
Pour le Pr Atanase Dzude Tamdja, il y a nécessité de consulter, les corps humains ayant perdu les aptitudes naturelles de protection «Nous sommes de moins en moins suffisamment immunisés pour nous protéger de manière naturelle contre les maladies », dit le cardiologue-rythmologue qui accuse les effets de la mondialisation sur l’Afrique : «… L’occidentalisation de notre mode de vie nous fragilise aussi, ça nous met à risque de développer un peu plus les maladies non transmissibles, dont les maladies cardiovasculaires. Mais aussi les maladies transmissibles comme les infections », nous explique-t-il.
17 millions de patients meurent chaque année
L’hypertension artérielle constitue un problème majeur de santé publique dans les pays en développement. Elle toucherait 10 à 15 % de la population adulte en Afrique noire. Avec des taux plus élevés en milieu urbain.
Une étude publiée dans la revue ‘’Médecine Tropicale’’ en 2007 est précise : « L’hypertension artérielle (HTA) est actuellement reconnue comme un problème de santé publique à l’échelle mondiale, En raison de sa fréquence et des risques de maladies cardiovasculaires et rénales qui lui sont attachés. Plus d’un quart (26,4%) de la population mondiale adulte est hypertendue. Et cette proportion devrait atteindre 29,2% à l’horizon 2025c, soit près de 1,6 milliard de sujets hypertendus », nous-a-t-on expliqué.
C’est dès maintenant « le plus fréquent des facteurs de risque en termes de mortalité et de morbidité cardiovasculaires. Parmi les 17 millions de patients. Qui meurent chaque année de maladies cardiovasculaires, on estime que 7 à 8 millions sont hypertendus », lit-on.
Alphonse Jèné













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