Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • ENTRETIEN
  • « Nous avons perdu des proches, engageons-nous pour que plus jamais ça »
ENTRETIEN

« Nous avons perdu des proches, engageons-nous pour que plus jamais ça »

Email : 0

Présidente exécutive de Malaria NTD Youth Corps Cameroon, Sandrine Ngwat Christelle livre un témoignage poignant : elle a perdu sa fille de quatre mois des suites du paludisme. De cette tragédie personnelle est née une mobilisation nationale de jeunes formés par l’Alliance des dirigeants africains (ALMA). Dans cet entretien, elle détaille les actions concrètes sur le terrain nettoyage des gîtes larvaires, formation d’agents de santé, accompagnement des réfugiés, les résistances liées aux croyances, et l’urgence d’un changement social et comportemental. Son message aux jeunes : le paludisme est guérissable, éliminons-l’ensemble.

Est-ce que vous pouvez vous présenter, s’il vous plaît ?

Je suis madame Ngwat Sandrine Christelle, présidente exécutive de Malaria NTD Youth Corps Cameroon.

D’accord. Qu’est-ce que c’est que Malaria Youth Corps Cameroon ?

Malaria Youth Corps Cameroon est une initiative de ALMA, l’Alliance des dirigeants des pays africains pour la lutte contre le paludisme. Ces dirigeants se sont mis ensemble pour accompagner les pays et les gouvernements vers l’élimination du paludisme, en formant les jeunes au sein même de ces pays africains. Nous avons été formés en 2020. Nous étions près de 5 000 à postuler, et 50 ont été retenus au Cameroun. ALMA nous a formés sur la carte des scores, les maladies tropicales négligées, le paludisme et la dissémination. À la fin de cette formation, nous avons été introduits en 2022 auprès du Programme national de lutte contre le paludisme, pour accompagner effectivement le gouvernement dans l’élimination du paludisme. À cet effet, nous avons décidé de légaliser nous-mêmes cette association, puisque c’était d’abord un programme. Nous avons donc légalisé l’association pour pouvoir travailler sur le terrain avec d’autres organisations et partenaires. C’est ainsi qu’en 2023, nous avons légalisé l’association qui s’appelait d’abord « Armée des jeunes pour le paludisme ». Quand nous avons vu que le terme « armée » créait une confusion, ALMA nous a dit : « Mettez plutôt Corps des jeunes pour la lutte contre le paludisme ». Et quand nous avons mis cela, l’un des directeurs au ministère de la Santé a ajouté : « N’oubliez pas également les maladies tropicales négligées. » C’est comme cela que nous avons renforcé nos statuts et notre règlement intérieur en intégrant les maladies tropicales négligées, d’où le nom Malaria NTD (Neglected Tropical Diseases) – contre le paludisme et les maladies tropicales négligées.

Voilà comment Malaria NTD Youth Corps est né. C’est l’ensemble de ces jeunes formés, qui constituent ce noyau. Il y a des médecins, des infirmiers, des agents de santé communautaire, des juristes, des spécialistes en suivi-évaluation, des comptables, des auditeurs. C’est un ensemble de jeunes répartis dans les dix régions du Cameroun. Nous descendons sur le terrain pour mener des activités, identifier les besoins prioritaires des populations – c’est à partir de cela que nous agissons.

Depuis 2020, vous êtes en train de travailler. Quelles sont déjà vos réalisations les plus marquantes et les plus frappantes ?

En 2024, nous faisons le lancement officiel de Malaria NTD Youth Corps Cameroon. Nous avons invité tous les partenaires, internationaux et nationaux, avec le ministère de la Santé. Nous avons été suivis par plus de dix mille jeunes en ligne, car l’événement était hybride (présentiel et en ligne). Nous avons marqué les esprits par cet élan de jeunesse. On nous a écrit de Chine, d’Europe, pour nous demander comment nous avions fait pour mobiliser les jeunes dans la lutte contre le paludisme.

Nous avons même été invités par l’Union africaine, qui nous a demandé quelles sont les astuces que nous utilisons pour que les jeunes nous accompagnent. C’est là que nous avons expliqué que nous avons nous-mêmes vécu l’incidence du paludisme. Moi qui vous parle, j’ai perdu ma fille de quatre mois à cause d’un accès grave de paludisme après la naissance. C’était en 2014, cela fait douze ans. On allait à l’hôpital, on vous mettait un perfuseur, on vous donnait peut-être une moustiquaire, vous rentriez sans savoir si vous faisiez face à un problème ou à une maladie.

Nous sommes nous-mêmes victimes du paludisme. Parce que quand quelqu’un n’a pas vécu quelque chose, il ne peut pas expliquer exactement comment cela se manifeste. Pendant tous ces mois, nous nous sommes dit : voilà ce que nous avons subi. Est-ce que notre communauté va vivre la même chose ? C’est ainsi que nous avons fait ce lancement. Des représentants de ALMA, venus même des États-Unis, étaient présents avec plusieurs partenaires.

Après ce lancement, nous sommes descendus sur le terrain. Nous avons commencé par le MINFEM, avec le chef de la Délégation régionale que je remercie aujourd’hui pour son soutien. Nous avons nettoyé tous les gîtes larvaires. Nous avons enrôlé plus de 1000 jeunes pour le faire. Pendant ce temps, nous avons remarqué que beaucoup de personnes venaient vers nous pour des accompagnements : des femmes enceintes, des jeunes, qui voulaient savoir comment nous pouvions les aider à éliminer le paludisme chez eux. Beaucoup nous ont dit : « Venez dans notre quartier, aidez-nous à faire pareil. »

Aujourd’hui, Malaria NTD Youth Corps est partenaire régional du projet Gavi 5.0 – FIP (Financement Intégré pour la vaccination), qui vise la réduction de la mortalité infanto-juvénile à travers la vaccination, ciblant les zéro dose et les sous-vaccinés. Nous sommes opérationnels au niveau de l’Est, car nous y avons été légalisés. Nous avons déjà plusieurs réalisations concrètes. Nous avons formé plus de 100 agents de santé communautaire. À l’Extrême-Nord, nous travaillons avec les réfugiés, les déplacés internes et les personnes victimes de viol. Nous avons formé des réfugiés, accompagné des femmes victimes de viol, accompagné plusieurs jeunes et femmes enceintes lors des consultations prénatales. Nous abordons la question de la prise de décision, car dans certaines cultures, ce n’est pas facile : il faut la parole de l’autorité. C’est pourquoi nous intégrons l’aspect genre dans la lutte contre le paludisme. L’aspect genre cherche à savoir qui donne le droit d’aller sauver l’enfant qui a besoin de vaccination ou qui est malade. Voilà quelques-unes de nos réalisations, de façon ramassée.

Nous avons également été félicités et remerciés par le ministre en 2023, lors de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme à l’hôtel Hilton. Nous avons reçu un certificat pour nous encourager dans la lutte contre le paludisme.

D’accord. Est-ce que vous avez l’impression que vos réalisations portent leurs fruits sur le terrain ?

Bien évidemment, puisque jusqu’à maintenant nous sommes appelés de toutes parts. On nous écrit. Par exemple, une femme enceinte m’appelle : « Madame, je suis dans telle église. On nous interdit d’aller à l’hôpital. On nous demande de boire du sirop. Je suis enceinte, que dois-je faire ? La dernière fois, on a jeté une femme dehors parce qu’elle avait accouché sans avoir fait de consultation prénatale. On l’a jetée de l’église, et l’enfant était né bizarrement car il n’avait reçu aucun vaccin. » Elle me demande si je peux lui faire une déclaration de naissance à l’hôpital. J’ai dit que ce n’est pas possible ; il faut d’abord se rendre à l’hôpital pour évaluer l’état de l’enfant, essayer de rattraper les vaccins, et permettre à la mère et à l’enfant d’être en bonne santé.

Il y a beaucoup de problèmes de mœurs, de coutumes et de croyances qui bloquent l’accès aux soins et aux services de qualité pour les personnes vulnérables. Je prends ce cas pour vous dire que nous sentons réellement l’impact, et nous sommes encouragés à faire ce travail parce que nous voyons l’effet positif dans nos différentes communautés.

L’important, c’est que les gens prennent conscience du problème. Pour s’impliquer, il faut comprendre où l’on veut aller. Beaucoup de jeunes viennent nous voir : « Ma maman est décédée du paludisme », « Mon petit frère a eu un paludisme cérébral ». À un stade avancé, le paludisme cérébral empêche même l’enfant d’aller à l’école ; il devient déstabilisé, vulnérable, incapable de s’exprimer. Donc beaucoup de jeunes doivent prendre conscience des besoins prioritaires dans leur propre maison, leur propre communauté. S’engager pour eux signifie : « Plus jamais ça. » Nous pouvons vaincre et éliminer le paludisme. C’est une maladie guérissable, que l’on peut éliminer, et qui tue une grande partie de la population. L’incidence est très élevée, même en ce moment. Nous devons tous mettre la main à la pâte et dire : nous ne voulons plus de ce fléau. Si nous devons l’éliminer, éliminons-le. Engageons-nous aujourd’hui pour que nos mamans, nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos grands-mères ne meurent plus ni ne souffrent plus du paludisme.

L’engagement de la jeunesse est de sensibiliser les autres jeunes : voilà, nous avons un problème sur la table. Mettons nos deux mains dans la main, fédérons nos énergies, nos synergies, pour pouvoir éliminer le paludisme au Cameroun.

 D’accord. Dites-nous concrètement comment vous travaillez sur le terrain.

Notre travail de terrain se fait en plusieurs étapes. D’abord, nous descendons sur le terrain. Nous allons au niveau des communautés pour nous enquérir de leur fonctionnement. On ne peut pas entrer dans une communauté sans savoir comment elle fonctionne, quelles sont ses limites, ses us et coutumes. Ensuite, nous allons vers les chefs traditionnels de la région, nous échangeons avec eux pour comprendre les besoins prioritaires. Parfois, on pourrait penser qu’il faut apporter des tests de diagnostic rapide ou des formations, alors que le besoin prioritaire est peut-être de nettoyer les gîtes larvaires pour faire de la lutte antivectorielle. C’est la communauté qui nous dit : « Ici, chez nous, voici notre problème exact. »

Une fois que nous avons recueilli ces besoins, nous nous asseyons, nous réfléchissons à l’activité que nous pouvons mener pour accompagner la population à couvrir ces besoins prioritaires. Après avoir établi une fiche technique, nous descendons sur le terrain avec la population, les chefs, les collectivités territoriales décentralisées (car il faut qu’elles soient informées), et la préfecture. Nous demandons l’autorisation à la sous-préfecture pour mener une activité, car nous respectons les lois du Cameroun.

Nous menons également beaucoup de plaidoyers, car nous ne disposons pas de fonds suffisants pour mettre en œuvre toutes ces actions. Nous plaidons auprès des partenaires, des médias, des partenaires publics et privés, des organisations de la société civile, des mairies, du gouvernement, pour travailler ensemble. Nous organisons aussi des formations aux activités génératrices de revenus, pour permettre aux personnes touchées par le paludisme ou vivant avec des problèmes de santé de s’en sortir. Par exemple, à l’Extrême-Nord, dans un camp de réfugiés, nous avons trouvé une jeune fille qui dormait sur le sol, sans moustiquaire. Elle tricotait des petites babouches, mais elle ne savait pas comment les vendre, car elle ne maîtrisait pas la communication. Nous l’avons formée à la digitalisation pour qu’elle puisse vendre ses produits. Nous lui avons créé une page, donné un lien. Nous menons des activités génératrices de revenus pour autonomiser ces jeunes filles déplacées internes ou réfugiées, dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

D’accord. Vous avez parlé de partenaires. Parlez-nous de votre partenariat avec le gouvernement. Comment travaillez-vous avec l’ensemble pour éradiquer le paludisme ?

Avec le gouvernement, avant même de commencer nos activités, nous avons demandé un accord de partenariat au ministère de la Santé, car nous devons suivre toutes les lois. Nous avons obtenu cet accord en 2023 du ministre de la Santé. Cet accord spécifie clairement comment nous devons travailler : nous devons nous rendre dans les délégations régionales, travailler avec les districts de santé, et remonter les données dans le RMA communautaire ou le DHIS2 pour capter les informations de terrain. Le gouvernement nous a toujours accompagnés jusqu’à aujourd’hui. Le simple fait d’avoir cette lettre d’accord est un fort engagement du gouvernement à soutenir la société civile pour avancer dans le travail quotidien sur le terrain. Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement. Nous ne menons aucune activité sans lui. De même, lorsque le gouvernement mène une activité, il nous intègre. Par exemple, nous préparons ensemble la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026 ; le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a déjà invité ses partenaires à se mettre autour de la table pour bien organiser cet événement.

D’accord. Quelles sont vos difficultés ?

Bienvenue dans les difficultés. Les difficultés que nous avons rencontrées sur le terrain sont d’abord les barrières des us et coutumes, ainsi que les barrières linguistiques – même si nos agents de santé communautaire facilitent un peu cette barrière. La résistance est forte. Parfois, on nous dit : « Ici, c’est le pasteur. Le pasteur a dit qu’on ne va pas à l’hôpital, on boit de l’eau bénite ou du sirop parce que c’est cela qui soigne. Les moustiquaires ont des démons. Le vaccin est un poison pour nous rendre stériles. » Il y a beaucoup de préjugés dans la sensibilisation, dans la compréhension même des messages véhiculés par les programmes de lutte contre les maladies. Nous nous rendons compte que nous véhiculons des messages, mais sont-ils compris au niveau de ces communautés ? Comment perçoivent-ils ces messages ? Le changement social et comportemental (SBC) doit venir intervenir pour modifier la mentalité, la compréhension de ce que nous proposons.

La plus grande résistance, c’est la perception de ce que vous apportez comme contribution. En termes de sensibilisation : « Vous dites que le TDR, c’est quoi ? La moustiquaire ? Non, on nous a dit que ça attire les démons. Dès qu’on entre, ça va diminuer nos chances. Personne ne se vaccine ici parce que ça va rendre les femmes stériles. Vous avez apporté ça pour nous gâter ici en Afrique. » Bref, il y a beaucoup de préjugés. C’est même notre plus grande difficulté : accéder à ces populations pour qu’elles aient des soins et des services de santé de qualité. Que faire ? Il faut d’abord travailler la mentalité de chacun. Et je vous assure, ce n’est pas une chose facile. Vous travaillez sur le terrain pour changer la mentalité. Est-ce que les gens adhèrent ? Ils n’adhèrent pas facilement. Ils adhèrent au fur et à mesure, parce qu’ils voient leurs voisins adhérer et que cela a eu un effet positif. Ou au contraire, ils ont vu que le voisin a fait vacciner son enfant et que l’enfant est mort, ou alors que l’enfant est devenu vaillant. Ils s’engagent quand ils constatent que cela ne tue pas.

Aujourd’hui, avec le nouveau vaccin RTS,S contre le paludisme, les gens sont encore réfractaires. Nous avons subi la pression du Covid-19 avec ses vaccins multiples. On arrive avec le vaccin contre le paludisme, les gens sont un peu réfractaires : « Qu’est-ce que vous nous amenez encore ? Est-ce que ce n’est pas la même chose ? » Cela génère de la désinformation, de la mésinformation au niveau des communautés. C’est un point sur lequel nous voulons vraiment être accompagnés, par des experts en SBC (Social Behavior Change, le changement social et comportemental). Nous avons beaucoup d’experts SBC au ministère de la Santé. Je fais un coucou au docteur Nasser, le directeur Nasser du ministère de la Santé, qui nous accompagne souvent dans des formations en SBC. Cela peut beaucoup aider au niveau des communautés, en intégrant bien sûr l’approche genre dans la lutte contre le paludisme, car c’est la personne qui prend les décisions qui a le pouvoir. Si, dans un ménage, l’homme ne permet pas à la femme d’aller vacciner l’enfant, même si elle a la volonté, elle n’ira pas.

Le CCM a été récemment nommé au sein du mécanisme de la coordination nationale du Fonds mondial. Que signifie cette étape ?

L’Instance de coordination nationale du Fonds mondial (CCM) est une instance mise en œuvre par le Fonds mondial pour accompagner les trois maladies : paludisme, tuberculose et VIH. Au sein de cette instance, il y a la délégation de la société civile. Dans cette délégation, des membres représentent les différentes composantes : paludisme, tuberculose, VIH, femmes et filles, PVVIH, etc. Ils ont lancé un appel à candidature, nous avons postulé, et j’ai été retenue comme titulaire pour le paludisme au sein de cette instance, comme représentante de la société civile pour le paludisme. Cela montre qu’il y a une ouverture et une écoute des points de vue des jeunes. On n’est plus réfractaire à ce que les jeunes apportent. On ne dit plus que la jeunesse n’est pas encore bien consolidée ou ne peut pas apporter quelque chose de concret. Cela montre que les partenaires et le gouvernement ont ouvert une porte aux jeunes dans les instances de coordination : « Vous avez la parole, vous avez quelque chose à apporter, et nous voyons déjà ce que vous faites sur le terrain. » Voilà la plus-value de cette collaboration.

Vous, en tant que jeune qui coordonne les autres jeunes dans la lutte contre le paludisme, quel est votre message ? Nous sommes à quelques jours de la célébration de la Journée mondiale du paludisme, mais je ne veux pas que vous focalisiez votre message sur la journée. Quel est votre message général envers les jeunes par rapport à l’engagement dans la lutte contre le paludisme ?

Mon message est simple : le paludisme est guérissable et on peut l’éliminer. Mettons-nous ensemble, fédérons nos énergies pour éliminer ce fléau au Cameroun. Comment faire ? Nous nous mettons tous ensemble, d’une seule voix, d’une seule main. Nous avons plusieurs façons de nous rencontrer, les réseaux sociaux ont facilité la tâche. Sur les réseaux sociaux, sur toutes les plateformes, mettons-nous ensemble, fédérons nos actions, rendons nos actions visibles, car beaucoup mènent des actions sans les rendre visibles.

img

Elvis Serge NSAA DJOUFFO TALLA est un journaliste camerounais spécialisé en santé et enquêtes de terrain, actuellement rédacteur en chef adjoint au groupe Echos-Santé. Lauréat de plusieurs prix nationaux pour ses reportages sur la tuberculose et le VIH, il allie rigueur factuelle et engagement pour les droits humains, notamment à travers des enquêtes sur l’accaparement des terres, la mortalité minière ou l’accès aux soins. Sa démarche s’appuie sur une expertise vérifiée, renforcée par une formation en vérification des faits et un engagement continu pour un journalisme porteur de changement social.

Leave a Reply

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1394 du mardi 5 mai 2026

×