À l’occasion de la journée mondiale de la couverture santé universelle (CSU) célébrée ce 12 décembre, la région du Nord a réuni les professionnels des médias pour un échange scientifique. Les échanges entre médias et experts ont permis de présenter les avancées locales de la CSC.
La couverture santé universelle s’impose plus que jamais dans l’agenda sanitaire du Cameroun. En marge de la journée qui lui est consacrée, un café scientifique a réuni à Garoua les journalistes, l’association des journalistes scientifiques pour la promotion de la santé (AJC-PROSANTÉ) ainsi que les experts de la délégation régionale de la Santé pour le Nord. L’objectif était celui d’offrir aux médias un briefing précis et documenté sur l’état d’avancement de la CSU dans la région du Nord, deux ans après le début de sa mise en œuvre.
Face aux professionnels de l’information, les spécialistes du Minsanté et le partenaire technique GIZ ont passé en revue deux axes importants, la présentation générale de la CSU et les performances enregistrées localement. Pour les intervenants, ce dialogue avec les médias s’avérait indispensable afin de consolider la compréhension d’un dispositif qui bouleverse profondément l’accès aux soins. << Je commencerai par dire ici que la participation des médias dans la mise en œuvre de la couverture santé universelle est très importante et même indispensable>> a indiqué le Dr Elhadj Zachari Yaou, délégué régional de la santé.
Depuis son lancement, la CSU a en effet contribué à lever une part importante des barrières économiques qui freinaient l’accès aux services de santé. Dans la région du Nord, les effets sont tangibles, les consultations prénatales gratuites, prise en charge de l’accouchement et du suivi post-partum jusqu’au 42e jour, soins gratuits pour les enfants de moins de cinq ans atteints de paludisme, gratuité pour les personnes vivant avec le VIH, pour les patients tuberculeux ainsi que 15 000F par an à payer pour les personnes sous hémodialyse. Autant de mesures qui ont permis d’améliorer l’équité sanitaire et d’accroître le recours aux services de santé.
<<La région du Nord en tenant compte des statistiques, en termes de la mise en œuvre de la couverture santé universelle, nous occupons la première place sur le plan national >> souligne le délégué de la santé. Les performances chiffrées confirment cette dynamique. Sur une cible de 838 478 personnes, la région du Nord a enregistré 882 625 enrôlements, soit un taux de réalisation de 105,3 %, le meilleur score national. Pour les personnes vivant avec le VIH, 31 035 enrôlements ont été comptabilisés, dépassant également la cible initiale (30 370). Le district de santé de Golombé se distingue avec un taux exceptionnel de 165,2 %, tandis que celui de Pitoa reste le moins performant avec 86,1 %. Du côté des femmes enceintes, les chiffres sont tout aussi révélateurs, 259 271 enrôlements, soit 171,9 % de réalisation. Enfin, les enfants de moins de cinq ans enregistrent un total de 608 934 enrôlements, un exemple d’une forte adhésion communautaire.
Tout au long des échanges, les journalistes ont multiplié les questions, permettant aux experts de clarifier plusieurs aspects techniques liés aux procédures, à l’enrôlement et aux mécanismes de prise en charge. Le délégué régional de la Santé publique pour le Nord, le Dr Elhadj Zachari Yaou, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’importance de cette mobilisation médiatique. Il a rappelé le rôle indispensable de la presse dans la vulgarisation des acquis de la CSU et dans la sensibilisation permanente des populations, contribuant ainsi aux résultats remarquables obtenus par la région.
Marcus DARE














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