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Violences Basées sur le Genre : le MINPROFF et ses partenaires sonnent la mobilisation générale

La ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse, a dévoilé des chiffres alarmants sur les VBG et présenté la stratégie nationale pour éradiquer ce fléau.
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À l’occasion d’un café thématique organisé à Yaoundé, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse, a dévoilé des chiffres alarmants sur les VBG et présenté la stratégie nationale pour éradiquer ce fléau. Une cinquantaine de féminicides auraient été enregistrés depuis le début de l’année.

 « Les Violences Basées sur le Genre constituent aujourd’hui une réalité préoccupante dans notre pays », a d’emblée alerté Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), ouvrant un café thématique dédié à cette problématique. Face à cette situation, le gouvernement et la société civile se mobilisent pour proposer des solutions concrètes. Le ministre a rappelé les données de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 2018, toujours d’actualité : « 39 % des femmes ont déjà fait l’objet de violences physiques depuis l’âge de 15 ans ; 7 % de femmes enceintes ont subi des violences physiques ; 11 % sont mariées précocement ; 13 % ont été victimes de violences sexuelles et 22 % ont enduré des violences psychologiques ». Concernant l’actualité la plus sombre, elle a révélé : « Pour ce qui est des féminicides, on dénombre une cinquantaine de cas connus et vérifiés environ, depuis le début de l’année ».

Une réponse institutionnelle structurée

« Le Gouvernement, sous la Très Haute impulsion du Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, à travers le Département ministériel dont j’ai la charge et avec l’appui de ses partenaires, a mené des actions significatives », a assuré la ministre. Parmi les avancées citées figurent l’élaboration en cours d’une nouvelle étude sur les VBG pour 2025, le renforcement du cadre juridique, et la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de lutte contre les VBG (2022-2026). Cette stratégie se concrétise par « la mise en place des plateformes de lutte contre les VBG dans les dix régions », « le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne d’intervention » et « la mise en place de certaines structures telles que les espaces sûrs, les centres d’accueil, les Gender desk ».

La Masculinité Positive comme levier

Une innovation notable a été présentée par Ulrich Xavier Ovono Ondoua, Président du Club des Ambassadeurs de la Masculinité Positive (CAMP) : « Porté par décision N°001/2025, le CAMP a ainsi pour missions de sensibiliser et vulgariser les actions destinées à promouvoir les valeurs de la masculinité positive et soutenir les activités de Promotion des droits des femmes et des filles ». Installé le 15 septembre 2025, ce club se veut « un élément primordial, pour restituer sa dignité, à une frange importante de notre société ».

Ongola Martine, Directeur de la Promotion Sociale de la Femme, a présenté la fiche technique du projet Spotlight et la feuille de route. Ce café thématique s’inscrit en effet dans la logique « d’accélération et d’alignement sur les priorités nationales », comme l’a précisé la ministre. Les résolutions de cette rencontre « seront capitalisées dans le cadre du projet Spotlight », initiative lancée en 2017 par le Secrétaire Général des Nations Unies avec le soutien de l’Union Européenne.

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La parole a également été donnée à la société civile et aux jeunes, avec la contribution de Bilong Jeanne Constance, élève en Terminale C et membre du réseau des filles adolescentes, qui a porté la voix des premières concernées. Medjom Joséphine d’ONU Femmes a assuré le récapitulatif des propositions innovantes des participants, concluant une journée placée sous le signe de l’action concertée. « La lutte contre les VBG reste un défi majeur, nécessitant la mobilisation constante de tous les acteurs sociaux, institutionnels, communautaires et religieux », a martelé la ministre Abena Ondoa en guise de conclusion.

E.S.N

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