Le 3 juin 2026, le Dr Manaouda Malachie a ouvert une page inédite de son mandat : une visite minutieuse, à pas comptés, au sein des programmes et projets phares de son département. Non pas une simple inspection, mais une immersion totale dans l’écosystème où s’écrivent en silence les victoires camerounaises contre le sida, le paludisme, la tuberculose et les maladies évitables par la vaccination.
Accompagné d’une délégation resserrée, le patron de la santé publique a successivement foulé les sols du Comité National de Lutte contre le Sida, du Programme National de Lutte contre le Paludisme, du Programme National de Lutte contre la Tuberculose, de l’Unité de Coordination des Subventions du Fonds Mondial, avant d’achever sa tournée au Programme Élargi de Vaccination. À chaque escale, le même rituel : observation des conditions de travail, évaluation de l’organisation des services, et échanges francs avec les équipes sur les freins quotidiens à l’exécution de leurs missions.
Les secrétaires permanents et responsables techniques ont tour à tour présenté leurs organigrammes, leurs défis et leurs résultats. Mais le ministre ne s’est pas arrêté aux discours. Il a inspecté les bureaux, sondé les recoins, mesuré du regard l’exiguïté des espaces et l’envahissement des archives. Constat sans appel : des mètres carrés trop justes, des dossiers administratifs empilés, une circulation parfois entravée. Face à ce diagnostic, le Dr Manaouda Malachie a immédiatement formulé des prescriptions organisationnelles : tri rigoureux, classement méthodique, archivage adéquat, et recours à des solutions temporaires ou durables comme l’usage de conteneurs de stockage. L’objectif est clair : libérer l’espace de travail pour libérer l’efficacité.
Au chapitre des exigences symboliques mais fondamentales, le ministre a rappelé avec fermeté l’impératif de discipline administrative. En clair : une tenue vestimentaire irréprochable, gage de respect du service public et de crédité institutionnelle. Il a également érigé la propreté des lieux de travail au rang de valeur professionnelle cardinale. « Un environnement sain, c’est un rendement amélioré et un bien-être renforcé », a-t-il soufflé aux équipes, invitant chaque agent à devenir acteur de l’embellissement de son cadre quotidien.
Les responsables des programmes, visiblement satisfaits de cette proximité retrouvée, ont salué l’écoute et l’engagement du ministre. Cette visite, au-delà du geste, réaffirme la volonté gouvernementale de bâtir une administration sanitaire moderne, fonctionnelle et orientée vers les résultats.
En auscultant lui-même les artères stratégiques du MINSANTÉ, le Dr Manaouda Malachie ne
se contente pas de donner des consignes : il insuffle une dynamique. Celle d’une santé publique qui se soigne aussi par l’ordre, la rigueur et le respect de ceux qui la font vivre au quotidien. Le chantier de la performance passe désormais par les couloirs désengorgés et les bureaux respirés.














