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MEDECINE TRADITIONNELLE

Acalypha indica ou « herbe chatte » : Une plante qui aide à traiter les problèmes de peau

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Très prisée dans la pharmacopée traditionnelle, l’est réputée depuis des générations pour sa capacité à apaiser les troubles épidermiques.

Dans les jardins et le long des chemins tropicaux, une petite plante herbacée discrète attire aussi bien le regard des herboristes. Son nom scientifique est Acalypha indica, mais à l’île Maurice comme dans d’autres contrées, on la surnomme simplement « herbe chatte », en raison de l’attraction irrésistible que ses racines exercent sur les chats. Si cette particularité amuse, c’est avant tout pour ses vertus thérapeutiques que la plante s’est imposée dans la culture populaire : elle est utilisée depuis toujours comme un soin naturel pour lutter contre les affections cutanées et calmer les agressions de l’épiderme, comme l’explique Thomas, un naturopathe : «Cette plante est réputée pour ses vertus apaisantes contre les affections cutanées ».

Une utilisation ancestrale simple mais efficace

Son mode d’emploi repose sur des gestes ancestraux transmis au fil des générations. Les feuilles fraîches sont récoltées puis pilées pour former une pâte dense ou pour en extraire la sève. Souvent associé à une pincée de sel, ce mélange végétal est appliqué directement en cataplasme ou en friction sur les zones malades. Les utilisateurs y ont recours pour calmer les démangeaisons intenses, réduire les éruptions et traiter diverses dermatoses superficiellement irritantes ou parasitaires. En formant une barrière protectrice sur l’épiderme, cette préparation d’Acalypha indica, vise à apaiser le feu des irritations et à redonner du confort à la peau.

Précautions d’usage

Cependant, le passage de la sagesse populaire à la pratique médicale moderne exige une analyse rigoureuse. Selon les dermatologues, si l’usage des plantes fait partie

intégrante du patrimoine de santé, l’application d’Acalypha indica comporte des limites et des risques non négligeables. La sève brute de la plante contient en effet des alcaloïdes particulièrement puissants et irritants. Appliqués sur une peau saine, ces composés peuvent offrir un soulagement temporaire, mais sur une barrière cutanée lésée, écorchée ou atteinte d’eczéma sévère, ils risquent de provoquer de véritables brûlures chimiques et d’aggraver l’inflammation. L’exposition est encore plus marquée chez les jeunes enfants dont la peau, très perméable, laisse passer les substances toxiques dans l’organisme.

Ainsi, si l’Acalypha indica témoigne de la richesse inestimable des savoirs traditionnels, elle rappelle aussi qu’aucun végétal n’est totalement anodin. Pour que la nature reste une alliée de notre santé, l’écoute des traditions doit toujours s’accompagner d’un diagnostic médical averti, car en matière de dermatologie, la frontière entre le remède apaisant et l’irritant sévère se joue souvent à la simple fleur de la peau.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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