À quelques semaines de la campagne nationale de riposte à l’épidémie de rougeole prévue en septembre prochain, les responsables des aires de santé et les points focaux du district de santé de Dang intensifient les préparatifs. Réunis le week-end autour du chef de district, Docteur Yanick Jame Afane, ils ont consacré leurs travaux à l’élaboration des microplans devant guider les interventions des mobilisateurs et des agents vaccinateurs sur le terrain.
Le district de santé de Dang veut faire de la campagne de riposte à l’épidémie de rougeole et la rubéole, une réussite. L’heure est à la mobilisation pour faire de la prochaine campagne de riposte contre la rougeole un succès pour qu’aucune cible ne soit éparnée. Les responsables des différentes aires de santé ainsi que les points focaux se sont retrouvés le week-end dernier pour harmoniser les stratégies et préparer minutieusement les opérations à venir.
Au cœur de cette rencontre : l’élaboration des microplans. Ces outils de planification doivent permettre de mieux organiser les interventions, d’identifier les besoins de chaque aire de santé et surtout de disposer de données fiables pour orienter les équipes sur le terrain.

Autour du chef de district, les participants ont notamment accordé leurs violons sur les différentes données à renseigner dans le fichier du CIS. Une étape jugée essentielle par l’équipe régionale du programme élargi de vaccination pour garantir la cohérence des informations recueillies et faciliter la planification des activités de vaccination.
L’objectif est clair, celui de disposer, avant le lancement de la campagne, d’une cartographie précise des cibles et des moyens nécessaires pour les atteindre. La campagne nationale de riposte vise les enfants âgés de 0 à 59 mois, une cible qui devra être identifiée et couverte de manière exhaustive dans les différentes aires de santé.
Pour les responsables sanitaires, la qualité des microplans constitue l’un des principaux gages de réussite de cette opération. Une planification rigoureuse devrait
permettre de réduire les risques d’omission et d’assurer une meilleure couverture des enfants concernés.
Dans l’Adamaoua, où la lutte contre les maladies évitables par la vaccination demeure une priorité de santé publique, ces préparatifs traduisent la volonté des acteurs locaux de ne laisser aucune cible de côté.

Prise en compte des spécificités de chaque aire de santé
Pour la réussite de cette campagne qui vise à assurer l’immunité collective et individuelle des enfants, le chef du district et l’équipe de coordination régionale insistent les particularités de chaque aire. Ce qui requiert l’intégration totale des zones difficiles d’accès, les populations nomades et autochtones à vacciner. Dans ces zones, les équipes devront redoubler d’efforts afin de toucher tous les enfants. Il en est de même des zones où les chantiers miniers abondent. Des indications ont été données aux responsables des aires de santé d’être le plus exhaustifs possible, car généralement, ce sont ces zones qui sont à l’origine de cas que le district pourrait enregistrer.
À Dang, la mobilisation se poursuit pour que, dès le mois de septembre, les équipes soient suffisamment préparées et que chaque enfant âgé de 0 à 59 mois puisse bénéficier de l’intervention prévue dans le cadre de cette campagne nationale de riposte à la rougeole.
















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