Face à la menace du virus Ebola qui plane sur les frontières du Cameroun, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un appel à la mobilisation générale. Le samedi 13 juin 2026, le Dr Bagayoko Magaran Monzon, représentante résidente de l’organisation, s’est jointe à des professionnels de la santé pour former plus de 30 jeunes responsables d’ONG à Yaoundé.
Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Cameroun, le Dr Bagayoko Magaran Monzon, a dirigé ce samedi 13 juin 2026 une session de sensibilisation cruciale. Face à plus de 30 jeunes acteurs du changement issus de diverses ONG, l’accent a été mis sur l’urgence vaccinale et la préparation aux crises sanitaires, notamment la menace Ebola. Dans un contexte épidémiologique mouvant, la transmission d’une information scientifique fiable reste le meilleur rempart contre les crises de santé publique. C’est tout l’enjeu de la rencontre qui s’est tenue à Yaoundé, réunissant une trentaine de leaders associatifs. Cette initiative de l’OMS Cameroun visait à transformer ces participants engagés en véritables ambassadeurs de la vaccination au sein de leurs communautés respectives, capables de déconstruire les rumeurs et de propager des messages de prévention rigoureux.
Une jeunesse outillée face aux urgences sanitaires
Le Dr Emmanuel Douba, chargé du programme des urgences à l’OMS, a particulièrement insisté sur la gestion de l’information en période de crise, rappelant que la maîtrise d’une communication transparente et rapide est une question de vie ou de mort. Alors que la menace de la maladie à virus Ebola pèse de manière pressante aux frontières du Cameroun, la préparation des esprits, l’éveil des consciences et le renforcement de la vigilance communautaire s’avèrent indispensables pour anticiper et bloquer toute incursion potentielle du virus sur le territoire national. En outillant la jeunesse de compétences en communication de crise, l’organisation s’assure d’avoir des relais communautaires capables de réagir avec efficacité et sang-froid face à l’imprévu sanitaire.
Les 15 premiers mois : le bouclier de la petite enfance
Au-delà de la gestion des urgences immédiates, la routine vaccinale demeure le socle absolu de la santé infantile. Durant son exposé, le Dr Nguele, consultante auprès de l’OMS Cameroun, a rappelé avec force l’importance capitale du respect rigoureux du calendrier vaccinal durant les quinze premiers mois de vie de l’enfant. C’est au cours de cette fenêtre critique que le système immunitaire des tout-petits doit être impérativement fortifié pour faire face aux grandes pathologies. Les experts présents ont ainsi passé en revue l’arsenal des sérums essentiels qui sauvent des millions de vies au quotidien. Le vaccin ROR contre la rougeole et la rubéole permet de stopper net les flambées épidémiques infantiles, tandis que les vaccins antipoliomyélitiques oraux et injectables restent les armes indispensables pour éradiquer définitivement la paralysie chez les enfants. De plus, l’introduction des vaccins révolutionnaires RTS,S et R21/Matrix-M contre le paludisme promet de faire reculer drastiquement la mortalité infantile en Afrique, pendant que le vaccin contre le virus du papillome humain protège efficacement les adolescentes contre le futur cancer du col de l’utérus et que celui contre l’hépatite B prévient les maladies chroniques et les tumeurs du foie.
Un plaidoyer pour pérenniser l’engagement communautaire
Grâce à des systèmes de santé progressivement modernisés, une gestion optimisée de la chaîne du froid pour la conservation des doses et un engagement communautaire accru, les perspectives pour un avenir plus sûr se dessinent concrètement au Cameroun. Du côté des participants, la satisfaction était totale au sortir de ces échanges denses et formateurs. Marlène Kedi, issue de la Fondation Family Club, a exprimé le sentiment général en soulignant l’importance pour la jeunesse de prendre part à de telles rencontres édifiantes. Elle a salué l’opportunité unique d’échanger directement avec le représentant de l’OMS au Cameroun et a émis le vœu de voir ces initiatives se multiplier à l’avenir. En plaçant définitivement la jeunesse au cœur de la riposte et de la prévention, l’OMS et les professionnels de la santé scellent un partenariat durable pour qu’aucun enfant ne soit plus victime d’une maladie évitable.
Réaction : « La santé est un élément essentiel de la préservation sociale »
Dr. Bagayoko Magaran Monzon, représentant de l’OMS au Cameroun.

« La principale leçon que nous avons tirée de la COVID-19 est qu’elle nous a démontré que la santé est une priorité absolue, un pilier du développement économique, un élément essentiel de la préservation sociale et, enfin, une voie privilégiée vers le bien-être. Par conséquent, sans santé, il n’y a pas de développement, pas de prospérité économique, pas de bien-être. C’est pourquoi cette session est extrêmement importante. Car nous devons prendre en compte ce que nous appelons le coût de l’inaction. C’est pourquoi il est important de se préparer et de pratiquer la prévention. Les vaccins n’ont rien à voir avec le groupe sanguin. Nous devons tous nous faire vacciner, quel que soit notre groupe sanguin. Vous êtes votre propre acteur de santé. « De nombreuses maladies, que nous appelons dans notre jargon maladies non transmissibles, sont liées à nos comportements, à notre mode de vie. » Si nous abusons du tabac et de l’alcool, nous nous exposons à la maladie. Si nous mangeons sainement, nous évitons l’obésité et le diabète. Nous détenons donc la clé de notre santé. Nos parents nous ont offert une jeunesse et une vie saines. Il est de notre devoir d’offrir une vie saine à nos enfants. Nous devons tenir compte de ces messages de santé et nous considérer comme des acteurs de notre propre santé. La deuxième partie de ma présentation porte principalement sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, les réseaux sociaux regorgent de prétendus experts. Jetez un œil à leurs profils ; vous constaterez qu’ils n’ont aucune expertise en matière de santé. Ceux qui brillent sur les réseaux sociaux manquent parfois des compétences nécessaires. Soyons prudents ! Soyons vigilants ! Consultez toujours des professionnels de la santé. Rendez-vous sur le site web du ministère de la Santé publique ou de l’OMS pour obtenir les informations pertinentes qui vous permettront d’agir au mieux ».















