À ce jour, l’Extrême-Nord compte plus de 1 000 cas de choléra notifiés. Pour renforcer la riposte, une campagne de vaccination cible les populations des districts de santé de Kousseri, Makary, Mada et Fotokol.
L’épidémie de choléra continue de mobiliser les autorités sanitaires dans la région de l’Extrême-Nord. Alors que le nombre de cas notifiés dépasse désormais les 1 000, la riposte se renforce avec le déploiement d’une campagne de vaccination dans plusieurs districts de santé. L’objectif est de contribuer à réduire la circulation de la maladie et de protéger les populations exposées.
La situation épidémiologique est actuellement considérée comme relativement stable par les responsables sanitaires. Cette stabilité ne signifie toutefois pas la fin de l’épidémie. De nouveaux cas continuent d’être enregistrés, même si leur nombre semble légèrement diminuer au cours de certaines périodes de surveillance.
« La situation du choléra dans la région de l’Extrême-Nord est relativement stable », explique la Dr Céline Maïrousgou. Selon elle, l’évolution varie d’un cycle de surveillance à l’autre. Certaines périodes sont marquées par une régression des cas, tandis que d’autres enregistrent encore de nouvelles notifications.
Dans ce contexte, la vaccination apparaît comme un moyen supplémentaire pour renforcer la protection des populations. Pour cette première phase, les districts de santé de Kousseri, Makary, Mada et Fotokol sont concernés. La cible est constituée de toutes les personnes âgées d’un an et plus. Les agents de santé figurent également parmi les personnes concernées.
Pour couvrir cette première cible, environ 1,2 million de doses de vaccin ont été
mises à disposition par le ministère de la Santé publique. Le vaccin utilisé dans cette campagne est l’Euvichol-Plus. Il vient renforcer les autres interventions de lutte contre le choléra déjà engagées sur le terrain.
Mais la vaccination ne doit pas donner aux populations un faux sentiment de sécurité. La Dr Céline Maïrousgou insiste sur le caractère complémentaire du vaccin. Selon elle, même après avoir reçu les doses, les populations doivent continuer à respecter les mesures élémentaires d’hygiène.
Le vaccin constitue donc une protection supplémentaire, mais il ne remplace pas les comportements préventifs. La consommation d’une eau potable, le lavage régulier des mains et la bonne conservation des aliments restent indispensables pour réduire les risques de contamination.
La défécation à l’air libre figure également parmi les pratiques à éviter. Elle contribue à la contamination de l’environnement et peut favoriser la propagation du choléra, notamment lorsque les eaux souillées entrent en contact avec les sources utilisées par les populations.
Dans les quartiers et les communautés concernés, la sensibilisation doit ainsi se poursuivre. Les agents de santé et les acteurs communautaires sont appelés à rappeler régulièrement les gestes qui permettent de limiter la transmission de la maladie. L’enjeu est également d’amener les familles à adopter durablement ces pratiques, y compris après la fin de l’épidémie.
Réaction : “Le vaccin utilisé dans le cadre de cette campagne est Euvichol-Plus. »

« La situation du choléra dans la région de l’Extrême-Nord est relativement stable. Elle varie en fonction des différents cycles de surveillance. Certains cycles montrent une régression des cas, tandis que d’autres enregistrent encore de nouvelles contaminations, mais en nombre légèrement réduit. On peut donc dire que la situation est stable.
En ce qui concerne la vaccination, elle est recommandée. Il a fallu obtenir l’accord des différents partenaires au niveau international afin de rendre ces vaccins disponibles. Il est donc important de procéder à cette vaccination.
À ce stade, elle n’est pas nécessairement obligatoire, mais il est important qu’elle soit réalisée. Pour ce premier tour, les populations concernées sont celles des districts de santé de Kousseri, Makary, Mada et Fotokol. La cible concerne toutes les personnes âgées d’un an et plus, y compris les agents de santé.
Pour cette première phase, le ministère de la Santé publique a mis à disposition environ 1,2 million de doses de vaccin afin de couvrir la population cible. Le vaccin utilisé dans le cadre de cette campagne est Euvichol-Plus.
Ce vaccin offre une protection contre le choléra. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’il vient en complément des mesures d’hygiène. Le fait d’être vacciné ne dispense donc pas du respect des règles élémentaires d’hygiène. Si une personne se fait vacciner mais ne respecte pas ces mesures, elle peut toujours contracter le choléra. La vaccination constitue donc une mesure complémentaire aux bonnes pratiques d’hygiène.
Au-delà de la vaccination, les populations doivent continuer à respecter les mesures d’hygiène, car le vaccin vient renforcer l’ensemble des actions mises en œuvre pour lutter contre la maladie. Il ne remplace pas ces mesures. Nous allons donc
poursuivre la sensibilisation.
Les populations doivent continuer à boire de l’eau potable, à se laver régulièrement les mains, à éviter la défécation à l’air libre et à veiller à une bonne hygiène alimentaire. Ces mesures doivent être respectées jusqu’à la fin de l’épidémie, mais également de manière permanente. »










