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Distribution des MILDA : La 5ᵉ campagne démarre le 15 décembre

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17 420 692 Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA) seront distribuées gratuitement aux populations sur l’ensemble du territoire national à l’occasion de cette campagne. L’annonce a été faite le jeudi 11 décembre 2025 à Yaoundé au cours d’un point de presse donné par le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie.

Plus que quelques jours et la cinquième campagne de distribution gratuite des Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA) sera lancée. L’annonce a été faite le 11 décembre dernier à Yaoundé par le ministre de la Santé publique, le Dr. Manaouda Malachie. C’était lors d’un point de presse très couru. Cette campagne s’inscrit dans la continuité de l’engagement gouvernemental pour la réduction du fardeau du paludisme, un fléau qui demeure une cause majeure de morbidité et de mortalité dans le pays. La campagne, qui n’est pas une simple activité de routine, est alignée sur la stratégie sectorielle de santé et les efforts plus larges de réforme du système, notamment à travers la Couverture de santé universelle. Au total, 17 420 692 moustiquaires seront distribuées gratuitement.

Des objectifs ambitieux pour 2026

Les objectifs fixés par le Programme national de lutte contre le paludisme pour cette nouvelle phase sont clairs et ambitieux : accroître le taux d’utilisation des MILDA par la population générale de 54 % (MIS 2022) à 80 % d’ici 2026, réaliser le plaidoyer national et international, assurer l’acquisition, le dédouanement et l’entreposage des MILDA, réaliser la microplanification dans 205 districts de santé, et distribuer les 17 420 692 MILDA pour atteindre la couverture universelle. L’objectif est de garantir une moustiquaire pour deux personnes et, surtout, d’assurer une utilisation correcte et régulière par tous les ménages. Le ministre a rappelé que l’État, avec l’appui du Fonds mondial et des partenaires techniques et financiers, met en place toute la logistique, la formation des équipes, et les mécanismes de suivi et de contrôle nécessaires à la réussite de cette vaste opération.

Un calendrier en deux phases

La distribution s’effectuera en deux grandes phases. La première phase est prévue du 15 au 31 décembre 2025 et couvrira les régions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord, de l’Est, du Sud, de l’Ouest, ainsi que 20 districts de santé de la région du Littoral. La deuxième phase, programmée à partir du mois de juin 2026, concernera les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest, du Centre, et les autres districts de santé du Littoral non couverts lors de la phase précédente. Les opérations seront menées selon une stratégie de porte-à-porte et en une étape unique. Les équipes de distributeurs, clairement identifiables par leur badge, se rendront dans chaque ménage pour compter le nombre de personnes y résidant et remettre immédiatement le nombre de moustiquaires auquel le foyer a droit. Cette approche vise à être dirigeante, efficace et rapide, mais elle nécessitera une coopération sans réserve des ménages, notamment en fournissant des informations exactes sur leur composition. Le ministre a tenu à rassurer que des entités spécifiques, telles que les orphelinats, les internats et autres groupements de personnes, sont bien incluses dans la distribution, contredisant toute rumeur d’exclusion.

 L’urgence d’agir face aux chiffres

Le ministre de la Santé publique a souligné l’urgence d’agir face à un fardeau du paludisme qui reste élevé. En 2024, cette maladie a représenté 26,9 % des consultations dans les formations sanitaires et atteint 40,6 % chez les enfants de moins de 5 ans. Le paludisme est responsable de 37,4 % des hospitalisations et de 8,2 % des décès hospitaliers (plus de 2 000 décès en un an). Bien que les efforts gouvernementaux aient permis une nette diminution du taux de mortalité hospitalière (passant de 13,1 % à 6,3 % pour 100 000 habitants entre 2018 et 2023), le taux de morbidité (taux de mobilité) est resté en hausse (de 24,3 % à 29,6 % sur la même période), signalant des résultats encourageants mais fragiles. La campagne est jugée critique, car une partie des moustiquaires distribuées en 2022 commence à perdre son efficacité. Le ministre a mis l’accent sur le défi majeur de l’utilisation correcte des moustiquaires, déplorant les “vieilles habitudes” qui détournent cet outil de prévention pour en faire des filets de pêche, de la protection des cultures ou des habitations, insistant sur le fait que la MILDA est exclusivement un outil de protection de la vie humaine.

Moustiquaire, traitement, et vaccination : une stratégie renforcée

Cette campagne de masse vient consolider les stratégies de lutte antivectorielle existantes. La moustiquaire imprégnée demeure la principale stratégie et est également distribuée en routine lors des consultations prénatales pour les femmes enceintes et lors des séances de vaccination pour les nourrissons de moins de deux ans. En plus de cette prévention par la moustiquaire, le plan stratégique 2024-2028 intègre le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes et les enfants, ainsi que la chimioprévention du paludisme saisonnier dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Le ministre a également salué l’introduction, depuis 2024, du vaccin contre le paludisme par le président de la République pour les enfants de 6, 7, 9 et 24 mois dans 42 districts de santé pilotes, une étape importante qui complète et renforce les stratégies sans s’y substituer. L’ensemble de ces approches, financées par le gouvernement et ses partenaires, vise à combler les lacunes observées et à réduire de manière significative l’incidence et la mortalité du paludisme, un fléau qui appauvrit les familles et freine le développement.

Junior NTEPPE KASSI

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