Sous l’égide du ministre de la Santé publique, le Dr MANAOUDA Malachie, cette initiative cible en priorité les enfants de 0 à 5 ans. Elle se distingue par une approche inédite : l’intégration explicite de la dimension genre pour lever les obstacles sociaux et garantir que “personne ne soit laissé derrière” d’ici 2030.
Au-delà des actions de terrain, un programme intensif de sensibilisation et de débat vise à forger des solutions concrètes pour une couverture vaccinale véritablement égalitaire et inclusive.
Du 20 au 24 octobre 2025, une vaste campagne de vaccination sur l’ensemble du territoire, coïncidant avec la 37ᵉ Journée mondiale de lutte contre la maladie.
Dans le cadre de la lutte continue contre la poliomyélite, le Cameroun organise une nouvelle campagne de vaccination du 20 au 24 octobre 2025 sur l’ensemble du territoire national, visant à renforcer l’immunité collective des enfants. Cette campagne, qui s’inscrit dans le cadre de la 37ᵉ édition de la Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite. Cette année, la thématique choisie met en lumière une approche novatrice et essentielle : la prise en compte du genre dans les activités de vaccination, conformément à la vision de « ne laisser personne derrière » à l’horizon 2030. Dans un communiqué radiophonique rendu public par le ministre de la Santé publique, le Dr MANAOUDA Malachie, le programme des festivités a pour objectif de sensibiliser à la problématique du genre en matière de vaccination.
L’objectif est de débattre et de trouver des solutions concrètes pour garantir l’équité. De plus, une campagne médiatique et digitale d’envergure sera déployée. Celle-ci visera spécifiquement à mitiger les obstacles liés au genre qui pourraient entraver l’accès de chaque enfant à la vaccination. Il s’agit d’une démarche proactive pour déconstruire les barrières sociales qui peuvent, par exemple, affecter différemment l’accès des garçons et des filles aux services de santé, ou celui des mères et des pères aux informations vitales. Enfin, le programme insistera sur l’engagement des parents et la vaccination directe dans les communautés ciblées. Cette action de terrain est capitale, car elle permet de concrétiser les efforts de sensibilisation en actes de santé publique immédiats.
Le communiqué rappelle avec force que la vaccination représente le moyen le plus efficace de prévenir la survenue des paralysies irréversibles causées par le virus de la poliomyélite, ainsi que de nombreuses autres maladies évitables. Par conséquent, les autorités sanitaires lancent un appel pressant à toutes les populations pour qu’elles adhèrent aux recommandations en matière de vaccination.
L’accent est mis sur une catégorie d’âge particulièrement vulnérable : il est impératif de faire vacciner les enfants âgés de 0 à 5 ans contre la poliomyélite. Cette mobilisation nationale est un pas de plus vers l’éradication de la maladie et la protection des générations futures. En somme, la Journée mondiale contre la poliomyélite 2025 au Cameroun est non seulement un rappel de l’importance vitale de l’immunisation, mais aussi un engagement renouvelé pour une santé plus inclusive et égalitaire.
Depuis juin 2020, le Cameroun est officiellement un pays libre du poliovirus sauvage. Cependant, il fait face depuis 2021 à des épidémies de poliomyélite dues aux variants de type 2. Le dernier cas de variant a été détecté en septembre 2024, confirmant la présence du virus dans plusieurs pays voisins comme le Nigeria et le Tchad. Une situation qui met en lumière des lacunes dans la couverture vaccinale de routine, nécessitant une réponse concertée à l’échelle régionale pour enrayer la propagation du virus.
La poliomyélite est une maladie infectieuse virale causée par le poliovirus. Cette pathologie attaque principalement le système nerveux central, pouvant entraîner une paralysie irréversible. Le virus appartient à la famille des entérovirus et se transmet par voie oro-fécale. Trois types de poliovirus existent : PV1, PV2 et PV3. Le type 2 a été déclaré éradiqué en 2015, tandis que le type 3 l’a été en 2019. Seul le type 1 circule encore dans certaines régions du monde. La maladie se caractérise par sa capacité à provoquer des paralysies flasques touchant principalement les membres inférieurs.
Ce virus à ARN simple brin se transmet principalement par la voie oro-fécale, mais également par les gouttelettes respiratoires. La contamination survient le plus souvent par ingestion d’eau ou d’aliments souillés par des matières fécales infectées.
Plusieurs facteurs augmentent le risque de contracter la maladie. L’âge représente un élément déterminant : les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables. Certaines populations présentent des risques spécifiques. Les communautés réfractaires à la vaccination, pour des raisons religieuses ou culturelles, restent exposées. L’immunodépression, qu’elle soit congénitale ou acquise, augmente également la susceptibilité à l’infection et ses complications.
Elvis Serge NSAA














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