Gabon : Tombé des rideaux sur la 75e réunion des pays endémiques à la trypanosomiase humaine africaine à gambiense

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Clôture le 23 février 2024 à Libreville des travaux de la 75e réunion des pays endémiques à la trypanosomiase humaine africaine à gambiense. Une rencontre qui a vu la participation active d’une quarantaine de participants venus de plusieurs pays d’Afrique et des différents bureaux de l’OMS pour l’Afrique.

Durant soixante-douze heures,  il s’est agi pour les participants de présenter la lutte contre la trypanosomiase dans chaque pays prenant part à cette réunion, les activités qui ont été menées jusqu’à ce jour, les difficultés rencontrées, la recherche des solutions, et l’échange d’expérience et de stratégie. «Nous sommes satisfait du travail abattu par tous les pays concernés par la trypanosomiase humaine, la maladie régresse progressivement, les participants ont mieux assimilés les recommandations en rapport avec les orientations et la feuille de route de l’OMS, qui ont été à nouveau présenté durant ces travaux, ainsi que les stratégies complémentaires pour lutter efficacement contre cette maladie sans omettre les innovations qui vont aider dans le diagnostic, et la prise en charge. Les défis ont été soulevés et les recommandations ont été faites dans le sens de pouvoir renforcer les capacités des différents pays. Le Gabon pays hôte de ces travaux en est le principal bénéficiaire. » A expliqué le Dr Augustin Kadima Ebeja représentant oms et modérateur des travaux.

Le Dr Pascal Christian Nze Obiang représentant du ministre de la santé a pour sa part en guise de conclusion des travaux, salué la qualité des participants qui ont pris part à ces travaux  et la pertinence des recommandations qui ont été émises non sans rassurer ses hôtes de transmettre lesdites recommandations aux plus hautes autorités du pays.

La trypanosomiase humaine africaine est provoquée par la Trypanosoma gambiense en Afrique de l’Ouest et centrale et par T. la brucei rhodesiense en Afrique de l’Est; ces deux espèces sont endémiques en Ouganda. La Trypanosoma brucei gambiense est en la cause dans 98% des cas de trypanosomiase africaine, et T. la  brucei rhodesiense, 2%. La trypanosomiase africaine fait partie des maladies qui doivent être éradiquée par l’Organisation mondiale de la santé et grâce aux efforts de contrôle; on a observé une diminution spectaculaire (> 95%) du nombre de cas signalés dans le monde. En 2021, environ 800 cas combinés ont été signalés à l’OMS, dont plus de 90% étaient dus à T. b. gambiense.

Les microorganismes sont transmis par la mouche tsé-tsé et peuvent être transmis pendant la période prénatale de la mère au fœtus. Rarement, l’infection est transmise par des transfusions sanguines; théoriquement, elle peut être transmise par la transplantation d’organes. La trypanosomiase humaine africaine est principalement transmise par les mouches tsé-tsé, mais il existe d’autres voies de transmission possibles : de la mère à l’enfant : les trypanosomes peuvent franchir la barrière placentaire et infecter le fœtus ; la transmission mécanique par d’autres insectes hématophages est possible, bien que son impact épidémiologique soit probablement marginal ; des infections accidentelles se sont produites en laboratoire par piqûre avec des aiguilles contaminées ; et un cas de transmission du parasite par contact sexuel a été signalé.

Au début de la maladie, les trypanosomes se multiplient dans les tissus sous-cutanés, dans le système sanguin et lymphatique. On parle alors de stade lymphatico-sanguin qui se caractérise par des poussées de fièvre, des céphalées, des ganglions lymphatiques enflés, des douleurs articulaires et des démangeaisons.

Plus tard, les parasites traversent la barrière hémato-encéphalique dans le système nerveux central, provoquant le stade méningo-encéphalique ou deuxième stade de la maladie. En général, il correspond à l’apparition des signes et symptômes plus manifestes de la maladie : modification du comportement, état confusionnel, troubles sensoriels et mauvaise coordination. La perturbation du cycle du sommeil, qui donne son nom à la maladie, est une caractéristique importante. Sans traitement, la trypanosomiase humaine africaine est généralement mortelle, bien que de rares cas d’auto-guérison aient été rapportés.

Il est rappelé que L’OMS fournit gratuitement tous les médicaments anti-trypanosomiase dans le monde entier. Une banque d’échantillons biologiques créée par l’OMS est mis à la disposition des chercheurs pour faciliter la mise au point de nouveaux outils de diagnostic financièrement accessibles. Le réseau OMS pour l’élimination de la trypanosomiase humaine africaine coordonne les efforts de toutes les parties prenantes, y compris les programmes nationaux de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine, les organisations internationales et non gouvernementales, les universités et les donateurs. Le réseau est subdivisé en sous-groupes qui s’occupent des aspects diagnostiques, thérapeutiques, antivectoriels, socioculturels, programmatiques et scientifiques de la trypanosomiase humaine africaine.

 

Saint clair kengue      

 

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