Selon une étude menée par le Cercle de Recherche sur les Droits et les Devoirs de la Personne Humaine (CRED) en 2008 au Cameroun, les hommes victimes de violences conjugales sont confrontés à des conséquences sanitaires dramatiques. Notamment, des lésions physiques, des crises de colère intense, des handicaps potentiellement permanents, des paralysies et des traumatismes psychologiques profonds. Pour retrouver leur santé et leur dignité, il est essentiel que ces hommes bénéficient d’un soutien et d’une protection adaptés.
Violence conjugale, les hommes aussi en sont des victimes. Cette réalité, longtemps étouffée par les préjugés et la honte, résonne aujourd’hui avec une force nouvelle. « Les hommes ont honte d’en parler, mais également parce que la société examine ce problème avec tellement de préjugés et une certaine partialité », explique FEUZEU François, administrateur d’Education et expert en Management de l’Education.
Les violences conjugales ne sont pas unilatérales et touchent également les hommes, comme le souligne une étude du Cercle de Recherche sur les Droits et les Devoirs de la Personne Humaine (CRED) publiée en 2008 au Cameroun. Selon cette étude, les violences verbales sont les plus fréquentes, avec un taux de 47,4%. Les hommes victimes de violences verbales subissent des insultes, des menaces et des humiliations de la part de leurs partenaires. Ces violences peuvent avoir des conséquences graves sur la santé mentale et l’estime de soi des victimes. Les violences économiques viennent en deuxième position, avec un taux de 28,5%. Les hommes victimes de violences économiques sont souvent privés de leurs biens, de leur argent ou de leur autonomie financière. Cela peut les placer dans une situation de dépendance et de vulnérabilité. Les violences physiques sont également fréquentes, avec un taux de 27,4%. Les hommes victimes de violences physiques subissent des agressions, des coups et des blessures de la part de leurs partenaires. Ces violences peuvent avoir des conséquences graves sur la santé physique et la sécurité des victimes.
Les violences sexuelles sont également un phénomène qui existe, avec un taux de 17,48%
Les violences psychologiques et morales sont également présentes, avec un taux de 25,1%. Les hommes victimes de violences psychologiques et morales subissent des manipulations, des chantages et des humiliations de la part de leurs partenaires. Cela peut les placer dans une situation de stress et d’anxiété. Les violences sexuelles sont également un phénomène qui existe, avec un taux de 17,48%. Les hommes victimes de violences sexuelles subissent des agressions sexuelles, des viols et des abus de la part de leurs partenaires. Cela peut avoir des conséquences graves sur la santé sexuelle et la dignité des victimes.
Les violences rituelles sont moins fréquentes, avec un taux de 8,8%. Les hommes victimes de violences rituelles subissent des pratiques culturelles ou traditionnelles qui leur sont imposées de force. Cela peut les placer dans une situation de danger et de vulnérabilité. Les assassinats sont les plus graves, avec un taux de 8,4%. Les hommes victimes d’assassinats sont tués par leurs partenaires, souvent dans des circonstances de violence et de colère.
En effet, cette recherche met en lumière les conséquences multiples et graves subies par les hommes victimes de ces violences. Parmi celles-ci, on retrouve des blessures physiques, des états de colère intense, des handicaps parfois permanents, des paralysies, ainsi que des traumatismes psychologiques profonds. De plus, les victimes peuvent éprouver de la déception et de la honte, et faire face à la ruine financière, voire à la séparation ou au décès.
De nombreux hommes avouent avoir été émotionnellement violentés par les femmes
Mais malgré ces chiffres, les hommes victimes de violences conjugales ont du mal à dénoncer les faits, car la société les stigmatise et les juge. « Les femmes abusent quotidiennement des hommes, mais cela n’émeut personne », déclare un répondant. « Il est difficile d’être un homme dans un monde où tout est contre soi, et sa condamnation actée du simple fait de son sexe ».
Un homme raconte que lors d’une dispute avec son épouse, celle-ci a dévoilé son intimité devant les voisins, en l’accusant d’avoir une mauvaise hygiène intime, et en exposant ses sous-vêtements sales et usés en public. « C’est comme si cela ne suffisait pas, elle m’a dit que j’avais une mauvaise haleine, et que je passais des jours sans me laver ni me brosser les dents », déclare FEUZEU François. De nombreux hommes avouent avoir été émotionnellement violentés par les femmes. Les actes évoqués pour soutenir cette affirmation sont : le manque d’intérêt pour leur conjoint, le chantage, l’infidélité… « D’autres jouent avec les sentiments de leurs maris en les avouant qu’elles ne sont pas amoureuses, alors qu’elles ont délibérément accepté de se marier ».
Un homme interrogé déclare qu’après 11 ans de vie commune, sa femme a trouvé un emploi bien rémunéré et lui a alors craché qu’elle ne l’avait jamais aimé. « Elle va plus loin en affirmant que je n’étais pas le père naturel de nos trois enfants ». « A la question de savoir pourquoi elle avait accepté de se mettre avec moi, elle a répondu qu’elle avait simplement besoin de quelqu’un de stable pour prendre soin d’elle ». Pour leur part, de nombreux hommes affirment qu’ils vont dans les débits de boisson en tentant d’éviter leurs épouses qui les assaillent de paroles blessantes, et les agonissent d’injures dès leur retour à la maison. « Il est difficile de se voir infliger des souffrances morales pendant des heures, et surtout de pas pouvoir rester en paix chez soi ».
Selon les données recueillies, un autre élément à faire valoir sur le plan émotionnel est la capacité manipulatrice de certaines femmes qui montent leurs enfants contre leurs pères en s’appuyant sur de fausses accusations. « Pris de désarroi, il rentre plus tard que d’habitude, noie ses soucis dans l’alcool, et sombre désespérément dans la dépression… ». Le refus de consommer le mariage est également un problème évoqué par les hommes. « La quasi-totalité des hommes interrogés estiment que le chantage sexuel est une arme redoutable régulièrement utilisée par les femmes », déclare FEUZEU François.
La Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée Générale en 1993, devrait être révisée pour intégrer les violences subies par les hommes.
L’exhibitionnisme et la légèreté dans la mise vestimentaire sont également des problèmes évoqués par les hommes. « Les vêtements arborés par les femmes sont de plus en plus provocateurs : tenues moulantes et/ou transparentes, décolletés, mini, DVSD (dos, ventre, seins dehors), sous-vêtements à découverts… », Déclarent-ils. « Ceci est perceptible dans la rue, dans les lieux de travail, dans les transports en commun, à l’église, à l’école, dans les commerces… Une terrible épreuve pour la gent masculine, qui demeure cependant impunie, alors même que constitutive d’outrage public à la pudeur ». Les relations adultérines se présentent donc comme une violence sexuelle régulièrement utilisée par les femmes. Les violences faites aux hommes sont entretenues par des préjugés féministes. Brodeur cite trois défenseurs des droits des hommes pour qui « le féminisme a instauré un véritable procès de l’homme que l’on accuse d’être généralement violent et misogyne », déclare FEUZEU François.
Selon le Cercle de Recherche sur les Droits et les Devoirs de la Personne Humaine (CRED), il est temps pour le Conseil des droits de l’homme des Nations unies de repenser sa stratégie de lutte contre les violences en adoptant une approche plus inclusive et globale. Cela nécessite de prendre en compte les trois composantes essentielles de la société : les hommes, les femmes et les enfants. Une telle approche permettrait de mieux comprendre la complexité des violences et de mettre en place des politiques et des programmes plus efficaces pour les prévenir et les combattre. Par ailleurs, la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée Générale en 1993, devrait être révisée pour intégrer les violences subies par les hommes. Cela permettrait de mettre en place un cadre plus large et plus inclusif pour lutter contre les violences sous toutes leurs formes.
Elvis Serge NSAA















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