Pour renforcer sa capacité à répondre aux urgences sanitaires et améliorer la santé des populations, la région de l’Est se dote d’un Système de Régulation des Interventions Sanitaires (SRIS).
Ledit système a été présenté le 16 avril dernier en présence des membres chargés de l’animation opérationnelle des interventions sanitaires dans la région.
Le Dr Albert Mambo Maka, délégué régional de la santé publique, figure clé de cette initiative, en détaille les objectifs et les avantages attendus dans une interview à lire dans votre journal.
Un mois seulement après la tenue de la plateforme multisectorielle de régulation des stratégies de santé de l’Est, le Dr Albert Mambo Maka, délégué régional de la santé publique de l’Est, vient d’activer le Système de Régulation des Interventions Sanitaires de cette région. C’est à la faveur d’une note de service datée du 16 avril 2025 par laquelle il désigne les responsables au sein du Système de Gestion de l’incident connu en d’autres termes sous le vocable de Système de Régulation des interventions sanitaires (SRIS). Cette structure désormais opérationnelle et coordonnée par le Gestionnaire de l’Incident, comprend en son sein quatre sections à savoir : la section en charge de la planification, la section des opérations, la section logistique et celle consacrée à l’administration et finances. En plus du centre d’appel, quatorze unités placées sous la coordination de ces différentes sections complètent l’ossature de cette structure appelée à parer à toutes les situations inhérentes aux urgences sanitaires dans la région.
Renforcement des capacités
Des sessions de formation à organiser à l’intention des personnels relevant de plusieurs unités opérationnelles sont déjà annoncées pour la semaine prochaine tout comme un renforcement du personnel au centre d’appel des urgences de santé publique. Ces formations permettront de mieux outiller les acteurs afin que toute action menée dans le cadre de l’activation de ce système de régulation des interventions sanitaires, le soit avec diligence, efficience, efficacité et professionnalisme.
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La région de l’Est, faut-il le rappeler, est une zone de contingence qui a toujours connu des situations d’urgence sanitaire et humanitaire. On se souvient qu’en 1986 le village Bédobo dans le district santé de Ketté, défrayait la chronique avec la confirmation d’un cas de poliovirus sauvage. En 2014 dans l’aire de santé de Kétté, le district de santé éponyme enregistrait à nouveau deux autres cas confirmés de poliovirus. La présence des réfugiés centrafricains depuis plus d’une décennie, l’intensité du trafic sur les corridors Douala-Bangui, Douala-Ndjamena, Yaoundé-Sangmelima-Brazzaville, tous passant par l’Est, les effets des changements climatiques sur la nutrition et la santé des populations, les intoxications alimentaires récurrentes ces derniers temps dans les districts de santé de Doumé et Abong-Mbang, (et la liste est loin d’être exhaustive), sont autant d’indicateurs qui confirment le bien-fondé de l’activation d’un dispositif de régulation des interventions sanitaires dans cette région. Et c’est une aubaine pour les populations bénéficiaires. Vivement donc que les partenaires de la santé appuient cette belle et salutaire initiative.
Arthur Fidelis Metsampito Bamlatol















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