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ALIMENTATION

Insécurité alimentaire : La Croix-Rouge agit

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Dans l’Extrême-Nord, où les ménages restent exposés à la pauvreté et à une succession de chocs climatiques et sanitaires, la Croix-Rouge Camerounaise poursuit son assistance aux populations vulnérables.

Dans le département du Mayo-Danay, l’aide arrive dans des ménages où les ressources sont souvent limitées et les besoins nombreux. Au total, 900 familles affectées par l’insécurité alimentaire bénéficient d’une assistance financière directe de 114 000 FCFA par ménage. Cette enveloppe couvre les deuxième et troisième rounds d’assistance et constitue un soutien important pour des familles confrontées à des difficultés économiques persistantes.

L’opération s’inscrit dans le cadre de la réponse de la Croix-Rouge Camerounaise à la situation d’insécurité alimentaire qui affecte plusieurs populations de la région de l’Extrême-Nord. Elle marque également la dernière phase des distributions dans

trois départements. Le Mayo-Sava compte 900 ménages bénéficiaires, le Mayo-Tsanaga 1 200 et le Mayo-Danay 900, soit un total de 3 000 ménages accompagnés.

Dans une région régulièrement confrontée aux difficultés économiques, cette assistance intervient dans un contexte particulièrement fragile. L’Extrême-Nord figure parmi les régions du Cameroun les plus exposées à la pauvreté et aux effets des crises. Une grande partie des populations dépend encore de l’agriculture, de l’élevage, du petit commerce et d’autres activités dont les revenus restent fortement liés aux conditions climatiques.

Pour de nombreuses familles, la moindre perturbation peut rapidement déséquilibrer le budget du ménage. Une mauvaise campagne agricole, une baisse des revenus, une maladie ou une catastrophe naturelle peuvent réduire considérablement les capacités d’achat des familles.

La sécheresse constitue notamment une menace pour les activités agricoles et pastorales. L’insuffisance ou l’irrégularité des pluies peut compromettre les récoltes et réduire les réserves alimentaires. À l’inverse, les fortes pluies peuvent provoquer des inondations, détruire des cultures, endommager des habitations et perturber les activités économiques.

Le Mayo-Danay, en particulier, reste régulièrement confronté aux conséquences des inondations. Lorsque les eaux envahissent les zones d’habitation ou les espaces agricoles, les familles peuvent perdre une partie de leurs biens et de leurs moyens de subsistance. Pour les ménages disposant de faibles revenus, la reconstruction ou le remplacement des biens détruits représente une charge difficile à supporter.

À ces difficultés s’ajoutent les problèmes liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Les maladies hydriques, notamment le choléra, constituent une autre source de vulnérabilité pour les populations. Une maladie au sein d’un ménage peut entraîner des dépenses supplémentaires en soins de santé et réduire davantage les ressources disponibles pour l’alimentation.

Cette accumulation de chocs explique l’importance des interventions destinées à soutenir les familles les plus exposées. Lorsque les revenus sont insuffisants, l’aide financière permet notamment d’éviter que les ménages ne soient contraints de vendre leurs biens, de s’endetter ou de réduire fortement leurs dépenses essentielles.

L’assistance financière directe présente également l’avantage de donner aux ménages une certaine liberté dans l’utilisation des ressources reçues. Chaque famille peut ainsi déterminer ses priorités en fonction de sa situation.

Pour certains ménages, l’argent peut servir à acheter des denrées alimentaires. Pour d’autres, il peut contribuer à payer des soins de santé, à couvrir des dépenses scolaires, à acheter des intrants agricoles ou à renforcer une petite activité génératrice de revenus.

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Samuel Adjewa

Journaliste communicateur

Samuel Adjewa est journaliste-communicateur basé à l’Extrême-Nord du Cameroun. Il est correspondant régional du groupe Échos Santé dans cette partie du pays. Il est actuellement en Master 2 en communication des organisations à l’Université de Maroua. Il a collaboré avec plusieurs médias et ONG nationales et internationales, notamment dans la production de contenus radio et documentaires. Son travail s’intéresse particulièrement aux questions de santé, de développement local et de communication institutionnelle.

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