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Démangeaisons intenses, surtout nocturnes, petits boutons rouges et lésions liées au grattage sont autant de signes qui peuvent évoquer la gale. Il est important de connaître comment la prévenir et la traiter.
Il suffit parfois de voir un enfant couvert de petits boutons et se grattant de façon répétée pour entendre aussitôt : « C’est la saleté ». La gale est en effet souvent perçue comme une maladie liée au manque d’hygiène, au point d’en faire parfois un sujet de moquerie. Pourtant, elle peut toucher aussi bien les enfants que les adultes, y compris les personnes ayant une bonne hygiène.
Des démangeaisons qui ne doivent pas être banalisées
Se gratter intensément, particulièrement la nuit, peut être un signe de gale. Cette maladie est provoquée par un acarien microscopique appelé Sarcoptes scabiei, qui se loge dans les couches superficielles de la peau. Raphaël BOGNE, médecin, explique que le parasite creuse des tunnels dans l’épiderme pour y pondre ses œufs, déclenchant une réaction à l’origine des démangeaisons. Ces démangeaisons sont généralement plus importantes pendant la nuit. Elles peuvent s’accompagner de boutons ou de petits sillons caractéristiques sur la peau. Selon le médecin, les lésions peuvent notamment apparaître au niveau des mains, des poignets, des coudes, de l’abdomen ou encore des parties génitales. Aminatou Adda, dermatologue, précise pour sa part que les boutons peuvent être relativement durs et parfois contenir du liquide. Ils peuvent notamment se retrouver au niveau des fesses, entre les doigts, sur les bras ou au niveau des organes génitaux externes. Les signes peuvent cependant être discrets au début. Une personne peut avoir peu de boutons, voire presque aucun, malgré des démangeaisons importantes.
La gale ne signifie pas qu’on est sale
Contrairement à une idée encore répandue, la gale n’est pas nécessairement liée à un manque d’hygiène. Une personne qui se lave régulièrement peut également être atteinte. « Avoir de la gale ne veut pas forcément dire qu’on est sale », souligne Aminatou ADDA. La maladie se transmet principalement par un contact peau à peau proche et suffisamment prolongé avec une personne infestée. Dans certaines situations, la transmission peut également se faire par le linge, les serviettes ou les draps. La promiscuité, la vie en collectivité ou encore le partage du lit peuvent ainsi favoriser la propagation de l’infection. La dermatologue évoque également la « gale du sujet propre ». Chez certaines personnes ayant une hygiène correcte, les manifestations cutanées peuvent être très discrètes. Il peut y avoir très peu de boutons, ce qui rend parfois la maladie difficile à reconnaître et peut retarder le diagnostic. Lorsqu’une personne présente des
démangeaisons inexpliquées, particulièrement la nuit, et qu’une autre personne de son entourage se gratte également, Aminatou Adda recommande de penser à consulter.
Quelques astuces pour soulager, sans remplacer le traitement
Certaines solutions maison sont utilisées pour apaiser les démangeaisons. Elles ne permettent toutefois pas d’éliminer à elles seules l’acarien responsable de la gale et ne doivent donc pas remplacer le traitement médical recommandé. Parmi les astuces proposées par la page officielle Santé Naturelle pour tous, les éléments transmis sont l’aloe vera, dont le gel peut être appliqué sur la zone concernée après l’avoir nettoyée, puis laissé agir avant rinçage. Le vinaigre blanc dilué dans l’eau est également cité pour une application locale à l’aide d’un coton. Ces produits peuvent toutefois irriter certaines peaux, notamment lorsqu’elles sont déjà lésées par le grattage. Une infusion de romarin, préparée en faisant bouillir quelques branches dans de l’eau puis en la laissant refroidir, peut également être utilisée en application sur la peau avant rinçage. L’huile de neem est une autre solution traditionnellement utilisée. Elle peut être appliquée en petite quantité sur la zone concernée. Certains l’associent au curcuma pour préparer une pâte à appliquer localement. Le curcuma, connu notamment pour ses propriétés anti-inflammatoires, est également proposé sous forme de pâte mélangée avec un peu d’eau. Le poivre de Cayenne figure aussi parmi les astuces citées, mais avec une importante précaution : il peut provoquer des brûlures ou des irritations et doit être évité sur une peau sensible, irritée ou présentant des lésions. Ces solutions maison peuvent éventuellement contribuer à soulager l’inconfort, mais elles ne constituent pas le traitement de la gale. La prise en charge nécessite un médicament antiparasitaire adapté, prescrit ou recommandé par un professionnel de santé.
Traiter la personne, mais aussi penser à l’entourage
Selon Raphaël BOGNE, le diagnostic de la gale repose sur l’examen clinique par un professionnel de santé. Une analyse cutanée peut être réalisée lorsque cela est nécessaire. Il est important de ne pas conclure soi-même à une gale, car toutes les démangeaisons n’ont pas cette origine. Lorsque la maladie est confirmée, il affirme que le traitement peut prendre la forme de crèmes ou de lotions antiparasitaires appliquées sur le corps selon les indications du professionnel. Dans certaines situations, des comprimés peuvent également être prescrits. La prise en charge doit aussi tenir compte de l’environnement. Tous les vêtements, draps et serviettes utilisés doivent être lavés à haute température (60 °C minimum) pour éviter une réinfestation, martèle-t-il. Surtout, le traitement ne concerne pas toujours uniquement la personne qui présente les symptômes. Aminatou Adda souligne qu’il faut également prendre en compte les sujets contacts afin d’éviter qu’une personne infestée mais encore peu symptomatique ne retransmette la maladie. Sans prise en charge, les grattages répétés peuvent provoquer des plaies et favoriser des infections secondaires de la peau. Les démangeaisons persistantes peuvent également perturber fortement le sommeil et la qualité de vie.
Démangeaisons nocturnes, boutons discrets ou proches qui se grattent : autant de signes qui doivent pousser à consulter plutôt qu’à laisser la gale s’installer et se propager.
La gale : Comment la prévenir et la traiter ?
Démangeaisons intenses, surtout nocturnes, petits boutons rouges et lésions liées au grattage sont autant de signes qui peuvent évoquer la gale. Il est important de connaître comment la prévenir et la traiter.
Il suffit parfois de voir un enfant couvert de petits boutons et se grattant de façon répétée pour entendre aussitôt : « C’est la saleté ». La gale est en effet souvent perçue comme une maladie liée au manque d’hygiène, au point d’en faire parfois un sujet de moquerie. Pourtant, elle peut toucher aussi bien les enfants que les adultes, y compris les personnes ayant une bonne hygiène.
Des démangeaisons qui ne doivent pas être banalisées
Se gratter intensément, particulièrement la nuit, peut être un signe de gale. Cette maladie est provoquée par un acarien microscopique appelé Sarcoptes scabiei, qui se loge dans les couches superficielles de la peau. Raphaël BOGNE, médecin, explique que le parasite creuse des tunnels dans l’épiderme pour y pondre ses œufs, déclenchant une réaction à l’origine des démangeaisons. Ces démangeaisons sont généralement plus importantes pendant la nuit. Elles peuvent s’accompagner de boutons ou de petits sillons caractéristiques sur la peau. Selon le médecin, les lésions peuvent notamment apparaître au niveau des mains, des poignets, des coudes, de l’abdomen ou encore des parties génitales. Aminatou Adda, dermatologue, précise pour sa part que les boutons peuvent être relativement durs et parfois contenir du liquide. Ils peuvent notamment se retrouver au niveau des fesses, entre les doigts, sur les bras ou au niveau des organes génitaux externes. Les signes peuvent cependant être discrets au début. Une personne peut avoir peu de boutons, voire presque aucun, malgré des démangeaisons importantes.
La gale ne signifie pas qu’on est sale
Contrairement à une idée encore répandue, la gale n’est pas nécessairement liée à un manque d’hygiène. Une personne qui se lave régulièrement peut également être atteinte. « Avoir de la gale ne veut pas forcément dire qu’on est sale », souligne Aminatou ADDA. La maladie se transmet principalement par un contact peau à peau proche et suffisamment prolongé avec une personne infestée. Dans certaines situations, la transmission peut également se faire par le linge, les serviettes ou les draps. La promiscuité, la vie en collectivité ou encore le partage du lit peuvent ainsi favoriser la propagation de l’infection. La dermatologue évoque également la « gale du sujet propre ». Chez certaines personnes ayant une hygiène correcte, les manifestations cutanées peuvent être très discrètes. Il peut y avoir très peu de boutons, ce qui rend parfois la maladie difficile à reconnaître et peut retarder le diagnostic. Lorsqu’une personne présente des
démangeaisons inexpliquées, particulièrement la nuit, et qu’une autre personne de son entourage se gratte également, Aminatou Adda recommande de penser à consulter.
Quelques astuces pour soulager, sans remplacer le traitement
Certaines solutions maison sont utilisées pour apaiser les démangeaisons. Elles ne permettent toutefois pas d’éliminer à elles seules l’acarien responsable de la gale et ne doivent donc pas remplacer le traitement médical recommandé. Parmi les astuces proposées par la page officielle Santé Naturelle pour tous, les éléments transmis sont l’aloe vera, dont le gel peut être appliqué sur la zone concernée après l’avoir nettoyée, puis laissé agir avant rinçage. Le vinaigre blanc dilué dans l’eau est également cité pour une application locale à l’aide d’un coton. Ces produits peuvent toutefois irriter certaines peaux, notamment lorsqu’elles sont déjà lésées par le grattage. Une infusion de romarin, préparée en faisant bouillir quelques branches dans de l’eau puis en la laissant refroidir, peut également être utilisée en application sur la peau avant rinçage. L’huile de neem est une autre solution traditionnellement utilisée. Elle peut être appliquée en petite quantité sur la zone concernée. Certains l’associent au curcuma pour préparer une pâte à appliquer localement. Le curcuma, connu notamment pour ses propriétés anti-inflammatoires, est également proposé sous forme de pâte mélangée avec un peu d’eau. Le poivre de Cayenne figure aussi parmi les astuces citées, mais avec une importante précaution : il peut provoquer des brûlures ou des irritations et doit être évité sur une peau sensible, irritée ou présentant des lésions. Ces solutions maison peuvent éventuellement contribuer à soulager l’inconfort, mais elles ne constituent pas le traitement de la gale. La prise en charge nécessite un médicament antiparasitaire adapté, prescrit ou recommandé par un professionnel de santé.
Traiter la personne, mais aussi penser à l’entourage
Selon Raphaël BOGNE, le diagnostic de la gale repose sur l’examen clinique par un professionnel de santé. Une analyse cutanée peut être réalisée lorsque cela est nécessaire. Il est important de ne pas conclure soi-même à une gale, car toutes les démangeaisons n’ont pas cette origine. Lorsque la maladie est confirmée, il affirme que le traitement peut prendre la forme de crèmes ou de lotions antiparasitaires appliquées sur le corps selon les indications du professionnel. Dans certaines situations, des comprimés peuvent également être prescrits. La prise en charge doit aussi tenir compte de l’environnement. Tous les vêtements, draps et serviettes utilisés doivent être lavés à haute température (60 °C minimum) pour éviter une réinfestation, martèle-t-il. Surtout, le traitement ne concerne pas toujours uniquement la personne qui présente les symptômes. Aminatou Adda souligne qu’il faut également prendre en compte les sujets contacts afin d’éviter qu’une personne infestée mais encore peu symptomatique ne retransmette la maladie. Sans prise en charge, les grattages répétés peuvent provoquer des plaies et favoriser des infections secondaires de la peau. Les démangeaisons persistantes peuvent également perturber fortement le sommeil et la qualité de vie.
Démangeaisons nocturnes, boutons discrets ou proches qui se grattent : autant de signes qui doivent pousser à consulter plutôt qu’à laisser la gale s’installer et se propager.
Marie Chantale FAIDA
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